L’idée était de faire un petit papier simple pour expliquer comment le progrès médical conduisait aux excès de ce qu’on appelle maintenant le bien nommé Transhumanisme et aux hasardeuses avancées « sociétales » du binôme PMA-GPA. En mettant son nez fouineur dans des sujets qu’il ne connait pas, le Naïf a été conduit à dépasser le cadre du petit papier en ajoutant des annexes, illustrations ou compléments, que le lecteur oubliera, si son temps ou sa patience sont comptés. Les remarques sur le Don du Sang n’ont pas été ressorties de leur tiroir et l’aspect Fin de Vie n’est mentionné que pour mémoire.

Ici, le mot homme signifie individu de l’espèce et la femme est un homme comme les autres.

Comme à l’habitude, pas de conclusion, seulement des questions. Avant que le lecteur ne pose ses propres questions, ce qui est le but de ce papier.

Les Grecs nous ont laissé un vaste héritage dans lequel on peut puiser à plus soif pour illustrer les propos de notre temps.

D’abord un mythe à entrées multiples, riche en prolongements et variantes. La Chimère.

La bête est tête de lion, corps de chèvre (?) et queue de serpent : elle n’est pas gentille et les membres du jockey-club, Bellerophon et Pégase l’envoie pour de bon dans l’univers du rêve, du fantasme et de l’impossible utopie.

C’est à la chevrette qu’elle doit son nom : khimaira. Que vient-elle faire dans cette composition baroque ?

L’animal du mythe conduit à envisager le corps de l’animal, puis de l’homme, comme étant assemblé et à l’image de la chimère composé d’éléments pris dans la vaste panoplie du monde animal. La plage est vaste du Centaure à Spiderman, avec une mention spéciale pour Frankenstein, reconstitué des morceaux humains prélevés par le savant fou. Sans animal.

À quoi, pensait Shelley ? Quel manque d’imagination !

Les dieux de l’Olympe, sans que le mode opératoire ne soit jamais précisé, procèdent directement.  Zeus visite la génitrice-génisse au gré de son insatiable appétit ou se couvre de plumes pour honorer Léda en toute discrétion.

Tout ce petit monde cependant réprouve l’inceste sauf naturellement quand sa pratique contribue à l’amélioration du produit (1). Les Dynasties Egyptiennes, dit-on, faisait au pied de la pyramide le travail de sélection que l’on réserve de nos jours aux chevaux, aux chiens et aux petits blancs des Amériques. Mais le tabou est ici hors sujet car notre époque semble s’y conformer avec rigueur. Sauf cas particuliers.

Grâce aux religions révélées et à leur mode d’emploi, pendant longtemps, ces rêveries, ces chimères seront glissées sous le tapis des non-dits et s’habilleront des oripeaux des miracles sans que des gestes d’artisans viennent altérer la pureté et l’espérance des sectateurs. 

Autre personnage important du registre antique, Asclepios  ou pour nous plus couramment Esculape. Ce fils d’Apollon se consacre à la guérison par « incubation » des pèlerins venus l’implorer à Épidaure. Ce divin médecin est plus proche de nos psys que des tâcherons modernes des transplantations d’organes. Zeus et Hadès sont très mécontent car Esculape ressuscite les morts ce que les maîtres de l’Olympe et des Enfers se réserve : Zeus le foudroie et l’envoie dans les cieux jouer à la galaxie.

La galaxie est un jeu de société pratiqué par les étoiles : il faut rester immobile le plus longtemps possible. Si une étoile bouge, elle a perdu. Les enfants des hommes et certains hommes politiques jouent également à ce jeu très ancien.

Asclepios trouvera un successeur en la personne d’Hippocrate puis dans la longue lignée des Médecins lesquels peu ou prou prêteront (2) serment, en général à l’issue de leurs études, dans le cadre des institutions religieuses ou politiques et religieuses succédant à la période romaine.  Les Dieux ou les Prophètes des religions révélées  prendront la charge de l’âme et leurs représentants sur terre exigeront du médecin, chacune à leur façon le respect de la vie et la reconnaissance de son caractère sacré. C’est le moins qu’on puisse attendre de celui qui doit guérir. (3)

Le serment du vieil Hippocrate a évolué car il est  un reflet des mœurs, des interdits ou des libertés nouvelles de la société comme elle les subit ou les exprime ; avec quelques questions récurrentes que le Serment tout au long de ses évolutions oublie sagement car elles concernent au-delà de la « guérison » d’une maladie la relation profonde de l’individu comme acteur du système social ou, bien avant le social  la signification dans l’espèce de la procréation.

