Pour l’homme de notre époque et de notre pays, il est de son immanence (1) qu’il soit libre fut-ce en conflit avec les instincts grégaires qui ont permis et construit Sapiens.

Rien dans son existence -la vie qu’il a le droit de mener- ne doit entraver cette liberté et il s’oppose d’entrée de vie aux contraintes physiques, matérielles, économiques, sociales du groupe, groupe auquel il doit tout.

En groupe important où il côtoiera des individus de multiples sensibilités, il souffre des rigueurs du grand nombre, desquelles naissent le despotisme ou le conformisme consensuel et impuissant qu’on appelle démocratie. (2)

Alors il assouvit son besoin de protection et d’appartenance en se réfugiant dans des groupes plus homogènes, simples idéologiquement et restreints par construction.

Il trouve alors le  confort dans ces  groupes. Il trouve ou retrouve (3) ce qui était jadis le sens de la famille, comme dans l’équipe sportive, la confrérie professionnelle (anciens-élèves-de (4), syndicat) ou même une cause à défendre dans l’instant (Manifs en tout genre).

Il peut dans ces petits groupes jouer un rôle qu’il ne peut pas envisager dans un cadre plus large dont l’ampleur du champ d’action et la compétition des ambitieux des Partis (5) excluent l’amateurisme.

 

Plus lui plait la Secte que l’Église. (6)

Hors de la secte, il retombe dans la foule.

  

1. Ah ! Le plaisir des mots. Ça roule sous la langue.

2. C’est le vocable utilisé pour qualifier les oligarchies molles par opposition aux oligarchies dures qu’on appelle maintenant (pour la rime) des démocratures.

3. Question d’âge.

4. L’ENA, par exemple, sans prononcer déjà le mot secte.

5. Le Parti Politique séduit s’il joue ce jeu et dans une première phase séduit par son apparente liberté. On en a un exemple récent. C’est aussi le succès du Rond-Point des Gilets Jaunes.

6. C’est la recette de l’Islam. Point d’Église, mosaïque de sectes à l’ombre d’un texte à lire comme on veut.

 

19 août 2019