Le Naïf dans le Monde

21 février 2021

Pataugeages sublimes Nouvel Épisode Autisme et sottises de la loi climat

 

L'habituelle piqure de rappel : la France est un témoin du réchauffement climatique, certainement une victime mais en aucun cas un acteur. 

Toutes les émissions et les commentaires assortis devraient toutes commencer par ce rappel.

La sottise originelle, un vrai pécher, conçue en un temps qui parait déjà lointain fut pour le Benêt à la cervelle de moineau d'organiser une convention citoyenne sur le climat (CCC) composée de 150 quidams choisis au hasard en contrepoint de l'augmentation du prix du diesel, écotaxe doublement TVAtiser, cause et début de la crise sociale des gilets jaunes. Dés pipés, les demandes sont nombreuses et les choisisseurs tendance verte, donc la convention est vert pâle. Le Benêt qui ne ne voit pas plus loin que le bout de son nez promet qu'il appliquera les recommandations de la dite commission. Il raffole de ce genre de sottises.

Le piège est armé et les mâchoires ouvertes.

En premier lieu il fallait bien, sottise sublime, reprendre et recoller tous ces morceaux d'opinions non-encore sublimés pour en faire un Loi qui mène la vie des lois ineptes entre les mains diligentes de la Pompili version moineau sans tête jusqu'au Conseil des Ministres en février et débats auxquels le Sénat refuse de participer au moins en apparence. Les participants à la Commission et les écolos dont l'inoxydable Duflot crient à l'émasculation de leur projet. As usual la Chouette à la triste figure a ajouté une contribution dont je fait grâce au lecteur. Ils manifestent et sont verbalisés mais enfin après ce beaucoup de bruit pour rien à mi-mars 2021 retour à l'assemblée par l'examen en commission de lois du fameux projet édulcoré. 

As usual la Chouette à la triste figure a ajouté une contribution dont je fait grâce au lecteur

La maladie qui nous afflige occupe le Benêt pour une partie importante de ses efforts d'abord comme porte parole des experts épidémiologistes et médecins de tout poil puis dans un sursaut déconfinatoire en chef de guerre du quoi qu'il en coûte.

Entre un confinement et un couvre feu ressurgit un des morceaux de la promesse que ces carnets a évoqué et a sans doute été recollé dans la pantalonnade de la Pompili. Pataugeage sublime, Le référendum

Parmi les commentaires instructifs j'ai retenus deux commentaires l'un sur les conséquences du plan climat et en particulier sur la réduction des émissions de GES et l'autre concernant l'Écocide.

Par paresse et en reconnaissance de leur qualité je les joins comme suit.

Le premier.

Logement, transports, consommation : les mesures du plan climat touchent tous les pans de la vie quotidienne

 Anne-Laure FrémontOlivia DétroyatEmmanuel EgloffValérie ColletJean-Yves Guérin et Marie Bartnik 10/02/2021

Les 150 citoyens de la Convention climat avaient un objectif clair : trouver comment réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030. Le gouvernement assure que les 69 articles du projet de loi climat qui résulte de cette concertation citoyenne permettraient de « sécuriser » entre la moitié et les deux tiers de ces réductions. Mais le texte est loin de faire l'unanimité. Trop contraignant pour les uns, surtout dans le contexte économique actuel très difficile, il est au contraire jugé très insuffisant par les autres. Le débat autour de la notion d'écocide illustre bien ce clivage (lire ci-contre). Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) évoque quant à lui des mesures « pertinentes mais souvent limitées, souvent différées, souvent soumises à des conditions telles, qu'on doute de les voir mises en œuvre à terme rapproché ». Petit tour d'horizon des mesures les plus emblématiques du texte.

Création d'un « CO2 Score »

L'article 1er du projet de loi ne sera pas le plus immédiat. Il s'agit d'instaurer cinq ans au plus tard après la publication de la loi une sorte de« Nutri Score »pour le climat, destiné à informer le consommateur sur l'empreinte carbone des produits et services qu'il achète. Le texte prévoit de rendre cet affichage obligatoire sur de multiples produits et services, dont la liste reste à préciser au rythme des retours d'expérimentations. Cet article prolonge d'une certaine façon une mesure de la loi sur l'économie circulaire adoptée il y a un an, qui prévoyait déjà de tester un affichage environnemental au sens large, notamment dans l'habillement. Destiné à induire un « changement de mentalité » selon le ministère de la Transition écologique, son impact sera difficilement quantifiable. Il est contesté dans les milieux agricoles, car il favoriserait un système d'élevage intensif et industriel. En cas d'inclusion des produits alimentaires dans cette notation, ce score CO2 ne prendrait pas non plus en compte le volet nutritionnel pourtant crucial. Le texte prévoit aussi d'étendre aux restaurants d'entreprises d'ici à 2025, l'obligation pour les cantines de proposer au moins 20 % de produits bio.

Fin de la location des passoires thermiques en 2028

La lutte contre les « passoires thermiques », ces logements tellement mal isolés qu'on chauffe autant l'extérieur que l'intérieur, est une priorité du plan. Le secteur du bâtiment représente en effet un cinquième des émissions nationales. Les bailleurs seront les premiers visés. L'article 41 vise à interdire la location de ce type de logement – on en compte 4,8 millions, soit 17 % du parc - à partir de 2028. Des étapes intermédiaires ont été fixées. À partir de 2023, les pires « passoires thermiques », soit 90 000 logements, seront interdits à la location. Puis, en 2025, ce sera au tour des logements de catégorie G en termes de diagnostic thermique. Et, en 2028, la catégorie F. La Convention citoyenne proposait également de s'attaquer aux propriétaires, avec amende à la clé. Le gouvernement ne s'est pas engagé – encore – sur cette voie. Il cherche à ne pas ­pénaliser ces ménages souvent modestes. Une mission a été chargée de trouver une solution pour que le reste à charge soit égal à zéro, car le but est bien de favoriser la réalisation de travaux pour faire sortir le logement de cette catégorie. MaPrimRénov', mise en place début 2020, doit y aider. Un budget de 2 milliards d'euros doit permettre de rénover 500 000 logements d'ici à fin 2021.

Réduction des véhicules trop polluants

Les transports restent le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre en France (30 % des émissions). Pourtant l'article 25 présenté en Conseil des ministres a été allégé: il stipule que « l'action des pouvoirs publics tend à ce que, d'ici le 1er janvier 2030, les voitures émettant moins de 95 gCO2/km (…) représentent au minimum 95 % des ventes de voitures particulières neuves». Pour rappel, la Commission européenne a déjà fixé un seuil d'émissions aux constructeurs automobiles: en 2020 et 2021, ils doivent atteindre une moyenne de 95 grammes de C0par km pour les nouveaux véhicules vendus. Ce niveau devra baisser encore de 15 % en 2025 et de 37,5 % en 2030 sous peine d'amendes lourdes. En outre, la loi LOM de 2019 prévoit la fin de la vente des voitures à énergies fossiles d'ici à 2040.

Zones à faibles émissions dans les grandes villes

La France avait été épinglée en octobre 2019 par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) pour des taux de concentration de dioxyde d'azote dans l'air supérieurs, depuis 2010, aux seuils ­autorisés. Douze agglomérations avaient été montrées du doigt. La Commission européenne avait ensuite mis en demeure le gouvernement français pour qu'il prenne « toutes les mesures nécessaires ». La loi climat n'est que la réponse à ces injonctions répétées: l'article 27 rend obligatoire la mise en place de « zones à faibles émissions mobilités » pour les 45 agglomérations de plus de 150 000 habitants d'ici au 31 décembre 2024. Les voitures les plus polluantes pourront y être interdites dès 2023 en cas de mauvaise qualité de l'air.

Interdiction des vols aériens sur des trajets assurés par train direct en moins de 2 h 30

Il s'agit d'une version allégée de la proposition des 150 qui souhaitaient étendre cette mesure aux trajets de moins de 4h. Elle concernerait donc une liaison Bordeaux-Orly, mais pas Marseille-Orly. Outre Bordeaux-Orly, deux autres vols exploités par Air France vont disparaître: Nantes-Orly et Lyon-Orly. Dans les faits, ces trois lignes ont été suspendues depuis le premier confinement en mars 2020 et n'ont jamais été rouvertes. Pour la compagnie tricolore, cette interdiction n'aura pas beaucoup d'incidences négatives. « Quand un TGV met trois heures pour assurer une liaison que nous exploitons, la SNCF prend 70 % du marché, explique-t-on chez Air France. Lorsqu'il s'agit d'une liaison de moins de deux heures, le ferroviaire absorbe 90 % du marché.» L'article 36 prévoit des aménagements pour les trajets avec correspondance. Il y aura donc toujours des Bordeaux-Roissy, Lyon-Roissy et Nantes-Roissy, car c'est à partir de l'aéroport Charles de Gaulle qu'Air France opère la plupart de ses vols internationaux. De même, le Marseille-Lyon sera conservé, car l'aéroport Saint-Exupéry est un hub d'Air France pour les vols domestiques. L'idée est aussi de faciliter les transitions train-avion dans les aéroports. Par exemple, le client qui réserve un Bordeaux-Fort de France sur le site d'Air France se verra proposer une liaison par le train Bordeaux-Paris avec un acheminement vers Orly pour prendre l'avion. Par ailleurs, les émissions de gaz à effet de serre sur tous les vols intérieurs devront progressivement être compensées à 100 % d'ici à 2024.

Division par deux de l'artificialisation des sols

La bétonisation des sols avale l'équivalent d'un département comme la Drôme tous les dix ans, avec plusieurs effets comme la dégradation des écosystèmes. L'idée est donc de diviser par deux le rythme d'artificialisation d'ici à 2030 par rapport à la précédente décennie. L'article 52 prévoit l'interdiction de créer de nouveaux centres commerciaux entraînant une ­artificialisation des sols, avec toutefois des dérogations possibles pour des surfaces inférieures à 10 000 mètres carrés sous conditions. Peu de nouveaux centres commerciaux se construisent désormais, mais les professionnels tiennent à pouvoir rénover et donc agrandir les centres existants. C'est souvent l'extension d'un centre qui permet d'en financer la rénovation. « À court terme, l'impact de la mesure sera faible, car la plupart des projets sont à l'arrêt en raison de la crise sanitaire. Mais cette interdiction est édictée ad vitam aeternam, et 10.000 m2, on les atteint vite », se désole Gontran Thuring, délégué général de la fédération du secteur. À l'inverse, les entrepôts d'e-commerce tels que ceux d'Amazon, ne seront finalement pas concernés par la mesure. De quoi agacer à peu près tout le monde 

Puis celui sur l'écocide, entretien entre Charles Sapin et Olivier Babeau le 10 février 2021

Olivier Babeau: «Avec le délit d’écocide, nous mettons un boulet au pied de notre économie»

 La reconnaissance, par le législateur, de la notion d’«écocide» ne marque-t-elle pas la victoire sémantique d’une vision punitive de l’écologie?

Olivier BABEAU.- C’est un important pas en ce sens, sur le plan pratique comme sur le plan symbolique. Les sanctions liées aux atteintes à l’environnement existaient déjà, elles sont ici alourdies et rendues plus incertaines. Si le texte de loi limite la portée de l’écocide en le conditionnant à l’intentionnalité, le concept de «dégât grave» ouvre à bien des interprétations dont il est difficile de prévoir les limites. La création de ce délit démontre de plus une volonté symbolique manifeste. Le terme même d’«écocide» apparente les atteintes à l’environnement aux crimes de sang. Tels les infanticides ou les parricides. Cela a un poids et une importance au moins comparables à la bataille en faveur d’une inscription dans la Constitution que «l’État garantit la préservation de l’environnement».