Au premier chef et au titre du « respect de la vie » sont toujours posés le problème du point de départ de ce qui deviendra une nouvelle vie, l’être en promesse, et en conséquence celui de la contraception.   Quand commence la vie ?

Dés et dans l’acte de chair. Ou bien au moment auquel les géniteurs après la naissance décident que cette vie-là « vaut la peine » ou ne convient pas et qu’il faut « exposer » l’enfant ? Ou bien à quelque moment arbitraire de la croissance du fœtus ? Saint Pierre est en constante dispute avec César sur ce point.

Les batailles de l’avortement font rage et se poursuivent, constamment ranimées par les religions et leurs excroissances.

La bataille de la contraception semble gagnée, en témoigne la libération sexuelle et l’affichage qu’elle se permet. Du pessaire indélicat et évolutif, via le calendrier nippon (pour la fécondation) puis autrichien (contre…) jusqu’aux multiples pilules avant-après, la galipette est devenue au cours du temps une affaire bulletproof confirmant ainsi la défaite de Saint Pierre sur ce sujet, dans les pays du G7. Ailleurs, dans le vaste monde, rien n’est moins sûr.

Dire l’influence de ce progrès sur le bien-être de l’homme érotique et sur la démographie des pays développés, émergés, ou en voie de… est un autre propos.

À la fin du parcours dans des termes finalement assez comparables, à quel moment la vie de l’individu perd-elle sa valeur tant pour l’homme lui-même que pour la société qui, à des degrés divers, en partage la charge.

En Annexe 1 et 2 et pour rafraichir la mémoire d’un lecteur curieux, le texte du Serment du conseil de l’Ordre des Médecins de 2012 et par comparaison le Serment du Médecin, dit « de Genève » recommandé par l’ONG Association Médicale Mondiale en 2017. On note le respect à l’histoire qu’implique du vocable Serment. On note aussi que le serment évite avec soin les sujets qui fâchent.

Le Médecin guérit le malade.

En fait, dans grand nombre de cas, il ne peut que rendre les symptômes supportables et laisser la nature effectuer seule la guérison.

Mais les progrès de la Science de la Médecine font que, lorsque les choses sont sérieuses et connues, le Médecin agit véritablement. Avant  la maladie il vaccine et dans la vie du patient il tente de prévenir les comportements dommageables (4). Le mal étant déclaré, il prescrit les principes qui amélioreront le fonctionnement de la machine humaine. Si le mal vient résulte d’une attaque extérieure (microbes, bacille, virus) le mal peut être éradiqué. Si le mal résulte d’un défaut de la machine humaine il convient d’intervenir sur les organes eux-mêmes (ablation, mais déjà le praticien change de registre.) ou sur les « humeurs «  qui régissent leur fonction/nement (ainsi, hormone pour la thyroïde, médicament régulateur de pression sanguine...).

Grande est la  panoplie du guerrier de la santé et nombreuses les armes dont il dispose. Le fameux progrès scientifique-médical permet de répondre ou de prévoir une réponse à la plupart des surprises que la nature réserve à l’homme ; souvent avec difficulté, (SIDA, Ebola), parfois assez méthodiquement (Grippes) et enfin dans quelques cas, pas du tout (maladies rares et génétiques, affectant des individus particuliers, comme les enfants de la lune…). La fécondation apparait ici comme une maladie particulière dont la médecine avec succès prévient l’occurrence à la manière d’une vaccination entretenue.

Dans ces progrès de la médecine, le Chirurgien –d’abord écarté par Hippocrate- marche à côté du médecin.  Ils jouent une partition à deux instruments : guérir sans intrusion ou extraire le mal en visitant le corps du patient. : remède ou scalpel. Longtemps le Médecin exclura le chirurgien, l’Église ayant horreur du sang et il faut attendre la Révolution pour que le Chirurgien devienne lui aussi un praticien de la Médecine. Cet interdit, véritable tabou est peu mentionné mais il a été un des freins les plus puissants au progrès médical, en dépit des guerres qui fournirent de tout temps de la matière première à « traiter ».

