Help, au Secours, je suis pris de court ! La rapidité du Gouvernement de la République à illustrer sa sottise me prend de court. Le Divin Enfant va plus vite que moi.

À peine ai-je le temps d’expliquer qu’il faut cesser de mettre « aux affaires » des gurus uniformément incompétents sur quelque sujet écologique ou économique que ce soit, gurus revêtus par convenance des oripeaux d’une idéologie floue, confuse et toute de contradictions, conduisant à la décroissance…

À peine ai-je le temps de me féliciter de la disparition de l’Espiègle* que je perçois comme un véritable escroc médiatique et dont la tête creuse ne peut que reproduire inlassablement les slogans que les bobos du monde des arts, du spectacle et des médias reprendront inlassablement sans qu’il en émerge autre chose que des sottises techniques, financières et politiques.

Chacun aura noté que l’appellation d’Espiègle est particulièrement inadaptée au personnage en question. Il aurait mieux valu oublier Till Eulenspiegel et l’appeler « Le constipé ».

 

Donc Hulot a démissionné.

 

Donc Macron cherche un autre ectoplasme de la mouvance dite écologique, façon Pompili ou –le nom circule- Canfin. Pourquoi pas Placé ? Au point où on en est.

Oublions Cohn-Bendit : c’est un service à lui rendre et je pense qu’il n’était pour rien dans une histoire rapidement dégonflée, mais révélatrice.

Est-il si difficile de comprendre qu’on ne peut pas mettre entre les mêmes mains la protection de la faune du parc du Mercantour et la définition de la politique énergétique d’un pays en voie de complète désindustrialisation.

Pour l’heure le ministère fonctionne, si les informations que la presse nous transmet sont correctes, sous le regard-contrôle-direction ( ?) de M. Lecornu et de Mme Pierson.

Lecornu s’occupe de l’Énergie et Pierson –plus ou moins- des dossiers plus spécifiquement environnementaux.

Sont-ils compétents, sont-ils actifs nous ne le saurons  que lorsque l’influence délétère de l’Esbroufeur aura cessé de s’exercer.  

Donc dans l’immédiat, Macron n’a qu’une solution :

Reconnaître l’inanité de regrouper dans un seul ministère les p’tites fleurs et l’avenir du nucléaire.

Scinder l’animal Ministère en deux.

Confirmer Lecornu dans sa fonction et Pierson dans la  sienne.

Leur confirmer un certain niveau d’autonomie en face de Bercy : ils auront toujours le temps de mesurer cette autonomie.

Définir lui-même la politique énergétique du pays.

 

Là se trouve la véritable question : Macron a-t-il les compétences et –j’ose- l’intelligence pour aborder ces sujets ? A-t-il la capacité et l’humilité d’entendre les personnes qui portent réellement (« pour de bon »), la responsabilité d’approvisionner et de distribuer l’énergie dans le  pays, aux citoyens et à ce qui reste de l’industrie.

La nomination de Hulot dans le Gouvernement nous avait donné des éléments de réponse à cette question : Reprendre l’héritage de la douairière excitée du bonnet et éternelle rescapée des naufrages antérieurs était la faute initiale.

La faute étant faite, il importait finalement peu que le Pitre Espiègle se consacre à la tâche de patauger dans les médias. Mais tout de même, quel chevalier de la triste figure 

On pourrait penser en lisant ces lignes que je ne tiens aucun compte des problèmes environnementaux qui accompagne la production énergétique : rien n’est plus faux mais la solution à ces difficultés ne peut consister en l’abandon de la production.

Il est maintenant 10 heures ce matin du 4 septembre (oui, souvenez-vous) et je prends ici le pari que la même sottise va se reproduire et qu’on va nous sortir du chapeau un nouveau guru qui refera les mêmes tristes mines en regrettant une fois de plus qu’on ne peut pas à la fois (en même temps) faire du Tout Écologie et de la croissance, du renouveau industriel et…créer de l’emploi.

Rendez-vous en fin de matinée ou dans la soirée.

 

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Il est maintenant 10 heures ce matin du 5 septembre et je viens battre ma coulpe en sollicitant l’indulgence du lecteur-juré. J’avais, avec légèreté écarté  la carte –l’atout caché dans la manche- de De Rugy car il me paraissait assez stupide de vouloir déplumer le perchoir de son volatil au risque de ne pas lui trouver de remplaçant aussi commode, malléable et dévoué.

Mais je reconnais l’habileté : je garde mes deux secrétaires d’État et je fais semblant de leur mettre à nouveau un mentor dont la conscience écologique ne soulève aucun doute et qui est parfaitement « rompu » aux finesses de la chose  politique, bien davantage que le trublion précédant.

De la sorte Tout Se Passe Comme s’il ne s’était rien produit. (Le fameux TSPCS)

La vague est passée.

Pour le perchoir il vaut mieux se garder de choisir hâtivement un Ferrand déjà ferré pour ne pas courir, le risque d’affronter une nouvelle farce politico-judiciaire concernant cette fois un bonhomme qui serait devenu le quatrième personnage de l’État.

Mais qui ?

Enfin dans tout ceci, rien qui n’entrave ni ne favorise le long piétinement de la PPE.

 

5 septembre 2018