À vous entendre, ce délit d’écocide n’aura aucune conséquence sur la préservation de l’environnement?

Mon impression est qu’il n’apportera pas grand-chose, dans la mesure où des sanctions contre les pollueurs existaient déjà. Il n’est pas certain que ce renforcement des sanctions ait un réel effet dissuasif. En revanche, il est lourd de conséquences négatives potentielles. Tout dépend de l’interprétation qu’en feront les juges. C’est là où se nichent tous les risques. Avec ce délit d’écocide, on voudrait donner l’illusion de la simplicité et de l’évidence à quelque chose qui ne l’est pas. Quelles seront les caractéristiques précises de l’atteinte à l’environnement que nous voulons sanctionner? Lorsque nous avons massivement déboisé la France pour étendre les terres agricoles et cultiver davantage, était-ce un écocide? Nous pourrions même nous amuser en nous demandant si les éoliennes ne relèvent finalement pas de l’écocide, vu leur faible apport en électricité par rapport aux atteintes variées qu’elles portent à l’environnement. De la même façon, pourquoi la fermeture de centrales nucléaires contraignant à la réouverture d’usines à charbon, ne serait pas un écocide? Il faut préserver l’environnement. Mais il faut aussi produire, construire car les populations ont des attentes fortes… N’oublions pas que les « gilets jaunes » n’ont pas manifesté sur les ronds points contre le CO2

À l’heure où l’État se fixe pour objectif de réindustrialiser» le pays, n’y a-t-il pas une forme de contradiction?

C’est toute la question de l’articulation de cette vision de l’écologie en silos, avec d’autres impératifs. Notamment, les deux piliers que sont l’économie et le social. Il faut préserver l’environnement. Mais il faut aussi produire, construire car les populations ont des attentes fortes… N’oublions pas que les «gilets jaunes» n’ont pas manifesté sur les ronds points contre le CO2. Mais pour leur pouvoir d’achat. C’est quelque chose qui n’a pas été pensé ou même pris en compte par la Convention citoyenne qui relève, malheureusement, davantage du groupe de pression qu’autre chose. À travers ce texte de loi, c’est une vision décroissante de l’économie qui est portée. Alors que nous aurions besoin de comprendre que la vraie écologie, celle qui permet de décarboner efficacement par exemple, a besoin de la prospérité, car elle ne peut passer que par l’innovation et l’investissement. Il faut se méfier des indicateurs créés par des officines ad hoc qui cherchent à influencer nos représentations. La France représente 0,9 % des émissions à effet de serre dans le monde. Elles ont baissé de 12 % depuis 1990 dans notre pays. Il faut sortir de cette idée que la France est peu vertueuse alors que nous avons la chance, grâce au nucléaire, d’avoir une énergie décarbonée. Personne, chez les écologistes ou au sein de la Convention citoyenne, ne soulève ce point.

Comment, selon vous, les entreprises vont-elles réagir à ce texte? Certaines devront-elles provisionner ce risque de condamnation pour «écocide»?

Les entreprises arbitrent évidemment en fonction des risques. Elles sont dans un monde qui ne manque pas d’incertitude ou de concurrence. Certains secteurs, l’automobile notamment, doivent faire face à un changement de l’intégralité de leur modèle. En ajoutant ce risque, elles chercheront à se couvrir quitte à créer des phénomènes d’attente ou de désinvestissement. Cela revient à mettre un boulet au pied de notre activité économique. Nous risquons de tuer certaines de nos entreprises et les emplois qui vont avec. Tout en important des produits de l’étranger qui, eux, ne sont pas produits dans les mêmes conditions et avec les mêmes contraintes. Nous en sortirons peut-être les plus vertueux, mais terriblement affaiblis.

 Babeau a tout dit et mieux que le naïf ne l'aurait fait et chose rarissime il rappelle que la France n'est pas un acteur du réchauffement climatique.

 15 février 2021

 

 

 

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Que fait Margrethe

Quand Engie cède à Véolia sa part de Suez Le Maire chevalier des refus inexplicables n'a pas voulu s'y opposer fermement même si en fonction des statuts de ces belles dames il en était empêché.

Depuis ce moment Véolia fort(e) de cette acquisition met toute son énergie à racheter tout le paquet et Suez refuse avec la même énergie.

On cause puis on on ne cause plus. Suez fait intervenir les syndicats qui ne sont évidemment pas favorables car qui dit mise commun dit recherche des avantages et il est clair que les promesses de maintien du personnel sont des engagements qui n'engagent que ceux en faveur de qui ils furent faits.

Puis vient menée par Véolia la guerre des OPA amicale puis hostile. Là aussi je n'ai pas creusé pour garder à ce carnet la forme d'une brève.

On y mêle justice administrative et Autorité des Marchés Financiers, AMF, et cour d'appel et in fine Veolia serait autorisé(e) à mener son OPA. Le feuilleton a commencé début septembre 2020.

Le Maire sort de sa torpeur, intervient mais un peu tard et après une proposition de médiation décide à son tour de saisir l'AMF ce qui lance un nouveau tour de piste. 

Après ce rappel se pose une vraie question : Quelle explication donner au silence de la très active et pointilleuse justicière de la commission européenne Margrethe Vestager ? On l'a vue très active sur d'autres sujets français et elle met beaucoup d'énergie à esquinter EDF après avoir fait échouer le rapprochement Alstom-Siemens dans le ferroviaire.

Pourtant il s'agit bien d'un cas où on assiste à la création d'un monopole de l'eau en France.

Peut être Le Maire le tardif serait-il bien inspiré de rechercher l'avis de la casseuse de monopole ?

Avis de Naïf

 Note: dans le climat actuel je n'ai pas osé donner un genre à Véolia, on ne sait jamais.

 14 février 2021      

Une semaine plus tard la saga continue et Margrethe consultée par Suez dès le 16 octobre de l'année dernière (mea culpa) annonce que la Commission Européenne rejette la demande celle-ci, de vouloir  faire sanctionner par Bruxelles le rachat de 29,9% de son capital par Veolia pour violation du règlement des concentrations en ajoutant cependant une disposition prévoyant que l'acquéreur n'exerce pas les droits de vote attachés aux participations concernées, sauf dérogation particulières octroyée par Bruxelles.

Le Maire de son côté veut saisir l'AMF dès le 8 février. Le fit-il ?

Le Naïf trouve incompréhensible que Margrethe accepte la création de ce qui deviendra le monopole de Véolia après dépeçage de Suez en expulsant les résidus inintéressants par filiales ad hoc.

L'intérêt du Naïf faiblit et la saga s'enlise. Cette suite est aussi une fin.

21 février 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 février 2021

Pataugeages sublimes Autisme et sottises de la loi climat

Pataugeages sublimes   Nouvel Épisode  Autisme et sottises de la loi climat

L'habituelle piqure de rappel : la France est un témoin du réchauffement climatique, certainement une victime mais en aucun cas un acteur. Toutes les émissions et les commentaires assortis devraient toutes commencer par ce rappel.

La sottise originelle, un vrai pécher, conçue en un temps qui parait déjà lointain fut pour le Benêt à la cervelle de moineau d'organiser une convention citoyenne sur le climat (CCC) composée de 150 quidams choisis au hasard en contrepoint de l'augmentation du prix du diesel, écotaxe doublement TVAtiser, cause et début de la crise sociale des gilets jaunes. Dés pipés, les demandes sont nombreuses et les choisisseurs tendance verte, donc la convention est vert pâle. Le Benêt qui ne ne voit pas plus loin que le bout de son nez promet qu'il appliquera les recommandations de la dite commission. Il raffole de ce genre de sottises.

Le piège est armé et les mâchoires ouvertes.

En premier lieu il fallait bien, sottise sublime, reprendre et recoller tous ces morceaux d'opinions non-encore sublimés pour en faire un Loi qui mène la vie des lois ineptes entre les mains diligentes de la Pompili version moineau sans tête jusqu'au Conseil des Ministres en février et débats auxquels le Sénat refuse de participer au moins en apparence. Les participants à la Commission et les écolos dont l'inoxydable Duflot crient à l'émasculation de leur projet. As usual la Chouette à la triste figure a ajouté une contribution dont je fait grâce au lecteur. Ils manifestent et sont verbalisés mais enfin après ce beaucoup de bruit pour rien à mi-mars 2021 retour à l'assemblée par l'examen en commission de lois du fameux projet édulcoré.       As usual la Chouette à la triste figure a ajouté une contribution dont je fait grâce au lecteur 

La maladie qui nous afflige occupe le Benêt pour une partie importante de ses efforts d'abord comme porte parole des experts épidémiologistes et médecins de tout poil puis dans un sursaut déconfinatoire en chef de guerre du quoi qu'il en coûte.    Entre un confinement et un couvre feu ressurgit un des morceaux de la promesse que ces carnets a évoqué et a sans doute été recollé dans la pantalonnade de la Pompili. Pataugeage sublime, Le référendum

Parmi les commentaires instructifs j'ai retenus deux commentaires l'un sur les conséquences du plan climat et en particulier sur la réduction des émissions de GES et l'autre concernant l'Écocide.

Par paresse et en reconnaissance de leur qualité je les joins comme suit. 

Le premier.

Logement, transports, consommation : les mesures du plan climat touchent tous les pans de la vie quotidienne

 Anne-Laure FrémontOlivia DétroyatEmmanuel EgloffValérie ColletJean-Yves Guérin et Marie Bartnik 10/02/2021

Les 150 citoyens de la Convention climat avaient un objectif clair : trouver comment réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030. Le gouvernement assure que les 69 articles du projet de loi climat qui résulte de cette concertation citoyenne permettraient de « sécuriser » entre la moitié et les deux tiers de ces réductions. Mais le texte est loin de faire l'unanimité. Trop contraignant pour les uns, surtout dans le contexte économique actuel très difficile, il est au contraire jugé très insuffisant par les autres. Le débat autour de la notion d'écocide illustre bien ce clivage (lire ci-contre). Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) évoque quant à lui des mesures « pertinentes mais souvent limitées, souvent différées, souvent soumises à des conditions telles, qu'on doute de les voir mises en œuvre à terme rapproché ». Petit tour d'horizon des mesures les plus emblématiques du texte.

Création d'un « CO2 Score »

L'article 1er du projet de loi ne sera pas le plus immédiat. Il s'agit d'instaurer cinq ans au plus tard après la publication de la loi une sorte de« Nutri Score »pour le climat, destiné à informer le consommateur sur l'empreinte carbone des produits et services qu'il achète. Le texte prévoit de rendre cet affichage obligatoire sur de multiples produits et services, dont la liste reste à préciser au rythme des retours d'expérimentations. Cet article prolonge d'une certaine façon une mesure de la loi sur l'économie circulaire adoptée il y a un an, qui prévoyait déjà de tester un affichage environnemental au sens large, notamment dans l'habillement. Destiné à induire un « changement de mentalité » selon le ministère de la Transition écologique, son impact sera difficilement quantifiable. Il est contesté dans les milieux agricoles, car il favoriserait un système d'élevage intensif et industriel. En cas d'inclusion des produits alimentaires dans cette notation, ce score CO2 ne prendrait pas non plus en compte le volet nutritionnel pourtant crucial. Le texte prévoit aussi d'étendre aux restaurants d'entreprises d'ici à 2025, l'obligation pour les cantines de proposer au moins 20 % de produits bio.