Cette exclusion est bien étrange, car de tout temps, pour pallier la souffrance et rétablir l’ordre du corps de l’homme, il fallait à la fois guérir ET réparer. Enlever le membre gangréné, inciser l’abcès et plus simplement extraire la dent relevaient souvent du simple bon sens qu’on trouvait davantage chez le barbier ou chez le paysan familier du bétail que chez le clerc sortant de son monastère coiffé d’une tête mal faite. La chirurgie du barbier devenait « réparatrice ».

 En annexe 3, Wiki, ami fidèle, résume cette histoire des rapports chirurgien médecin.

Cette capacité à « entrer » dans le corps de l’homme pour ôter des organes défectueux puis à les remplacer par des organes de rechange se développe au fil du progrès (toujours le progrès !) des techniques et des connaissances.

Ces pièces de rechange ou ces options à la demande sont appelées prothèses. (5)

D’abord les aides et les implants : appareils qui viennent améliorer le fonctionnement de certains organes par simple ajout extérieur comme les lunettes de vue. Cela va de la jambe de bois du Capitaine Crochet pour aboutir à des exosquelettes rendus « intelligents » et manœuvrés (encore) par celui qui en bénéficie. Ces additifs passent tout naturellement du domaine médical au marché grand public, par exemple les aides auditives.

 

Grand public également, les articulations (métal ou plastique) de la hanche et du genou, sont devenues des prothèses ordinaires même si leur mise en place relève d’une chirurgie à surprise. Ordinaires aussi l’implant mammaire qui permet à madame ordinaire de rajeunir dans sa tête ; là aussi, la surprise n’est pas loin.

Chacun peut compléter la liste de ces adjonctions car chacun en bénéficie et connait les siennes ;  l’âge venu, pour chacun leur nombre augmente.

 

Pour grand nombre de pièces défectueuses, l’artefact est d’une telle complexité (6) qu’il est tentant de recourir au  marché de l’occasion. Comme pour l’auto, la casse est importante mais le marché est plus délicat à organiser ; l’État garant de la santé publique exerce son contrôle en spécifiant qu’il ne peut s’agir de transactions commerciales. Le marché de l’occasion n’est pas financier.  Et cependant, comment pourrait-il ne pas le devenir ?

Pour satisfaire la demande le législateur a prévu que sauf refus formel du vivant de la personne toute partie du corps du mort était disponible sur ce marché. Les textes qui régissent ces « dons d’organes » encadrent très rigoureusement les modalités de ces transferts de pièces d’homme.

En annexe 4, un point sur le sujet du Don d’Organes, fourni par l’ADOT, association non subventionnée qui joue un rôle important dans le « fonctionnement » du don d’organe tout en exprimant le point de vue du patient auprès du Ministère et des praticiens. Ce texte est riche, donc il est long mais on y découvre tout ce qu’on ne savait pas. Il faut le lire.

Le progrès continue, il court en tête et les Médecins devenus Savants poursuivent l’exploration des domaines les plus intimes du corps humain et des mécanismes les plus secrets de son organe le plus ténu ; le plus petit, la cellule.

Plus petit encore, le noyau, le génome, l’ADN, les acides trucs et machins et même de la fée électricité. À ce point, rendu à l’électron il est temps d’arrêter le découpage scientifique du corps humain.

Ce Médecin-Savant de plus en plus distant de son patient « entrent » dans la cellule comme le barbier entraient pour extirper l’abcès, avec les mêmes mots : il « coupe » l’ADN et il colle d’autres petits morceaux de matière prélevés sur la bête ou au marché de l’occasion. Il apprend à réparer ou reconstruire de l’ADN.

Dans une autre ligne, ce savant devient guru électrique et c’est dans le cerveau qu’il cherche à « entrer » un peu de l’extérieur (électrodes apposées) et puis plus carrément en stimulant dans la matière grise (électrodes implantées) tel ou tel territoire d’un cerveau géographié, sans oublier les électrochocs et l’héritière, la sismothérapie, si bien-nommée. (7)

Fasciné, le Médecin reprend sa posture et entreprend de réparer « toutes » les erreurs ou défaillance de la nature. La panoplie est déployée ; il utilise toutes les armes et il peut vaincre tous les ennemis toutes les maladies, toutes les malfaçons et tous les désordres. Vaste programme.

