Nous entrons par contraction de la disponibilité de l’énergie (ou toute autre raison) dans une période de croissance faible à nulle, sur le moyen terme, de 10 à 20 ans.

 

*Le rattrapage des Brics est :

presqu’achevé croit-on….Chine.

interrompu                         Brésil

très lent                               Inde

Pas entamé                         Afrique du Sud

Le facteur déterminant est le relatif atterrissage de la croissance chinoise qui reste cependant à 6% du PIB, pour autant que le PIB soit le facteur à retenir.

*Les ressources s’épuisent, toutes, hormis le charbon, l’acier et l’aluminium.

*Les croissances américaines et chinoises reposent et reposeront de plus en plus sur les investissements (?) en armement, dans le nucléaire et dans le renouveau des charbonnages.

 

L’épuisement des ressources concerne au premier chef l’énergie. Le plateau sur lequel oscille la production pétrolière/gazière s’inclinera inéluctablement vers le bas : il en résultera un retour progressif au charbon, toujours abondant et somme toute, assez bon marché.

 

Les blocs géopolitiques en cours de constitution/reconstitution, où que se place la Russie, n’ajusteront pas leurs économie et leurs efforts d’armement en vue de satisfaire les impératifs d’une politique de réduction des GES : personne ne se tirera un balle dans le pied le premier.

 

Dans tous les cas, entre 2 et 4 milliards de poilus sur terre vivent toujours dans la plus grande pauvreté et il est peu probable qu’ils expriment leur désarroi par une compréhension béate des politiques de décroissance que nous proposons sans que nous les appliquions. Ceux-là n’ont qu’une vocation : Migrer.

 

La France, si elle possédait encore un État pourrait se remettre au travail et fournir dans ces perspectives de l’innovation, des services et de l’industrie manufacturière spécialisée (de luxe) : cela ne se produira pas. Pour les français un seul horizon : la dette.

 

Les teneurs en GES continueront de croître.

 

Dans le même temps en 2014 et 2015 les productions mondiales de cuivre, d’aluminium et de ciment ont connus des croissances annuelles de 5 à 8 %. L’acier se stabilise en 2015 dans un marché saturé.

Cela signifie que les quelques % de croissance de la Chine continue d’entrainer la consommation des ressources à un niveau élevé, en réalité insupportable, « not sustainable ».

L’économie chinoise atterrit sur une longue piste.

Insistons sur ces quatre indicateurs qui traduisent ce que ce concept de décroissance consentie, recherchée a d’absurde, voire d’indécent. Indécent car la promotion de l’absurdité résulte de l’ignorance et de l’idéologie de ceux qui bénéficient le plus des résidus de croissance en continuant d’affaiblir l’économie nationale.

Acier         Production annuelle                  1.6 milliard tonnes    croissance 3 %/an    (Stable en 2015)

Cuivre                                                              16 millions                                     7

Aluminium                                                      44 millions                                     6

Ciment                                                            3.4 milliards                                   5

La chine compte pour quasiment la moitié de ces productions : elle est en grande partie responsable du taux de croissance globale. La France n’intervient pas dans ce jeu-là.

 

On peut continuer à se bercer de l’idée que l’économie chinoise atterrit, mais les gros porteurs (acier, ciment) nécessitent des pistes longues et ce ne sont pas Mesdames Joly, Duflot, Lepage ou autre Royal qui influenceront la longueur de ces pistes d’atterrissage. Même avec l’aide décisive de Nicolas Hulot.

Mais peut-être, comme on dit maintenant dans un très bel américanisme, leur « agenda » est-il ailleurs.

 

On se gardera, pour enfoncer le clou sur la réalité de cette croissance ininterrompue, d’évoquer le transport aérien ( croissance 6 %/an), le fret maritime et bien d’autres éléments que l’humanité dans son ensemble –et les avocats de la décroissance pas moins que tous- continue de consommer sans idée de retour à la mythique vie simple et pastorale des temps anciens.

 

Mention n’est jamais faite du développement des industries liées et/ou résultant de l’usage de l’électricité dans l’univers de l’information et de la communication : à croire que nos ordinateurs, tablettes, écrans divers et GPS de nos voitures poussent dans des vergers aux portes de l’Eden.

 

Toute cette réflexion ne signifie pas qu’il faille croire à une croissance continue sur une très longue durée car l’épuisement inéluctable des ressources se fera sentir dans ce siècle et le suivant. Cet épuisement interviendra hors du champ des actions politiques, celles-ci se résumant précisément à accéder à ces ressources. Rien ne viendra freiner ou modérer la férocité de la compétition internationale.

 

Ne sommes-nous dans ce cas de figure depuis les entretiens et accords sur le pont du Quincy en février 1945, accords renouvelés en 2005 par Bush-le-petit.

 

Octobre