Fin de la location des passoires thermiques en 2028

La lutte contre les « passoires thermiques », ces logements tellement mal isolés qu'on chauffe autant l'extérieur que l'intérieur, est une priorité du plan. Le secteur du bâtiment représente en effet un cinquième des émissions nationales. Les bailleurs seront les premiers visés. L'article 41 vise à interdire la location de ce type de logement – on en compte 4,8 millions, soit 17 % du parc - à partir de 2028. Des étapes intermédiaires ont été fixées. À partir de 2023, les pires « passoires thermiques », soit 90 000 logements, seront interdits à la location. Puis, en 2025, ce sera au tour des logements de catégorie G en termes de diagnostic thermique. Et, en 2028, la catégorie F. La Convention citoyenne proposait également de s'attaquer aux propriétaires, avec amende à la clé. Le gouvernement ne s'est pas engagé – encore – sur cette voie. Il cherche à ne pas ­pénaliser ces ménages souvent modestes. Une mission a été chargée de trouver une solution pour que le reste à charge soit égal à zéro, car le but est bien de favoriser la réalisation de travaux pour faire sortir le logement de cette catégorie. MaPrimRénov', mise en place début 2020, doit y aider. Un budget de 2 milliards d'euros doit permettre de rénover 500 000 logements d'ici à fin 2021.

Réduction des véhicules trop polluants

Les transports restent le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre en France (30 % des émissions). Pourtant l'article 25 présenté en Conseil des ministres a été allégé: il stipule que « l'action des pouvoirs publics tend à ce que, d'ici le 1er janvier 2030, les voitures émettant moins de 95 gCO2/km (…) représentent au minimum 95 % des ventes de voitures particulières neuves». Pour rappel, la Commission européenne a déjà fixé un seuil d'émissions aux constructeurs automobiles: en 2020 et 2021, ils doivent atteindre une moyenne de 95 grammes de C0par km pour les nouveaux véhicules vendus. Ce niveau devra baisser encore de 15 % en 2025 et de 37,5 % en 2030 sous peine d'amendes lourdes. En outre, la loi LOM de 2019 prévoit la fin de la vente des voitures à énergies fossiles d'ici à 2040.

Zones à faibles émissions dans les grandes villes

La France avait été épinglée en octobre 2019 par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) pour des taux de concentration de dioxyde d'azote dans l'air supérieurs, depuis 2010, aux seuils ­autorisés. Douze agglomérations avaient été montrées du doigt. La Commission européenne avait ensuite mis en demeure le gouvernement français pour qu'il prenne « toutes les mesures nécessaires ». La loi climat n'est que la réponse à ces injonctions répétées: l'article 27 rend obligatoire la mise en place de « zones à faibles émissions mobilités » pour les 45 agglomérations de plus de 150 000 habitants d'ici au 31 décembre 2024. Les voitures les plus polluantes pourront y être interdites dès 2023 en cas de mauvaise qualité de l'air.

Interdiction des vols aériens sur des trajets assurés par train direct en moins de 2 h 30

Il s'agit d'une version allégée de la proposition des 150 qui souhaitaient étendre cette mesure aux trajets de moins de 4h. Elle concernerait donc une liaison Bordeaux-Orly, mais pas Marseille-Orly. Outre Bordeaux-Orly, deux autres vols exploités par Air France vont disparaître: Nantes-Orly et Lyon-Orly. Dans les faits, ces trois lignes ont été suspendues depuis le premier confinement en mars 2020 et n'ont jamais été rouvertes. Pour la compagnie tricolore, cette interdiction n'aura pas beaucoup d'incidences négatives. « Quand un TGV met trois heures pour assurer une liaison que nous exploitons, la SNCF prend 70 % du marché, explique-t-on chez Air France. Lorsqu'il s'agit d'une liaison de moins de deux heures, le ferroviaire absorbe 90 % du marché.» L'article 36 prévoit des aménagements pour les trajets avec correspondance. Il y aura donc toujours des Bordeaux-Roissy, Lyon-Roissy et Nantes-Roissy, car c'est à partir de l'aéroport Charles de Gaulle qu'Air France opère la plupart de ses vols internationaux. De même, le Marseille-Lyon sera conservé, car l'aéroport Saint-Exupéry est un hub d'Air France pour les vols domestiques. L'idée est aussi de faciliter les transitions train-avion dans les aéroports. Par exemple, le client qui réserve un Bordeaux-Fort de France sur le site d'Air France se verra proposer une liaison par le train Bordeaux-Paris avec un acheminement vers Orly pour prendre l'avion. Par ailleurs, les émissions de gaz à effet de serre sur tous les vols intérieurs devront progressivement être compensées à 100 % d'ici à 2024.

Division par deux de l'artificialisation des sols

La bétonisation des sols avale l'équivalent d'un département comme la Drôme tous les dix ans, avec plusieurs effets comme la dégradation des écosystèmes. L'idée est donc de diviser par deux le rythme d'artificialisation d'ici à 2030 par rapport à la précédente décennie. L'article 52 prévoit l'interdiction de créer de nouveaux centres commerciaux entraînant une ­artificialisation des sols, avec toutefois des dérogations possibles pour des surfaces inférieures à 10 000 mètres carrés sous conditions. Peu de nouveaux centres commerciaux se construisent désormais, mais les professionnels tiennent à pouvoir rénover et donc agrandir les centres existants. C'est souvent l'extension d'un centre qui permet d'en financer la rénovation. « À court terme, l'impact de la mesure sera faible, car la plupart des projets sont à l'arrêt en raison de la crise sanitaire. Mais cette interdiction est édictée ad vitam aeternam, et 10.000 m2, on les atteint vite », se désole Gontran Thuring, délégué général de la fédération du secteur. À l'inverse, les entrepôts d'e-commerce tels que ceux d'Amazon, ne seront finalement pas concernés par la mesure. De quoi agacer à peu près tout le monde

Puis celui sur l'écocide, entretien entre Charles Sapin et Olivier Babeau le 10 février 2021 

Olivier Babeau: «Avec le délit d’écocide, nous mettons un boulet au pied de notre économie»

 La reconnaissance, par le législateur, de la notion d’«écocide» ne marque-t-elle pas la victoire sémantique d’une vision punitive de l’écologie?

Olivier BABEAU.- C’est un important pas en ce sens, sur le plan pratique comme sur le plan symbolique. Les sanctions liées aux atteintes à l’environnement existaient déjà, elles sont ici alourdies et rendues plus incertaines. Si le texte de loi limite la portée de l’écocide en le conditionnant à l’intentionnalité, le concept de «dégât grave» ouvre à bien des interprétations dont il est difficile de prévoir les limites. La création de ce délit démontre de plus une volonté symbolique manifeste. Le terme même d’«écocide» apparente les atteintes à l’environnement aux crimes de sang. Tels les infanticides ou les parricides. Cela a un poids et une importance au moins comparables à la bataille en faveur d’une inscription dans la Constitution que «l’État garantit la préservation de l’environnement».

À vous entendre, ce délit d’écocide n’aura aucune conséquence sur la préservation de l’environnement?

Mon impression est qu’il n’apportera pas grand-chose, dans la mesure où des sanctions contre les pollueurs existaient déjà. Il n’est pas certain que ce renforcement des sanctions ait un réel effet dissuasif. En revanche, il est lourd de conséquences négatives potentielles. Tout dépend de l’interprétation qu’en feront les juges. C’est là où se nichent tous les risques. Avec ce délit d’écocide, on voudrait donner l’illusion de la simplicité et de l’évidence à quelque chose qui ne l’est pas. Quelles seront les caractéristiques précises de l’atteinte à l’environnement que nous voulons sanctionner? Lorsque nous avons massivement déboisé la France pour étendre les terres agricoles et cultiver davantage, était-ce un écocide? Nous pourrions même nous amuser en nous demandant si les éoliennes ne relèvent finalement pas de l’écocide, vu leur faible apport en électricité par rapport aux atteintes variées qu’elles portent à l’environnement. De la même façon, pourquoi la fermeture de centrales nucléaires contraignant à la réouverture d’usines à charbon, ne serait pas un écocide? Il faut préserver l’environnement. Mais il faut aussi produire, construire car les populations ont des attentes fortes… N’oublions pas que les « gilets jaunes » n’ont pas manifesté sur les ronds points contre le CO2

À l’heure où l’État se fixe pour objectif de réindustrialiser» le pays, n’y a-t-il pas une forme de contradiction?

C’est toute la question de l’articulation de cette vision de l’écologie en silos, avec d’autres impératifs. Notamment, les deux piliers que sont l’économie et le social. Il faut préserver l’environnement. Mais il faut aussi produire, construire car les populations ont des attentes fortes… N’oublions pas que les «gilets jaunes» n’ont pas manifesté sur les ronds points contre le CO2. Mais pour leur pouvoir d’achat. C’est quelque chose qui n’a pas été pensé ou même pris en compte par la Convention citoyenne qui relève, malheureusement, davantage du groupe de pression qu’autre chose. À travers ce texte de loi, c’est une vision décroissante de l’économie qui est portée. Alors que nous aurions besoin de comprendre que la vraie écologie, celle qui permet de décarboner efficacement par exemple, a besoin de la prospérité, car elle ne peut passer que par l’innovation et l’investissement. Il faut se méfier des indicateurs créés par des officines ad hoc qui cherchent à influencer nos représentations. La France représente 0,9 % des émissions à effet de serre dans le monde. Elles ont baissé de 12 % depuis 1990 dans notre pays. Il faut sortir de cette idée que la France est peu vertueuse alors que nous avons la chance, grâce au nucléaire, d’avoir une énergie décarbonée. Personne, chez les écologistes ou au sein de la Convention citoyenne, ne soulève ce point.

Comment, selon vous, les entreprises vont-elles réagir à ce texte? Certaines devront-elles provisionner ce risque de condamnation pour «écocide»?

Les entreprises arbitrent évidemment en fonction des risques. Elles sont dans un monde qui ne manque pas d’incertitude ou de concurrence. Certains secteurs, l’automobile notamment, doivent faire face à un changement de l’intégralité de leur modèle. En ajoutant ce risque, elles chercheront à se couvrir quitte à créer des phénomènes d’attente ou de désinvestissement. Cela revient à mettre un boulet au pied de notre activité économique. Nous risquons de tuer certaines de nos entreprises et les emplois qui vont avec. Tout en important des produits de l’étranger qui, eux, ne sont pas produits dans les mêmes conditions et avec les mêmes contraintes. Nous en sortirons peut-être les plus vertueux, mais terriblement affaiblis.

 Babeau a tout dit et mieux que le naïf ne l'aurait fait et chose rarissime il rappelle que la France n'est pas un acteur du réchauffement climatique.

15 février 2021

 

 

 

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14 février 2021

Que fait Margrethe

Quand Engie cède à Véolia sa part de Suez Le Maire chevalier des refus inexplicables n'a pas voulu s'y opposer fermement même si en fonction des statuts de ces belles dames il en était empêché.

Depuis ce moment Véolia fort(e) de cette acquisition met toute son énergie à racheter tout le paquet et Suez refuse avec la même énergie.

On cause puis on on ne cause plus. Suez fait intervenir les syndicats qui ne sont évidemment pas favorables car qui dit mise commun dit recherche des avantages et il est clair que les promesses de maintien du personnel sont des engagements qui n'engagent que ceux en faveur de qui ils furent faits.