Dans ce programme et dans l’actualité la lancinante question du Droit à l’Enfant, enfant légitime du Désir d’ Enfant, trouve dans ce catalogue des farces et attrapes de la médecine moderne les procédés permettant de le satisfaire « pour tous et toutes », rendant quelque peu ridicule l’adoption devenue maquis et marathon  administratif.

Par paresse, sans vergogne et en souriant, on reprend ici quelques paragraphes d’un texte précédent : PMA e GPA et tout le tralala…  Il est redondant certes et d’un style acide mais c’est comme ça ! 

Les progrès de de la science autorisent maintenant de voir ce problème, approvisionner un enfant, se fournir en enfant, sous un autre jour.

Il suffit de cesser de considérer que le corps humain représente une entité autonome, individu bien identifié en société et accessoirement agrémenté d’attributs transcendants (âme, esprit et autre prolongements de diverses fables) pour en faire ce qu’il est en réalité : une machine biologique. Prélever des pièces détachées devient alors une évidence et ce n’est pas le marché de la pièce détachée, neuve ou d’occase qui  dira le contraire. Tant qu’il y a de la demande…

Progrès encore : le marché se structure. L’acheteur (le client souffrant du désir de…) peut choisir les pièces de l’assemblage qu’il a « dans l’idée » de réaliser.

Les ingrédients :

Une pièce Papa : le sperme. L’étagère de l’Oscaro du sperme se présente sous la forme de petits bazars entubés conservés à très basse température. Comme dans tout produit de grande distribution il est important de garantir la provenance et la fraicheur du produit. (1)

Une pièce Maman : moins facile à démonter car il faut opérer mais les cliniques s’équipent pour que ce démontage  se fasse aisément. Stockage de même nature que celui du principe Papa.

Un atelier d’assemblage : de nombreuses possibilités s’offrent au client en fonction des options qu’il a choisies initialement et en fonction des pièces dont il dispose lui-même.

Ventre enregistré et labélisé, épousé qui sait ?

Ventre du marché, identifié de préférence, local ou d’importation, assuré social ou non…

Ventre artificiel (comme l’intelligence) qui consiste en une marmite de liquide approprié, alimentée en substances appropriées. Le liquide comme les substances pourront être de synthèse ou provenir elles-aussi du marché  de la  pièce détachée. Ces procédés sont encore au stade expérimental.

Sperme anonyme, un peu, beaucoup, passionnément…

Sperme choisi, référencé, assorti de fiche descriptive indiquant les traits « saillants » du spermeur, QI, taille…

Ce marché offre à l’acheteur une grande flexibilité.

Il permet à des personnes en souffrance de satisfaire leur besoin, d’exercer leur Droit sans avoir à subir le moindre des désagréments associés aux procédés traditionnels devenus périmés.

Le client peut être de n’importe quel sexe ou ne pas en avoir. Son âge importe peu mais il est essentiel qu’il ait les moyens de supporter les coûts afférents à la fabrication de l’enfant. Il faut également souhaiter qu’il ait de surcroit les moyens d’élever l’enfant. Heureusement l’État, généreusement mettra « la main à la poche » car tout aura été fait pour que ces travaux rentrent dans le cadre de la protection sociale dont nous avons toutes les raisons d’être fiers.

Si le marché s’organise il sera possible d’envisager des achats groupés donnant lieu à des réductions sensibles.

Ensuite, pour l’acheteur comme pour le producteur traditionnel se jouera  la grande loterie du Hasard et de la Nécessité.

Et ce, quel que soit le soin apporté par le concepteur du projet dans la sélection des ingrédients. (2)

  1. Les procédures garantissant la qualité du yaourt devraient pouvoir s’appliquer.
  2. Merveilleuse convergence des sens sur le mot concepteur.

Pour compléter l’inventaire, comment ne pas mentionner la séduisante tentation du clonage ; et évoquer la volupté de se reproduire sans rien faire, en confiant un petit morceau de soi-même, même pas une livre, à un robot incubateur.

Dépassé Éros et la Volupté en l'accointance des femmes (8) et oubliées les complications de la genèse animale.

Comment ne pas entendre les chants des algorithmes et la douce musique des usines à « clouds », qui nous prédisent l’avenir radieux et la puissance quasi-divine de nos cerveaux augmentés.

