L’Islam souffre cruellement du manque d’une Église et les mahométans n’arrêtent pas de se crêper le chignon ou de se décapiter les uns les autres quand il ne trouve pas d’infidèle à « soumettre » au fil du sabre.

Certains feront remarquer que la chrétienté, dans le domaine de la variété ne peut guère servir de modèle mais tout de même, le Catholicisme Romain, ça vous a une autre allure, avec un Pape qui met tout le monde d’accord Place St Marc et qui nettoie  les éCuries.

Il y a du désordre : Tarik en panne, Bagdadi expulsé de son jardin privatif, Erdogan qui voudrait nationaliser le grand Club des Frères Musulmans, les Shiites hérétiques de toujours et la foule des mouvances du monde, du Nigeria au Philippines, de Barbès à Djakarta. 

Il convient de mettre de l’ordre et l’Islam ne peut pas indéfiniment comme le fait la France s’enrichir de ses différences.

Ces derniers jours en lisant la presse et en écoutant les opinions éclairées des commentateurs on pouvait avoir l’espoir qu’un nouveau prophète se révélait qui aurait cette capacité d’unifier le mondes des Soumis.

D’une façon maligne, sans avoir l’air d’’y toucher, subrepticement en somme, de façon bonhomme il ne fait qu’agiter un oripeau unificateur et fédérateur au  vu et su de tous. Si nous manquions de vigilance nous pourrions ne pas nous apercevoir du piège et ne voir dans sa démarche qu’un comportement naturel dans un pays libéral qui croit aux forces du Marché. D’ailleurs les forces du marché  marchent « en même temps » que les forces du progrès selon les Gens qui sont en Marche.

Heureusement l’opinion qui en France a souvent valeur de Loi nous alerte. Les belles âmes, gardienne des ValeursDe  veillent et « pointent du doigt » (1) le complot de la Famille.

Comme pour les mafias calabraises, il faut recourir au mot famille pour désigner ces holdings, pire ces empires qui s’étendent comme des pieuvres sur le monde apeuré et impuissant des consommateurs. On ne pense pas aux Benetton que l’on abandonne à leurs autoroutes et à leurs moutons. On parle ici des Mulliez.

Jusqu’alors, avec Mulliez on était encore dans le forfait ordinaire : racket des fournisseurs chez Auchan, copie quasi servile chez Alinéa, destruction des drogueries et quincailleries chez Leroy Merlin et on ne sais quoi encore chez Boulanger et Kiabi.

Une étape a été franchie et l’irréparable a eu lieu. Décathlon propose un chapeau, façon passe-montagne pour que des femmes (on préfère les imaginer jeunes) puissent aller courir en cachant leur chevelure (presque obligatoirement brune) ainsi que leur soumission à des règles religieuses et communautaires, peu ou prou consenties, leur impose. La coiffe en question s’appelle Hijab de Running.

Mulliez a révélé sa malignité et dévoilé sa stratégie de conquête.

L’Islam connaitra un souffle nouveau car les jeunes femmes « des cités » iront faire leur jogging coiffées selon les préceptes coraniques.  (2)

Schiappa choisit pour une fois de se taire.

Heureusement Lydia Guirous, porte-parole des Républicains relève le flambeau de la lutte et dénonce l’atteint aux ValeursDe.

 Décathlon se soumet également à #islamisme qui ne tolère les femmes que la tête couverte d'un hijab pour affirmer leur appartenance à la oumma et leur soumission aux hommes #Décathlon renie donc les valeurs de notre civilisation sur l'autel du marché et du marketing communautaire    LG 27 02 19  (3)

Lydia est néanmoins consciente qu’il y a des limites à la fureur Conventionnelle et que nous vivons dans une République apaisée. Enfin presque.

La porte-parole des Républicains… rappelle donc… que les entreprises étaient bien en droit de commercialiser ce qu'elles voulaient dans le « respect des valeurs qui sont les nôtres ». Doct LR 28 02 19

Nous voici rassurés la parole républicaine aurait pu dérapée, façon Schiappa, mais Lydia n’a pas perdu le cap.

Voici Mulliez acculé dans les cordes et pratiquement mis hors d’état de nuire. KO debout.  

Bouhhh…. Vilain Décathlon !

Décathlon retire de son catalogue le « hijab de running » objet de la discorde. Les ValeursDe triomphent.

On peut imaginer que Décathlon qui a mis cet article en vente au Maroc n’avait pas pensé que l’introduction de ce morceau de polyester sur le marché français –pour 7 E, belle marge mais yad’la fauche- provoquerait une si républicaine indignation.

Ou peut-être, un commercial imaginatif et connaisseur de la psyché des Belles Âmes y voyait-il un coup de pub?