Puis vient menée par Véolia la guerre des OPA amicale puis hostile. Là aussi je n'ai pas creusé pour garder à ce carnet la forme d'une brève.

On y mêle justice administrative et Autorité des marchés financiers, AMF, et cour d'appel et in fine Veolia serait autorisé(e) à mener son OPA. Le feuilleton a commencé début septembre 2020.

Le Maire sort de sa torpeur, intervient mais un peu tard et après une proposition de médiation décide à son tour de saisir l'AMF ce qui lance un nouveau tour de piste. 

Après ce rappel se pose une vraie question : Quelle explication donner au silence de la très active et pointilleuse justicière de la commission européenne Margrethe Vestager ? On l'a vue très active sur d'autres sujets français et elle met beaucoup d'énergie à esquinter EDF après avoir fait échouer le rapprochement Alstom-Siemens dans le ferroviaire.

Pourtant il s'agit bien d'un cas où on assiste à la création d'un monopole de l'eau en France.

Peut être Le Maire le tardif serait-il bien inspiré de rechercher l'avis de la casseuse de monopole ? 

Avis de Naïf

 Note: dans le climat actuel je n'ai pas osé donner un genre à Véolia, on ne sait jamais.

14 février 2021      

 

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07 février 2021

De quoi j'me mêle

Le choix de l'intitulé de ce carnet est compliqué, vous avez remarqué on ne dit plus difficile tout comme on ne dit croissant ou augmentant car tout est exponentiel, mais je m'égare.

Donc choix difficile car abondant ce qui ne peut nuire comme dit le proverbe mais est chemin de l'hésitation.

Ainsi, La sottise démagogique, De quoi j'me mêle, Ubu Ministre, Encore un Ministre incohérent…

Vous avez tous compris je vais parler de Bruno Le Maire.

Bon, je choisirai plus tard. 

Me vient l'image d'un Donald le Clown coudes écartés tenant en ses mains un grand et beau parapheur, signe du pouvoir, orné d'un très grand et beau paraphe façon gribouillis d'art moderne et en comparaison un pauvre petit Le Maire qui a simplement communiqué son oukase aux intéressés, peut-être même au téléphone ou par un Tweet comme fait l'autre. Ya pas de panache la dedans, ça fait amateur la queue entre les jambes non pas comme un exhibitionniste mais comme le toutou qui a fait pipi là où il ne fallait pas. Il ne veut pas, scrogneugneu, du rachat de Carrouf par des épiciers riches et québécois.  Avec ses sottises il fait naître des images de pataugeage pitoyable, familières dans les moqueries sur notre Ministre de la Santé et d'autres encore.

Donc, ils avaient Donald le Clown et nous avons Le Maire la Queue entre les Jambes.

Qu'en pense le public.      Les participants retenus par le Jury gagneront une mention particulière dans un carnet du Naïf. Répondez vite sur Le Naïf dans le Monde avant le coucher du soleil et le gagnant sera contacté par Delphine Ernotte qui est toujours à l'écoute des cher(e)s téléspectateurs-trices.  

Mais je m'égare. Je choisis  

De quoi j'me mêle

 Un groupe de distribution québécois, Couche-Tard, à mi-janvier souhaite se rapprocher du groupe Carrefour. Dans la presse il est dit que cela pourrait prendre la forme d'une fusion.

Le français au chiffre d'affaires de 81 milliards est capitalisé à Paris pour 12.6 milliards.

Le canadien au chiffre d'affaires de 41 milliards  à Toronto pour 22.5 milliards de capitalisation et 19.6 de bénéfice.

Carrefour et Couche- Tard expriment leur intérêt et continuent des négociations sans doute entamées auparavant.

Le propos ici n'est pas d'analyser les raisons pour lesquelles ces deux groupes souhaitent se rapprocher : c'est leur affaire.

Mais v'la tipas que le Ministre des Finances du gouvernement sans consultation des intéressés oppose un veto à cette opération en invoquant des soucis de protection alimentaire.

L'argumentation du Ministre est tellement ridicule qu'il est inutile de s'y attarder même si cela rentre dans le champ des entreprises pouvant faire l'objet d'un d'un contrôle. Ce qu'il ne fit pas.  

Et bien sûr tous les témoins crient au scandale, à l'abus d'autorité sans fondements juridiques ou économiques, de terrorisme intellectuel et non du droit.

Par exemple «C’est la manifestation d’un dirigisme absurde. On n’a l’impression d’être dans en Union soviétique ou dans une République bananière. Le Canada n’est pas la Chine.»

D'autres disent : Le maintien des emplois en France est sans doute plus sûr avec un mariage avec Couche-tard que sans.

Et les actionnaires français qui approuvaient ce rapprochement n'apprécient pas les déstabilisations boursières que provoque le veto hors de propos du Ministre. Le patron de Carrefour Alexandre Bompard, pourtant discret sur le sujet ces derniers jours se moque "Je ne relaie jamais nos promotions, mais là...", a-t-il écrit sur Tweeter, en partageant pour l'occasion une opération spéciale de l'enseigne, pleine d'ironie. "Pour les lève-tôt nos hypers ouvrent dès 7h30, pour les couche-tard http://carrefour.fr reste ouvert 24h/24. Et pour tous, -34% sur notre sirop d'érable.

Après ce bref hors d'œuvre le vif du sujet ou plutôt un nouveau sujet.

De quoi j'me mêle pas

 Ce bonhomme, Ministre de son état qui trouvait à redire au rapprochement  Carrouf- Couche-Tard avec une maladresse insigne, en admettant que certaines de ses motivations aient eu du sens, est celui qui opine du chef quand l'ogresse de la Commission à Bruxelles passe son temps à désosser EDF dans l'indifférence du Benêt en Chef qui dit qu'il souhaite conserver notre potentiel nucléaire tout en confiant le dossier de l'énergie à une écervelée notoire et fanatiquement hostile au nucléaire avec une vision de zéro nucléaire dans son cerveau de moineau, pardon, cervelle genre oblige.

Ogresse de la commission est la première image qui me soit venue mais la encore d'autres viennent, plus appropriées.

Dire Méduse serait une analogie frappante mais la méduse pétrifie ceux qui ont le malheur de croiser son regard, ce qui naturellement s'applique parfaitement au Benêt en Chef qui est pétrifié en face des décisions importantes alors qu'il navigue aisément dans le flot des affaires courantes ou viralement galopantes. Dire Gorgone complique encore l'image et donc mieux vaut oublier celle-ci.

Alors l'évidence : le poulpe ou plutôt la pieuvre, animal dont on dit qu'il a un gros cerveau aux mécanismes pour nous, pauvres pécheurs, insaisissables et qui peut se saisir de tout ce qui passe à portée de ses longs tentacules pour les arranger à la sauce Commission. La jeune pieuvre élevée en eau teutonne manifeste une autorité à tentacule rigide a contrario de la souplesse de tata Merkel et son jeune cerveau est indifférent aux dangers des eaux troubles. En privé et un peu familièrement on l'appelle Tata Ursula von der Leyen. Elle très puissante et fait exactement ce qu'elle veut avec rigidité en particulier dans un tentacule, celui de la concurrence. La commissaire Margareth Vestager comme Tata UL est très autoritaire et n'admet pas qu'on discute ses décisions.

Fusion branches ferroviaires d'Alsthom et de Siemens, niet, même pas en rêve !

Vous croyez que vous pouvez faire ce que vous voulez avec EDF au  motif fallacieux que vous êtes maitre chez vous. Niet, ce qui est bon pour vous c'est ce que moi je dis de faire. Vous allez me saucissonner votre producteur d'électricité, même que j'ai tout prévu et mon plan n'est pas discutable. D'ailleurs si vous êtes assez stupide pour fermer une centrale qui marche, je ne vois pas pourquoi je me gênerais.

Bon, je suis bonne fille, Alsthom veux racheter Bombardier, ça me va, mais faut tout de même faire un petit geste en bazardant une usine où il fabrique des TER. Me demandez pas pourquoi, j'suis pas sûre de le savoir.

Et Breton observe en somnolant. Et notre grand Benêt s'occupe à vérifier que les vaccins dorment bien au froid dans les hangars égarés.

Margareth est sympa de s'occuper de broutilles comme ces histoires franchouillardes alors qu'elle pénalise des Apple et Google avec Android dans sa musette à des niveaux milliardesques. 

La pandémie frappe le monde entier. Ursula lance un nouveau tentacule. Elle s'occupait déjà bien des sujets dans les domaines d'approbation des médicaments et vaccins mais elle s'est emparée de l'achat groupé des vaccins pour les pays de l'Union et force est de reconnaître qu'on ne pouvait guère faire autrement.  

Bien des pays dès l'abord ont sur ce marché des vaccins acheter des quantités importantes de camelote de toutes les marques possibles existantes ou à venir finançant ainsi le fournisseur et souvent contribuant à ses efforts de recherche alors que la Commission s'est cantonnée à une attitude d'acheteur pointilleux et lent se limitant jusqu'à ce que la machine des 27 ait fonctionné à des acomptes sur livraison, substantiels certes mais qui sont et restent secondaires pour les fabricants associés aux groupes qui les ont financés.

De fait Ursula est très autoritaire et déterminée mais elle ne peut s'affranchir des règles de la vie en groupe. Si de surcroit elle fait comme dit la chanson des bêtises le rappel à l'ordre justifié est immédiat.

Elle avait sans doute oublié les termes de l'accord Brexit ou peut-être l'existence de l'Irlande du Nord. Barnier doit lui aussi s'interroger sur les compétences d'Ursula. 

Un tentacule pour rire.  Il ne vient pas directement d'Ursula mais de la CJUE et concerne l'Armée Française.

Les conclusions de M. Trucmuche, avocat général près la Cour de Justice de l'Union Européenne, sont claires : "Les militaires relèvent du champ d'application de la directive 2003/88", qui fixe le temps de travail maximal, le temps de repos incompressible etc. 

Pour l'avocat général, au regard du droit de l'UE, les soldats, marins et aviateurs sont des travailleurs comme les autres, ou presque. Car dans les situations particulières que sont les Opérations extérieures (Opex - Barkhane), Opérations intérieures (Opint - Sentinelle), et les phases de préparation opérationnelle, il est exclu d'appliquer le droit du travail : dans ces cas, écrit-il, "les militaires doivent être préparés à la fatigue, à la discipline collective, à la violence de l'ennemi et à des conditions de travail rustiques.

Inutile de préciser que Trucmuche est danois donc familier des problèmes d'une armée constamment en opération. Donc il a tout de même reconnu que l'Armée Française est toujours et complètement en opération.

Cerise sur le gâteau: un pays ne suit pas les injonctions de Trucmuche, alors l'avocat procède à  un recours en manquement  qui permet à la Cour de justice de contrôler le respect par les États membres des obligations qui leur incombent en vertu du droit de l'Union. La saisine de la Cour de justice est précédée d'une procédure préalable engagée par la Commission qui consiste à donner à l'État membre concerné l'occasion de répondre aux griefs qui lui sont adressés. Si cette procédure n'amène pas l'État membre à mettre fin au manquement, un recours pour violation du droit de l'Union peut être introduit auprès de la Cour de justice.
Ce recours peut être engagé soit par la Commission - c'est, en pratique, le cas le plus fréquent - soit par un État membre. Si la Cour de justice constate le manquement, l'État est tenu d'y mettre fin sans délai. Si, après une nouvelle saisine par la Commission, la Cour de justice constate que l'État membre concerné ne s'est pas conformé à son arrêt, elle peut lui infliger le paiement d'une somme forfaitaire et/ou d'une astreinte. Toutefois, en cas de non communication des mesures de transposition d'une directive à la Commission, sur proposition de cette dernière, une sanction pécuniaire peut être infligée par la Cour à l'État membre concerné dès le stade du premier arrêt en manquement.

