L’Homme de Gauche commence tôt. Il peut être jeune mais beaucoup sont de gauche depuis longtemps. Cela conserve.

Il est facile à identifier : il vous le dit.

Vous le rencontrez. Il vous dit : Moi, je suis de gauche.

C’est sur les plateaux de télévisions qu’il est le plus à l’aise.

Vous êtes prévenu, dans tous les sens du terme : vous savez qu’il est généreux, qu’il a l’esprit large et qu’il est favorable aux forces du progrès.

De sa part, aucune agressivité : il attend, confiant que vous lui affirmiez que, vous aussi, vous êtes de gauche et vous pourrez parler avec lui des nuances de la chose.

Faites-le, sinon son regard se voile et il vous classe pour la nuit des temps et jusqu’à la 9ème génération dans la classe infréquentable des réacs, fachos et suceurs-de-sang-du-peuple.

Si vous ne donnez pas le gage (entièrement et seulement verbal) de qualité humaniste et citoyenne qu’il attend ou si n’avez pas de sympathie particulière pour votre interlocuteur, vous le regardez partir dans son SUV Audi et vous vous dites : c’est quoi, cette histoire de gauche ?

 

Septembre 2015