Mais surtout comment ne pas réaliser que notre Médecin-Savant ne voit plus en l’homme que la machine ou la chimère. Il s’est éloigné du Patient. Il suscite un projet de l’humanité dans lequel l’autonomie de l’homme augmente à la cadence des progrès de la science, de la technologie et au bout du compte de ce que devient la Médecine, sans que la Société, animal de millions de corps d’homme et de têtes d’homme ne perçoive la portée de ces changements.

La société dans son ensemble mesure les avantages du progrès médical et comme pour toute forme de progrès, elle en veut toujours plus mais « en même temps », elle vient buter sur des conséquences de ce progrès.

Par exemple, avec tout le micmac PMA-GPA, qu’advient-il à la filiation et à la notion de famille. Jusqu’où ira cette forme de contractualisation des rapports qui constituent la structure même des groupes d’hommes.

Que pensent, s’il en reste, les médecins de nos campagnes où il en reste ?

Que pensent les chrétiens, les juifs, les musulmans et autres adorateurs du ciel de ces merveilleuses avancées lesquelles, sans grande précaution, percutent et détruisent les fondations de leur vision du monde et de leur place dans ce monde ? Il est commode de penser et de dire qu’il s’agit de phénomènes du passé et que l’homme « de maintenant », à la mode en somme, a largement dépassé ce genre de billevesées.

Sauf si cette humanité attardée constitue une vaste majorité de l’espèce humaine, toujours en recherche de Sacré. (9)

Sauf bien évidemment que les billevesées des traditions et des cultures ne s’évaporent pas au matin des jours nouveaux d’une humanité déshumanisée. (10)

Sauf que les machines aussi intelligentes soient-elles ne remplaceront pas l’homme dans sa vie de singe de la dernière génération.

Sauf que la Médecine qui doit guérir ne peut pas être le Cheval de Troie qui fait entrer des forces étranges dans la Cité des Hommes.

 Notes

 1Le motif incestueux, marqué par l'interdit ou le tabou, entre membres d'une même fratrie gémellaire, est présent dans la plupart des récits mythologiques fondateurs, non seulement d'origine gréco-latine, mais plus généralement au sein du corpus indo-européen, sud-est asiatique et océanien. Wiki … Alors, pourquoi tout ce tintouin pour ce pauvre Œdipe –qui n’en pouvait mais- et pour cette très littéraire fratrie des Atrides.

 2. Le serment se prête dans le sens où il est fourni, sur requête et comme un sacrement. Ah,  la langue française !

 3. Guérir, longtemps garir, probablement se défendre contre le mal, comme la Wehrmacht défend le pays.  C’est Frank, cette histoire-là. Ah, la langue française !

 4. Effort soutenu et résultats insuffisants pour l’alcool, le tabac et maintenant les nombreuses drogues dont certaines sont dites douces : les forces du marché, la main invisible.

 5. Prothèse : Emprunté. au grec prosthesis, «addition d'une lettre ou syllabe initiale» souvent confondu avec prothesis «préposition» …. la forme prothèse est  de nos jours la plus employée sous l'influence des nombreux mots commençant par pro dans lequel ce préfixe a le sens de «pour». Ah, le Grec.

 6. Le cœur, le poumon artificiel sont des exploits techniques mais leur mise en œuvre délicate les réduit au rang de super-gadget, même si le bénéficiaires ne les « rejette » pas. On note une des pollutions de l’emploi du vocable « artificiel » qu’on n’hésite pas à accoler au mot intelligence. Deux faux sens valent mieux qu’un. Ah, l’usage qu’on fait du français !

 7. Sism… préfixe dérivé de séisme du grec seismos : tremblement de terre.      L’emploi du vocable « entrer » est une référence à Gramsci qui l’employait pour le travail de chirurgie qu’il souhaitait  opérer dans la vie politique.

 8. L’accointance des femmes, c’est « du » Montaigne. Le cher homme reste très à la mode et kif-kif Finkielkraut, il est difficile de ne pas faire ressortir à bon escient la culture du gloseur.

 9. Sauf, bien évidemment s’il s’agit de sauver la planète et que les billevesées sont proférés par une si touchante-autiste-suèdoise-grèvistescolaire-navigatrice-ambassadrice  et l’avenir nous dira quoi en plus.

 10. “ I have lost the immortal part of myself, and what remains is bestial”. C’est du Shakespeare…Encore plus class si on le laisse en anglais. Montaigne dépassé. Pardon Finkielkraut.

 1er septembre 2019