J'avais dit pour rire et j'ajoute en pleurer… pas de rire.

C'est toujours la même chose, vous tirez sur une ficelle et vous récoltez l'écheveau.

Mais nous avons entrouvert une petite fenêtre sur ce qu'est en réalité l'Union Européenne.

Comme à l'accoutumée, je ne suis pas satisfait de ce carnet. Il boite par déséquilibre entre un début jeux de mots et une pieuvre envahissante, un milieu au pas de course et une digression longuette.

Pour les histoires d'EDF à démantibuler, un autre carnet s'impose qui sera plus équilibré, Inch Allah.

Je joins un excellent article de l'excellent Baverez qui aurait échappé à la vigilance des lecteurs de mon journal de référence.

6 février 2021

  

                     Nicolas Baverez: «Leçons et espoirs d’une année terrible» 20/12/2020  Le Figaro

L’année 2020, placée sous le signe d’une pandémie et d’une récession historiques, restera comme un temps de catastrophe. Elle a jeté une lumière crue sur l’extrême vulnérabilité des démocraties. L’Occident s’est révélé incapable de maîtriser la pandémie, comme il a perdu le contrôle de l’ordre mondial avec les guerres enlisées et perdues et celui du capitalisme avec le krach de 2008. Mais les moments de plus grand danger sont aussi ceux où l’espoir peut renaître. L’année 2021 doit être moins celle d’une relance que d’une reconstruction. L’heure n’est pas au retour vers le passé pour réactiver le capitalisme de rente et de bulles, sanctuariser la polarisation des sociétés et la désintégration des classes moyennes, encourager les passions collectives. La priorité doit aller à l’invention d’une nouvelle donne. Or celle-ci peut se nourrir des signaux positifs qui sont apparus au milieu des calamités.

La mondialisation a fait preuve d’une étonnante résistance. Elle s’est restructurée autour de blocs régionaux mais ne s’est pas effondrée, contrairement à la désintégration des échanges et des paiements dans les années 1930. Les chaînes de valeurs complexes se sont remises en marche. Le commerce maritime est reparti. En dépit de l’exacerbation des tensions internationales sous l’effet de la nouvelle guerre froide qui oppose les États-Unis et la Chine, la mobilisation de la communauté scientifique a permis des progrès majeurs dans la prise en charge des malades et surtout la découverte d’un vaccin efficace contre le Covid-19 en moins d’un an - exploit sans précédent dans l’histoire de la médecine.

Face à un choc d’une nature et d’une ampleur inédites, la politique économique a réagi avec une force et une rapidité exceptionnelles, mobilisant dans les pays développés quelque 20.000 milliards de dollars en quelques semaines pour réassurer la chute de l’activité, de l’emploi et des revenus. Simultanément, les deux révolutions déterminantes pour le capitalisme du XXIe siècle, à savoir la révolution numérique et la transition écologique, ont vivement progressé. L’accélération de la numérisation des activités a souligné la nécessité d’une régulation des plateformes et de leur réintégration dans l’État de droit. Parallèlement à la chute de 7 % des émissions de gaz à effet de serre, les mesures de confinement ont fait émerger des modes d’organisation du travail et de consommation plus respectueux de l’environnement - du télétravail aux circuits courts -, montrant qu’il est possible de concilier performance économique et transition écologique.

La sortie de crise s’effectuera par une mondialisation régulée et non par la démondialisation

Au moment où la liberté se trouvait réduite et contestée au nom de l’impératif de la sécurité, la démocratie est loin d’avoir disparu. Parmi les pays qui ont le mieux réagi à la crise sanitaire et économique, figurent nombre de nations libres. Ils soulignent que le respect des libertés individuelles et de l’État de droit est parfaitement compatible avec la sécurité des citoyens, un État performant, une industrie forte, une innovation dynamique. Malgré la pression extrême exercée par Donald Trump, la démocratie américaine a tenu bon. Le vote des 538 grands électeurs, le 14 décembre, a acté la victoire de Joe Biden en dépit du refus obstiné de son adversaire de concéder sa défaite. L’universalité et l’autorité du suffrage universel ont résisté à la tentative de coup de force du président sortant. Les juges ont fait primer le respect du droit sur les attaches partisanes. Les chefs militaires ont maintenu les forces armées à l’écart du jeu politique. Au total, l’édifice constitutionnel et le système électoral complexes imaginés au XVIIIe siècle par les Pères fondateurs de la démocratie américaine se sont révélés efficaces pour protéger les libertés et contenir les passions collectives au XXIe siècle.

 

Longtemps passive face à la multiplication des chocs, l’Europe s’est enfin réveillée. Face à la pandémie, l’Union a adopté un plan de relance de 750 milliards qui donne naissance à une Europe économique. Elle affirme sa souveraineté technologique en se faisant le pionnier de la régulation numérique. Elle a réagi à la multiplication des agressions de la démocrature turque en décidant une première batterie de sanctions contre les responsables des forages illégaux en Méditerranée.

Les leçons pour la reconstruction du capitalisme et de la démocratie sont claires. La sortie de crise s’effectuera par une mondialisation régulée et non par la démondialisation. Les risques planétaires ne peuvent être gérés que par le renouveau de la coopération internationale. Les contre-pouvoirs, la décentralisation des décisions mais surtout la vertu des citoyens et le courage des responsables publics demeurent les garants ultimes de la liberté. Périclès rappelait à juste titre que «ce ne sont pas les pierres mais les hommes qui constituent le meilleur rempart des Cités».

 

 

 

 

 

 

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28 janvier 2021

Ubu est mort

 

Ubu est mort encore qu'il puisse renaître de ses cendres et son passage à la Maison Blanche a provoqué des changements profonds.

 Le plus important : Le clivage entre une Amérique populaire, blanche et en général hostile au pouvoir fédéral perçu comme une émanation des élites des métropoles, étaient déjà inscrits dans la société américaine et il l'a amplifié pour creuser un véritable fossé qui ne se comblera plus. Les Présidents suivants et d'abord son successeur du moment qui apparait comme un libérateur ce qu'il est vraiment, porterons  cette croix.

D'autres méfaits sont plus facilement réparables et les dégâts  remis en état. Biden peut rejoindre différents organismes internationaux que l'Ubu des lubies avait quittés sans aucune raison et il peut annuler quelques décisions par une médecine appropriée. Il peut restaurer avec courtoisie les dialogues perdus avec bien des interlocuteurs étrangers dont l'Union Européenne.   Surtout il peut remettre sur des rails l'Obama care et en faire une véritable sécurité sociale.

Enfin certains sont irréparables comme le retrait du Partenariat Trans pacifique de 2015 en réduisant considérablement les avancées fondamentales d'Obama, même si une version nouvelle de l'accord voit le jour en 2018 … sans les USA mais avec une candidature de la Chine qu'il sera difficile de refuser pour les signataires actuels. Un siège vide sera vite rempli.

Les négociations sur le traité avec l'Union Européenne repoussé sine die par Ubu peuvent sans doute être réactivées pour reprendre leur interminable marathon.

Ces changements ont en profondeur changés le monde.

Il vient à l'esprit cette image du personnage d'une nouvelle de Washington Irving de 1818 dont le héros est Rip Van Winkle.   

Rip est un brave homme apprécié de tous. Un beau jour de septembre, il part dans les montagnes avec son fusil, et fait la rencontre de personnages vêtus étrangement, qui jouent aux nine-pins, sorte de jeu de quilles, leurs boules roulant sur le sol produisant des grondements de tonnerre. Il accepte de boire avec eux une liqueur, et peu de temps après il s'endort au pied d'un arbre. Quand il se réveille, son fusil tombe en poussière de bois et de rouille, ses vêtements sont en lambeaux et une épaisse barbe blanche couvre le bas de son visage. Il redescend au village, s'étonne de le trouver changé, reconnaît enfin la taverne où il avait ses habitudes. L'enseigne qui était à l'effigie  de son cher Roi George porte maintenant l'image d'un inconnu appelé Général Washington. Mais aucun de ses amis n'est là, tous sont morts pendant une guerre, et le Rip Van Winkle qu'on lui présente est son propre fils. Il doit reconnaître qu'il a dormi pendant vingt ans. Sa femme est morte, sa maison a disparu, et il est recueilli par sa fille, mariée. Rip a dormi pendant les sept années  du combat des insurgés de la colonie contre l'occupant anglais, la Révolution Américaine.

Heureusement  Ubu n'a eu que quatre années pour briser tout ce qui passait à sa portée en désordre mais avec comme ligne guide de démolir tout ce qu'Obama avait fait. Ce sont des années qui comptent double car ce Donald était doublement dangereux dans son désordre.

Alors l'Amérique et avec elle le Monde se réveillent dans une nouvelle époque qui a conservé les séquelles des errements d'Ubu en étant paralysée par une pandémie qui n'en finit pas de jouer ses tours. Comme Rip elles ont un réveil surpris et douloureux. 

Mais on ne voit pas que Joe Biden ait la baguette magique qui lui permette de réparer le désastre ubuesque et quoiqu'il en dise d'arrêter la maladie.

Et pas davantage qu'il puisse ou veuille modifier les relations avec la Chine si ce n'est en terme de courtoisie. Taïwan et la mer de Chine ne cesseront pas d'être sujets d'inquiétudes et de conflits possibles.

 28 janvier 2021    

Cf  Trump en image  13 mai 2018   et    Un clown au pouvoir, Grillo enfoncé,  février et décembre 2017

En annexe, un texte en anglais qui a inspiré ce carnet. Il complète et illustre ce bref carnet en ajoutant des remarques personnelles

 

Annexe                       While America Was Sleeping      ALFRED MCCOY

After four years of Donald Trump’s fitful tenure, America is awakening from a long, troubled sleep to discover, like the fictional character Rip Van Winkle, that the world it once knew has changed beyond all recognition.

In that classic American tale by Washington Irving published in 1819, an amiable but shiftless farmer strolls out of his colonial village to go hunting in the Catskill Mountains. There he happens upon a group of mysterious men, drinks deep from their keg of liquor, and falls into a long sleep. He awakens to find that he’s grown a white beard down to his belly and his youth has withered into an unrecognizable old age. Walking back to the village, he discovers his wife is long dead and their house in ruins. Meanwhile, the sign above the village pub where he whiled away so many pleasant hours no longer bears the face of his beloved King George, the British monarch, but has been replaced by someone named General Washington. Inside, the convivial chatter of colonial days has given way to fervid electioneering for something called Congress, whatever that might be. Incredibly, Rip Van Winkle had slept right through the American Revolution.  

While this country was similarly sleepwalking through the fever dream of President Donald Trump’s version of America First, the world kept changing as decisively as it did during those seven years when General Washington’s Continentals fought the British Redcoats. Just as King George suffered a searing defeat that cost him the 13 colonies, so the United States has, with similarly stunning speed, now lost its leadership of the international community.

Whose World Island Is It?