 

On arrête ici l’argument et la fable qu’il serait facile de poursuivre en faisant entendre les voix des jeunes femmes musulmanes qui souhaitent participer à la vie commune tout en respectant… ce qu’elles souhaitent respecter.

En pendant de la parole de Lydia G. :

Decathlon  @Decathlon

Bonjour
Rassurez-vous, nous ne renions aucune de nos valeurs. Nous avons toujours tout fait pour rendre la pratique du sport plus accessible, partout dans le monde. Ce hijab était un besoin de certaines pratiquantes de course à pied, et nous répondons donc à ce besoin sportif.

Ou encore comme le rappellent des Grenobloises qui ne parviennent pas à nager, à courir ou à jouer au badminton.

Mais nous ne sommes ni soumises ni inconscientes, nous sommes fières de notre foi et fières de nos choix. En assumant nos croyances, notre voile, nous réclamons la liberté d’être femmes et musulmanes en France. Nous exerçons notre liberté de conscience. Nous dénonçons les détournements de la laïcité pour mieux nous opprimer. La laïcité de la loi 1905, c’est la liberté. «Quiconque porte atteinte à la liberté de conscience, […] à la liberté des personnes d’exprimer leur foi et de pratiquer leur religion sera puni.» Nous revendiquons la protection et l’extension de la liberté de conscience. Nous refusons les discours identitaires affirmant que les voiles n’ont pas leur place en France. Nous souhaitons défendre la liberté d’être une femme musulmane voilée en France, d’accéder à tous les équipements et services publics sans entrave, d’accompagner les sorties scolaires, de pratiquer les sports que l’on souhaite, d’accéder à tous les emplois, y compris ceux de la fonction publique.  Liberation 01 03 19   (4)

 

Une dernière réflexion en forme de question et de conclusion :

Est-il préférable de maintenir les jeunes femmes musulmanes dans leur état de sujétion domestique dans les quartiers de nos belles cités et ne vaut-il pas mieux leur permettre, comme c’est leur droit le plus strict de pratiquer des activités ordinaires en les laissant s’habiller comme bon leur chante et comme peu m’en chaut ?

En les ennuyant (euphémisme) sur leur vêture, ne les enfonce-t-on pas dans leur communautarisme et n’est-il pas préférable de les prendre comme elles viennent dans l’espoir que notre liberté finira par leur paraître naturelle et désirable ?

Au fait : Un souvenir.   Ici même, il y a deux ans un papier sur le burkini : C’est la faute au Lycra.

Pour le lecteur de faible mémoire, on en rappelle la conclusion dont on ne change pas un mot.

 Il y a un aspect de ces histoires de baignade qui, semble-t-il, n’a pas été perçu. Les dames musulmanes et les jeunes femmes musulmanes dont on a parlé lors des incidents évoqués plus haut ne sont pas des produits de l’année. Il y a depuis longtemps des femmes musulmanes dans nos sociétés. Le fait nouveau est qu’elles vont à la plage, qu’elles ont envie de se baigner et plus encore qu’elles le peuvent. Avant, elles n’allaient pas à la plage, tout simplement et ne se baignaient pas. Depuis, en quelque sorte, elles « provoquent » par leur capuche de lycra tout en nous montrant qu’elles ont le droit d’aller se baigner en montrant leur corps –même emballé- aux yeux du Bidochon rigolard qui y voit un dérivatif aux excès d’un quasi-nudisme pas toujours du meilleur goût. Mais qui et que provoquent-elles ?

Car on ne peut pas totalement dissocier le bain de la mise en spectacle du baigneur et des dimensions esthétiques de la baigneuse. Autrement formulé, la femme musulmane en mettant son burkini rentre dans le jeu de la relation homme-femme à l’occidentale, comme elle est perçue dans les sociétés  modernes. Elle a déjà jusqu’à un certain point trahi l’interdit coranique et elle a déjà érotisé son corps. On pourrait parier que le temps passant on verra le burkini devenir de plus en plus collant jusqu’à ressembler –c’est déjà le cas- à des tenues de néoprène comme en portent les plongeuses ou les actrices de film fétichistes. On n’en est pas là mais il se peut qu’au-delà de la provocation, la présence des burkinis sur les plages soit d’abord un signe de libération de la femme dans l’univers musulman plutôt que le contraire.

Auquel cas, il serait judicieux de favoriser le port du burkini.

Et en tout cas de laisser les lois de la République hors de tout ça.                 

                                

Notes

  1. On dit comme ça au JT. 
  2. Le coran est-il précis sur ce point et que disent les textes apocryphes et les sourates ?
  3.  Un jour je chercherai ce que signifie   #machinchose : ça n’existait pas de mon temps.
  4.  Il est assez rare dans ces papiers de citer Libé. Que le lecteur veuille bien le noter.

 

2 mars 2019