During the eight years before Donald Trump took office in 2017, the U.S. seemed to be adapting creatively to some serious challenges to its post-Cold War global hegemony. After the 2007-2008 financial crisis, the worst since the Great Depression, a bipartisan stimulus program saved the nation’s auto industry and launched a slow but sustained economic recovery.

Fueled by renewed economic vitality, Washington seemed to have a reasonable shot at checking China’s all too real and growing global economic challenge. After all, using the $4 trillion in foreign exchange reserves it had earned by 2014 from its new role as the world’s workshop, Beijing had launched a trillion-dollar Belt and Road Initiative focused on making the vast Eurasian landmass (and parts of Africa) into an integrated trade zone — a veritable “world island” that would exclude America and so radically undercut its global leadership.

In his two terms as president, Barack Obama, Trump’s predecessor, pursued a clever countervailing strategy, seeking to split Beijing’s potential world island economically at its continental divide in the Ural Mountains. Obama’s planned Trans-Pacific Partnership (TPP), which pointedly excluded China, was the keystone to his strategy for drawing Asia’s trade toward America, thereby rendering that Belt and Road Initiative a hollow shell. That draft treaty, which would have surpassed any other economic alliance except the European Union, was designed to integrate the economies of 12 Pacific basin nations that generated 40% of gross world product — and the U.S. was to be at the very heart of it.

To drain commerce away from the other half of Beijing’s would-be world island, Obama was also pursuing negotiations for a Transatlantic Trade and Investment Partnership with the European Union. Its combined $18 trillion economy was already the world’s largest, accounting for 20% of gross world product. The proposed regulatory alignment between Europe and the United States would supposedly have added $260 billion to their total annual trade. Obama’s bold grand strategy was to use those two pacts to beggar Beijing’s plans by giving the U.S. preferential access to 60% of the world economy.

Of course, Obama’s effort was encountering strong headwinds even before he left office. In Europe, an opposition coalition of  protested that the treaty would transfer control over the regulation of consumer safety, the environment, and labor from democratic states to closed corporate arbitration tribunals. In the U.S., Obama’s scheme faced sharp criticism even within the Democratic Party. Key figures like Senator Elizabeth Warren opposed the potential degradation of labor and environmental laws via the TPP. In the face of such strong criticism, Obama had to rely on Republican votes to win Senate approval for fast-track authority to complete the final round of negotiations over the treaty. That opposition, however, ensured that neither agreement would be approved before he left office.

It was, however, Donald Trump who delivered the coup de grâce. Right after his inauguration, he curtailed trade talks with Europe and withdrew from the Trans-Pacific Partnership, saying: “We’re going to stop the ridiculous trade deals that have taken… companies out of our country, and it’s going to be reversed.” 

Unilateral Foreign Policy

Trump would instead adopt a unilateral America First strategy that soon sparked a costly trade war with China. After two years of escalating tariffs on both sides of the Pacific that damaged the U.S. economy, Trump capitulated in January 2020, signing an agreement that rescinded the most prohibitive U.S. duties in exchange for Beijing’s unenforceable promise to buy more American goods. The president then hailed his “big, beautiful” trade deal as a great victory, even though it was nothing less than an ill-concealed surrender.

While his White House seemed obsessed with gaming its bilateral ties with China, Beijing was stealing a page right out of Obama’s strategic global playbook, outmaneuvering Washington by pursuing two multilateral trade agreements that should have seemed eerily familiar to anyone who lived through the Obama years. In November 2020, Beijing would lead 15 Asia-Pacific nations in signing a Regional Comprehensive Economic Partnership that promised to create the world’s largest free-trade zone, encompassing 2.2 billion people and nearly a third of the global economy.

Just a month later, China’s President Xi Jinping scored what one expert called “a geopolitical coup” by signing a landmark agreement with European Union leaders for the closer integration of their financial services. In effect, the accord gives European banks easier access to the Chinese market, while drawing the continent more closely into Beijing’s orbit. So serious is the shift away from Washington that President Biden’s incoming National Security Advisor Jake Sullivan publicly urged the NATO allies to first consult with the new administration before signing onto the deal — a plea they simply ignored. Indeed, this treaty is arguably the biggest breach in the NATO alliance since that mutual defense pact was formed more than 70 years ago. 

Through a stunning inversion of Obama’s bold yet unrealized geopolitical gambit of using multilateral pacts to draw Eurasia’s trade toward America, those two agreements will give China preferential access to nearly half of all world trade (without even factoring in the still-developing Belt and Road project). In a diplomatic masterstroke, Bejing exploited Trump’s absence from the international arena to negotiate agreements that could, along with that Belt and Road Initiative, steer a growing share of the Eurasian continent’s capital and commerce toward China. In the years to come, Beijing’s inclusiveness could well mean Washington’s exclusion from much of the burgeoning trade that will continue to make Eurasia the epicenter of global economics.

The Decline and Fall of You-Know-Which Great Power

If that were all, then we could chalk up a few significant wins for China and just wait for Biden’s foreign-policy team to try to even the score. But there’s far more happening that suggests those treaties were a clear manifestation of deeper, more troubling trends.

When empires decline and fall, they seldom collapse in the sort of sudden apocalypse portrayed in a monumental series of paintings entitled “The Course of Empire” by another denizen of the Catskill Mountains, the renowned artist Thomas Cole. His 1836 painting in that series, now appropriately enough hung at the Smithsonian Museum in Washington, shows a “savage enemy” plundering a grand imperial capital whose inhabitants, debased by years of luxurious living, can only flee in terror while women are raped and buildings burn.

Thomas Cole, “The Course of Empire: Destruction.”.

Empires, however, usually experience a long, less dramatic decline before they fall in the Roman fashion, thanks to events whose logic only becomes apparent years or even decades later, as historians try to sort through the rubble. So it’s likely to be in what, until mid-last week, was (and still in many ways remains) Donald Trump’s America, where the signs of decline are as erratic as they are omnipresent.

The most telling harbinger of that decline, Trump himself, is now in exile at his Mar-a-Lago Club in Florida. Ten years ago in an essay for TomDispatch entitled “Four Scenarios for the End of the American Century by 2025,” I suggested that U.S. global hegemony would end not with Thomas Cole’s apocalyptic bang, but instead with the whimper of empty populist rhetoric. “Riding a political tide of disillusionment and despair,” I wrote in December 2010, “a far-right patriot captures the presidency with thundering rhetoric, demanding respect for American authority and threatening military retaliation or economic reprisal. The world pays next to no attention as the American Century ends in silence.”

Trump’s election in 2016 made all too real what, until then, had only seemed to me a troubling possibility. With a legerdemain worthy of that nineteenth-century showman P.T. Barnum’s bag of bunkum (like the supposed Cardiff Giant or the Fiji Island Mermaid), Trump’s TV show “The Apprentice” presented The Donald as a self-made billionaire of extraordinary financial savvy. Who better to rescue America from the job losses, stagnant wages, and foreign competition brought on by economic globalization? But Trump had cheated his way into an Ivy League college; many of his businesses had gone bankrupt; and his much-vaunted entrepreneurial flair came down essentially to frittering away a $400 million inheritance from his father. As journalist H.L. Mencken predicted back in 1920, America had finally come to the point where “the plain folks of the land will reach their heart’s desire at last and the White House will be adorned by a downright moron.”

Once in office, Trump soon bent the nation (but not the world) to his will, rupturing time-tested alliances, tearing up treaties, denying incontrovertible climate science, and demanding respect for American authority with a thundering, if largely empty, rhetoric that threatened military retaliation or economic reprisals globally. Despite his manifestly inane policies, the Republican Party capitulated, corporate tycoons applauded, and nearly half the American public cleaved to their new-found savior.

As with all sell-out shows, the best was saved for last. When the Covid-19 pandemic struck with full force in March 2020, Trump turned up at the Centers for Disease Control (CDC) in Atlanta, donning a MAGA hat, to proclaim his “natural ability” when it came to medical science, while distinguished doctors stood by like studio extras in mute testimony to his otherwise risible claims. As the pandemic began climbing toward its terrible, still developing toll, Trump hijacked White House briefings by medical experts to promote a succession of crackpot claims — wearing a mask was merely “politically correct”; Covid-19 was just another  that “becomes weaker with warmer weather”; hydroxychloroquine was a cure; and shining ultraviolet “light inside of the body” or injecting “disinfectant” were possible treatments. A surprising number of Americans started drinking bleach to protect themselves from the virus, forcing months of public-health warnings.

After nearly a century in which the United States had been a world leader in promoting public health, the Trump administration, to escape blame for its own escalating failures, walked out of the World Health Organization. Lending the country the aura of a failed state, the CDC itself, once the world’s gold standard in medical research, bungled the development of a coronavirus test and so forfeited any serious, nationwide attempt to successfully track and trace the disease (the most effective means of its control).

While smaller nations like New Zealand, South Korea, and even impoverished Rwanda effectively curbed Covid-19, by the end of Trump’s term the U.S. already had experienced more than 400,000 deaths and 24 million infections — significantly above any other developed nation and a full quarter of the world’s total cases. Meanwhile, Beijing mobilized a rigorous public-health campaign that quickly contained the virus to just 4,600 deaths in a population of 1.4 billion. In only four months, China virtually eliminated the virus (despite periodic new local breakouts) and had its economy humming along with a 5% increase in gross domestic product, which accounted for 30% of global growth last year. Meanwhile, after 11 months of an incessant pandemic, the U.S. remained mired in a crippling recession. This striking disparity in state performance only accelerated China’s quest to surpass the U.S. as the world’s largest economy and, with all that financial clout, become its preeminent power.

A Tragicomic Encore

It was, however, President Trump’s bid for an encore that would prove truly extraordinary when it came to imperial decline. During its 70 years as a global hegemon, Washington’s public promotion of democracy has been the signature program that has helped legitimate its global leadership (no matter the CIA-style interventions it launched or the colonial-style wars it continually fought).

While the Cold War often compromised that commitment in particularly striking ways, following its end Washington has spent 30 years officially promoting fair voting and democratic transitions, with leaders like former president Jimmy Carter flying off to capitals on five continents to oversee and encourage free elections. Suddenly, the world watched in slacked-jaw amazement as, on January 6th on the White House ellipse, the president denounced a fair American election as fraudulent and sent a mob of 10,000 white nationalists, QAnon conspirators, and other Trumpsters off to storm the Capitol where Congress was ratifying the transition to a new administration.

Adding to this failed-state aura, the country’s once-formidable national security apparatus crumpled like a Third World constabulary as right-wing militia men breached the frail security cordon around the Capitol and stormed its halls as if they were a lynch mob hunting for congressional leaders. House Majority Leader Steny Hoyer’s desperate calls to a dawdling Pentagon and Maryland Governor Larry Hogan’s dangerously delayed mobilization of his state’s National Guard, caused by the U.S. military’s compromised chain of command, only seemed to echo the sort of tropical coup scenarios I witnessed in Manila, the capital of the Philippines, during the 1980s.

When Congress was finally back in session, the Capitol still rang with Republican calls, in the name of national unity, for forgetting what the president had incited.  In that way, Republican congressional representatives seemed to echo the kind of impunity that has long protected fallen military juntas in Asia or Latin America from any accounting for their countless crimes. This attempt, in other words, to perpetuate a would-be autocrat’s power through a (failed) coup was the sort of spectacle that many millions living in Asia, Africa, and Latin America have experienced in their own fragile states but never expected to see in America.

Suddenly, our supposedly exceptional nation seemed tragically ordinary. The shimmering dome of the Capitol once symbolized the vitality of this nation’s democracy, inspiring others to follow its principles or at least acquiesce to its power. This country now looks tattered and tired, caught like others before it between forgetting in the name of unity or demanding the powerful be held accountable for high crimes that will otherwise haunt the nation. Instead of aspiring to America’s ideals or entrusting their security to its power, many nations will likely find their own way forward, cutting deals with all comers, starting with China.

Despite an aura of overwhelming strength, empires, even ones as powerful as America’s, often prove surprisingly fragile and their decline regularly comes far sooner than anyone could have imagined — particularly when the cause is not Thomas Cole’s “savage enemy” but their own self-destructive instincts.

Today, in the era of a 78-year-old president, a veritable Rip Van Biden, Americans and the rest of the world are, it seems, waking up in a new age.  It could well be a daunting one. 

 

 

 

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21 janvier 2021

Monologue dans la tête d'un Ministre Excuse Miracle

Comme pratiquement pour chaque carnet je me dis qu'il n'offre aucun intérêt et que sa seule justification est l'obligation d'écrire que je me crée pour réduire la vitesse de mon déclin jusqu'à la rébellion de Word qui exprimera son mécontentement comme l'annoncera l'IA de Microsoft qui, je n'en doute, pas me surveille. 

Monologue dans la tête d'un Ministre

Excuse Miracle

 Comme dit la chanson, ça m'énerve.

Ils sont tous après moi et rien de ce que je fait ou dit ne leur plait.

Ça me fatigue.

Pourtant je fais tout bien, comme nous le disons au Conseil de défense, entre nous quel drôle de nom, ou selon les différentes et nombreuses autorités médicales qui conseillent le Chef.

Et moi, il faut que j'explique aux chers téléspectateurs que confinement c'est extrabon pour contenir la maladie et puis que c'est comme ça, que les couvre-feux c'est à moitié bon mais c'est mieux que le confinement puisqu'il suffit de n'interdire que les activités non essentielles c’est-à-dire à part Intermarché et le boucher du coin pratiquement tout le reste. Les restaurants, les hôtels, les cafés, et tout ce que ma mémoire n'arrive pas à retenir.

Comment veut on que j'y arrive, ça change tout le temps car il faut suivre l'évolution du bazar.

Je préfère ne pas penser à la multitude de protocoles élaborés par mes services.

Je me perds, ça va trop vite et j'ai beau avoir accès à l'antenne ad libitum il y a des moments où je ne sais plus que dire.

Heureusement le Sous Chef chaque semaine prononce le gros du baratin mais il me refile le détail

Sans parler des variants qui changent dès que je commence à mentionner leur existence et qu'il faut traquer tout de suite. Ce qui augmentent ma charge de travail.

En même temps, il y a eu le coup du vaccin. Avec toutes les autorités concernées nous avons élaboré un plan de vaccination. Mais l'emploi de ce vaccin mal commode impose des contraintes très lourdes et des coûts importants pour l'achat de super frigos pour faire du super froid.

En fait, je ne savais pas vraiment combien il en fallait, qui les fabriquait et quand nous les aurions.

Ce qui explique que lorsque nous en avons eu un certain nombre il convenait de les mettre en place pour que le monde des piqueurs puissent commencer à piquer les super vieux pour être certain qu'ils mourront de mort naturel en évitant la case hostos.

Ça prend un temps fou et nous piquâmes peu. L'opinion s'alarma et le chef s'émut et m'intima de mettre en place des dispositifs qui n'étaient pas dans mes plans.

Évidemment on me dit que j'aurais pu faire tout ça en novembre dernier.

Car il y avait la comparaison avec d'autres pays qui vaccinaient plus vite et en plus grand nombre.

Je désespérais lorsque le miracle se produisit.

Le Pfizer-chose ne parvient plus à fournir la très froide camelote. Pénurie de vaccin, qui l'aurait cru. C'est la faute à l'Europe qui n'a pas su négocier avec Pfizer truc. Mais c'est pas de ma faute.

Haleluya! Le Ciel est avec moi et en même temps que la galette des Rois me donne l'excuse dont j'avais besoin pour échapper au courroux du Chef. Je ne peux plus piquer !

Pourvu que ça dure.

La comédie pourrait bien se recommencer avec Moderna mais on me dit qu'il s'accommode de températures moins extrêmes.

Mieux, vivement Astra machin qui est le passe partout des vaccins et alors la patate (moins froide) passera à qui voudra piquer ad libitum. Les médecins, les pharmaciens, les pompiers et l'épicier du coin. Ouf. 

Tout ça m'épuise mais je suis confiant le Chef ne vire pas les ministres incompétents.

 

21 janvier 2021   Biden est Président, ce n'était pas mieux avant.

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17 janvier 2021

Piqure de rappel et stupidité nationale

 L'image ci-dessous est un assemblage de graphiques tirés de l'agence européenne de l'environnent (2018) et de l'Union Européenne associée une agence hollandaise dans EDGAR  (…Global Atmospheric Research).

Le rappel est que la France représente le pour cent des émissions de CO2 mondiales et  l'Europe 10 pour cent. Le lecteur qui voit le trait bleu de l'Europe avec ses 3.441 millions de tonnes en décroissance verrait si le graphique le permettait pour le monde un trait 10 fois plus long en croissance constante pour 10% des émissions mondiales qui croissent de 60 % sur les 15 dernières années et qui continuent d'augmenter.

Egloff

Cas France: l'idéologie galopante.

Pour le cher et vieux pays on parle du 1%... en décroissance comme nous la montre l'image No 3 sur laquelle on voit que dans cette même période de 15 ans les émissions ont baissées de 30 %, la métallurgie et la chimie étant les plus atteintes par ce déclin.

Car il s'agit bien du déclin national et tout ce qui est fait dans ces domaines qui ne soit pas protection de l'environnement au sens propre ne contribue qu'à réduire s'il en était besoin la compétitivité et amplifier ce déclin.

Il faut donc rappeler encore et encore que dans ces affaires de réchauffement climatique et d'émissions de GES la France est…

Au mieux un témoin, au pire une Victime et en rien un Acteur

 Ainsi l'idéologie du sauvetage de la planète par nous autres avec nos petits bras galope et pénètre tout, partout et comme une drogue est devenue (à l'image d'un virus) une obsession qui colle sur tout et qui égare l'opinion. Le monde politique patauge et barbote* en leurrant les citoyens et en mentant sur les réalités.

Sans mensonge, en témoigne aussi un papier du Figaro dans lequel ont été prélevées les images commentées et mis comme à l'accoutumée en annexe car il est révélateur de ces confusions pour une grande part de l'article au demeurant très bien construit et documenté.

Le paragraphe sur la taxe carbone en Europe est cependant très intéressant mais en lui-même contient l'idée que le carbone n'a pas de frontière et les taxes afférentes pas davantage. Il faut revenir sur ce sujet.

Ce que l'auteur des carnets ne manquera pas de faire.

*cf carnets précédents

 17 janvier 2021

 

Annexe

L’industrie européenne peut-elle produire plus propre?  Emmanuel Egloff    11/01/2021

Les États jugent que la meilleure politique consiste à lutter contre la désindustrialisation, à taxer le carbone aux frontières de l’Europe et à soutenir les industriels qui investissent pour réduire les émissions de carbone.

Dans un rapport publié début octobre, le Haut Conseil pour le climat appelle à réduire le volume des émissions importées, c’est-à-dire correspondant à des biens consommés à l’intérieur d’un pays mais produits en dehors de ses frontières. 98481375/jzehnder - stock.adobe.com

Sur le papier, la France peut être fière de son bilan carbone. Selon les statistiques de l’Agence européenne de l’énergie (AEE), les émissions de CO2 en France sont passées de 377 millions de tonnes en 1990 à 332 millions en 2015. Ce qui représente une baisse de 11,7 % sur une période de quinze ans. Cette évolution semble montrer qu’il est possible d’améliorer le bilan carbone alors que la croissance économique reste globalement positive sur la dernière décennie. Au niveau de l’industrie, la performance est meilleure encore: «Les émissions de CO2 du secteur productif ont baissé de 19 % entre 1990 et 2017, avec un recul de 30 % dans l’industrie et de 12 % dans l’agriculture», souligne un rapport du Commissariat général au développement durable publié en septembre 2019.

 Sauf que cette performance est largement en trompe-l’œil. Car l’empreinte carbone réelle du pays dépend des émissions produites sur place mais également de celles importées, c’est-à-dire correspondant à des biens consommés dans l’Hexagone mais produits en dehors des frontières. Or, ces émissions importées sont importantes. En 2014, elles pesaient pas moins de 55 % de la consommation totale de la France. Surtout, leur part ne cesse de croître. Elles ont presque doublé entre 1995 et 2015! Chaque année, les Français consomment de plus en plus de produits fabriqués en dehors des frontières hexagonales quand ils étaient fabriqués en France auparavant. Que cela soit la conséquence de délocalisations ou simplement de disparition de producteurs locaux qui n’arrivent pas à faire face à la concurrence extérieure.

Les solutions techniques sont bientôt là

Dans un rapport publié début octobre, le Haut Conseil pour le climat appelle à réduire le volume de ces émissions importées. Une production plus propre est impérative mais il est encore plus urgent finalement de stopper la désindustrialisation. Pour autant, l’époque étant au «en même temps», ces mêmes industriels doivent s’attaquer à leurs émissions de CO2. La plupart d’entre eux y sont prêts. L’enjeu est d’envergure pour les industriels européens et français.

«ArcelorMittal est la première entreprise sidérurgique mondiale et, à ce titre, nous pensons qu’il est de notre responsabilité de mener les efforts visant à décarboner le processus de fabrication de l’acier, qui présente aujourd’hui une empreinte carbone importante.» En septembre dernier, par la voix d’Aditya Mittal, le directeur financier du groupe, le sidérurgiste s’est fixé l’ambitieux objectif d’un bilan carbone zéro à horizon 2050. Les grands industriels européens adoptent pour la plupart des stratégies similaires.

 Les entreprises se lancent dans ce mouvement parce que cela est de plus en souvent possible techniquement. Dans la filière traditionnelle (les hauts fourneaux), ArcelorMittal mise sur le captage de carbone, pour ensuite le réutiliser (CCU) ou le stocker (CCS). Dans le domaine du ciment, tous les grands d’Europe travaillent à réduire l’impact carbone en augmentant notamment la teneur en matériaux réutilisés tout en maintenant la qualité du ciment. Il existe également des projets de ciments alternatifs, avec des températures de formation plus basses donc qui émettent moins de carbone.

Le choix des énergies propres

L’énergie est un facteur fondamental pour les réductions des émissions de gaz à effet de serre. La fabrication de l’acier, de l’aluminium, du ciment ou du verre est énergivore. Le défi des industriels consiste à réduire cette quantité d’énergie, notamment en travaillant l’amélioration du recyclage. Mais le type même d’énergie peut jouer. La France, avec le nucléaire, énergie décarbonée, a un atout de choix pour produire propre. D’autres énergies sont prometteuses, c’est le cas du renouvelable ou de l’hydrogène vert. Cette stratégie concerne tous les industriels, même les petites entreprises. Changer la chaudière au fioul lourd d’une usine pour une pompe à chaleur a un impact immédiat sur le bilan carbone du site.

Au-delà de l’adoption des technologies pour produire plus propre, les industriels sont toujours plus nombreux à estimer que la décarbonation peut devenir un avantage compétitif. C’est le cas de Liberty Steel, groupe sidérurgique britannique qui vient de prendre le contrôle, en France, de l’aciérie de Saint-Saulve et de l’usine de fabrication de rails d’Hayange. Sanjeev Gupta, son président, est persuadé qu’atteindre la neutralité carbone, qu’il vise dès 2030, représentera un réel avantage vis-à-vis de ses concurrents au niveau mondial.

Une transformation coûteuse

Au-delà de sa nécessité, qui ne se discute plus, une telle transformation implique des investissements considérables. En juillet dernier, ArcelorMittal estimait le coût de déploiement des technologies en cours de développement dans le groupe entre 15 et 45 milliards d’euros. Difficile de supporter de tels sommes pour une entreprise opérant dans un environnement compétitif… Le géant de l’acier attend un soutien des pouvoirs publics. Message reçu. Dans le cadre du plan de relance annoncée par le gouvernement français début septembre, une enveloppe de 1,2 milliard d’euros sera consacrée à cet objectif. Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l’Industrie, en a détaillé les contours et indiqué ses ambitions lors d’un déplacement récent sur le plus gros site français d’ArcelorMittal, à Dunkerque. «Notre objectif est de réduire de près de 9 milliards de tonnes les émissions, soit 11 % de l’industrie française», a indiqué la ministre.

Plusieurs types de subvention seront à disposition des entreprises. D’abord, pour des projets de grande envergure, au minium 3 millions d’euros, mais pouvant aller beaucoup plus loin. Le soutien accordé à un grand groupe pourra représenter jusqu’à 30 % de l’investissement total. Pour une entreprise de taille intermédiaire (ETI), ce sera 40 %. Et même 50 % dans le cas d’une PME. Les projets sélectionnés seront «ceux qui présenteront la plus grande baisse d’émissions par euro public dépensé», indique-t-on à Bercy.

Des aides concerneront aussi les entreprises prêtes à faire évoluer leur mix énergétique vers plus de «chaleur verte» (biogaz, biomasse…). «Notre objectif est de compléter l’aide à l’investissement par un soutien à l’exploitation afin que les industriels ne perdent pas en compétitivité», précise encore Bercy. Le dispositif pourrait avoir une durée de quinze ans, donnant une visibilité suffisante pour permettre aux acteurs de se lancer dans une stratégie d’efficience environnementale encore très coûteuse.

Taxer le carbone aux frontières

La bataille pour décarboner l’industrie se joue aussi aux frontières de l’Europe. L’idée n’est pas neuve. Sur le papier, elle est séduisante: il s’agit d’instaurer des «mesures d’ajustement carbone aux frontières», selon une note du Conseil économique pour le développement durable, afin d’éviter une délocalisation des industries fortement émettrices de gaz à effet de serre ou un déficit de compétitivité pour celles qui investissent en Europe pour réduire leur empreinte.

Cette idée de taxe carbone aux frontières a été évoquée pour la première fois par Jacques Chirac lorsqu’il était président de la République. Elle a été reprise par ses successeurs, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron. À chaque fois, l’accueil a été plutôt froid à Bruxelles. Jusqu’à la Commission actuelle. Ursula von der Leyen a fixé comme priorité la mise en place d’un Green Deal. Avec, parmi les mesures principales, ce mécanisme d’ajustement aux frontières.

La Commission entend présenter une directive sur le sujet au second semestre 2021. En septembre, le Belge Charles Michel, président du Conseil européen, a confirmé l’importance de cette mesure, dont le contour exact est loin d’être défini: droits de douane sur quelques secteurs ou général, taxe carbone sur les produits consommés, quotas d’émissions…

En France, la plupart des industriels y sont favorables. Ils estiment qu’elle serait très efficace. Mais ce n’est pas forcément le cas chez nos voisins. Les principaux opposants se trouvent de l’autre côté du Rhin. L’industrie automobile représente un bon exemple de cette force. La production allemande atteint 5 millions d’unités, alors que le marché national n’en achète que 3,5 millions. Le secteur est donc très fortement exportateur;

Les constructeurs allemands estiment ne pas avoir grand-chose à gagner avec une taxe carbone européenne. La chancelière Angela Merkel y est officiellement favorable. Mais saura-t-elle résister à la pression des entreprises qui doivent également faire face aux conséquences de la pandémie? Il s’agira aussi de faire en sorte que la mesure qui sera proposée par la Commission ne soit pas simplement cosmétique.

Réponse en début d’année prochaine…

 



 

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Aimable pudeur, Grande incohérence, Autorité inutile

 

Naïf je suis et naïf je reste. Cette affliction dont je suis victime me conduit à poser des questions dont la réponse me semble évidente et auxquelles la tribu des Benêts répond par de l'hésitation et ce que j'appelle couramment du pataugeage. D'autres disent barbotage, ce qui fait plus puéril, ce qui n'est pas faux.

Ici, le lecteur se dit que son bon sens ne lui permettra pas dans ce marais, entre deux Concertations Citoyennes ou bien Conventions de sujets variés et changeant au gré des humeurs du Gros Benêt, de choisir le sujet que je vais naïvement aborder.

Depuis tantôt un an nous vivons dans un monde d'arbitraire absolu à coup d'interdits de tout poil et de restrictions extraites du catalogue des choses à restreindre ou à empêcher. Depuis des mois le monde de…

Je m'arrête, la liste est connue de tous. On ne parle que de ça et les télés nous font vivre en boucle les désarrois des restaurateurs, des hôteliers et tutti quanti.

C'est l'urgence sanitaire qui autorise et commande cet ensemble de mesures.

Sa femme lui dit que tous ces interdits s'inscrivent dans un cadre parfaitement légal. Le Naïf n'est pas pleinement convaincu mais la parole de Madame est d'Or et devant elle il fait silence.

La maladie ne cessant de croitre et de prospérer, il fallait bien sûr exercer ces contraintes.

À chaque étapes, les incohérences furent mises en évidence traduisant pour une part la difficulté des choix et d'autre part les lourdeurs de la bureaucratie et l'empilement des acteurs dont les rôles varièrent  au long de ce roman.

Grâce au ciel, enfin un sujet sans controverse possible et qui doit faire l'unanimité à l'exception de l'inévitable et, hélas, incompressible foule des crétins qui s'opposent à tous ce qui peut représenter une avancée en avançant forts de leur inculture en ces matières de nombreux motifs irrationnels.

Nous voici arrivés au sujet de ce carnet : la vaccination.

Tous affirmèrent la nécessité de vacciner le plus vite possible le plus grand nombre de personnes possible.

Les allemands, par exemple mirent en place les dispositifs nécessaires des le mois de novembre dernier et vaccinèrent dès qu'ils reçurent les premiers colis des vaccins du grand froid.

Chez nous, il fallut l'émoi du public et celui du Gros Benêt, sans doute moins distrait au Liban ou ce qui est mieux  moins occupé par l'Europe, pour envisager de prendre les mesures en question, à l'Allemande.

Le BenêtV dans son ministère révéla alors l'étendue de son talent et avança à à pas comptés dans le marais. Stratégies assumées, consultants consultés, accélération promises, allocutions…télévisées avec toute la logorrhée employée. Et le renfort hebdomadaire du Benêt Castanou.

Le gros argument est qu'il fallait convaincre les rétifs à la vaccination et pour cela il ne fallait pas brusquer les évènements.

Aimable pudeur au passé simple. Revenons au présent. 

On découvre soudain que le nombre des personnes voulant se faire vacciner immédiatement est très important. Ô ciel, que faire ?  Que Diable, "c'est bien sûr"* faire maintenant avec nos agiles services ce que nous aurions du faire en novembre de l'année dernière.

*Seules les personnes âgées qui piaffent dans leur fauteuil se souviendrons de Souplex et de l'inspecteur Bourrel. De 1974 à 1990, pensez donc de Pompidou à Mitterand !

Ici intervient l'esprit créateur du Naïf en chambre, Eureka ! Yaka rendre la vaccination obligatoire comme tant d'autres le sont ainsi que peut en témoigner notre chargé de cette affaire au gouvernement des Benêts, celui qui explique et affirme pour commencer que les affaires de logistique il n'y connait que pouic et que son métier est ailleurs. Dans les vaccins obligatoires précisément.

Donc vaccin obligatoire, une évidence et une simple adition au catalogue existant. Tous les palabres et  chicayas, silence radio et l'agrément citoyen consolidé.

Autorité obligatoire. 

On découvre alors la vraie naïveté du Naïf qui croit penser à tout mais ne perçoit qu'un aspect des questions qui se posent aux Benêts. Ils lui disent : Vous me la baillez belle, vous savez pourtant et nous vous en faisons chaque jour puis chaque semaine la démonstration, nous les Benêts ne savons vacciner que quelques personnes à la fois. Nous aimerions tellement vacciner plus. Heureusement BenêtV dit le Ministre prend garde à ce que les programmes soient respectés et vous serez avisés par des moyens par nous concoctés

C'est donc très dommageable et nous contraint à ne pas considérer votre proposition bien qu'elle soit fort judicieuse et nous espérons vous avoir rassuré. 

Le Naïf a fait preuve d'incohérence et il s'en veut d'avoir fait perdre son temps au lecteur et sollicite son pardon. 

14 janvier 2021

 

 

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16 janvier 2021

Prudence et impatience

 

Ce n'est pas le titre d'un roman de Jane Austen qui aurait échappé aux recherches des amoureux de cette dame mais une réflexion sur deux modes d'action face à un fait-divers récent toujours présent dans l'esprit de tous et sur la manière de les évoquer. 

Rassemblement dans un hangar à Lieuron estimé à 2500 personnes avec danse et sono le 31 décembre puis premier janvier et le matin de la journée suivante

Mode patience, celui que la force des choses conduit à adopter.

«Face à des individus très violents, j'ai pris la décision de les laisser s'installer, et de contrôler la zone», avait déclaré Emmanuel Berthier, le préfet de la région Bretagne.

Ce qui s'est traduit dans le comportement des deux gendarmes qui sont immédiatement pris à partie, qui sont au contact de personnes violentes qui les agressent, brulent un véhicule et en dégradent deux autres

Contents d'avoir échappés aux excités qui les agressent ils préviennent leur gendarmerie qui envoie du renfort. Les relations de l'évènement ne disent pas combien d'hommes ni à quel rythme.

Au matin du troisième jour alors que nombreux participants ont échappés au contrôle les forces de gendarmerie trient et verbalisent  un millier de ceux qui restent et ceux qui ont rejoint des véhicules dans le périmètre bouclé.

On dira beaucoup de bruit pour rien. Certes mais sans accidents de personnes et avec la mise en examen des organisateurs et la confiscation des sonos et de petits profits pas très licites. 

Mode répression immédiate et emploi de forces d'intervention antiémeute.

Le périmètre est bouclé, le cordon de gendarmes empêche la foule de sortir et contraint les participants à sortir au compte goutte sous la menace et probablement quelques grenades lacrymogènes pour les convaincre que la fête est vraiment finie. Mais la foule est incontrôlable, déborde le système et agresse en retour les forces de l'ordre. L'issue d'un tel chaos ne s'imagine même pas.

Cependant, certains commentateurs, peu nombreux, ont exprimé l'opinion qu'il fallait voir dans cet évènement une preuve de la carence de l'État.

Facile à dire mais ce ne sont pas les commentateurs qui porteraient le poids d'un drame prévisible.

Écoutons le moraliste:

Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

16 janvier 2021

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