Il y a eu d'abord une période d'attente, non pas d'espoir car en ces matières d'espoir je n'en ai plus guère, mais une période d'attente sympathisante. C'était l'époque qui parait bien lointaine du Divin Enfant.      Souvenez-vous, Sonnez Trompettes, Résonnez Hautbois…. Un siècle.

Déjà, d'entrée de jeu la première reculade : NDDL de triste souvenir : Crime contre l'État.

Puis d'autres  cailloux se sont glissés dans la chaussure dont la gêne qu'ils causaient révélait ce qui deviendrait la constante faiblesse du Président, cette incapacité à choisir puis à faire, ce constant passage du désir au renoncement par une crainte du conflit couplée à un refus d'exercer la force légitime.

Et l'amorce de goût de la repentance hors de propos dans des contextes absurdes ; ce qui deviendra une habitude et même une sorte de tic culturel.

Cailloux plus gros, gêne plus forte, le Président devient Macron et commence les longues comédies des effets du taxe carbone pas lue dans une loi ignorée, gilets jaunes, des troubles réprimés, pas réprimés, mal réprimés, troubles générateurs des groupuscules anarchistes et gauchistes contre lesquels rien n'est fait, saccages tolérés, monuments profanés et police désavouée… Le fantôme de Sivens dicte sa loi : ne rien faire de peur de faire bobo. Alors pourquoi ne pas tuer un petit flic de temps en temps se disent les braves gens.

Jupiter aux abonnés absent, apparait le Représentant de Commerce qui découvre l'existence des maires et des populations qu'ils représentent. Longue période de débat, à l'issue de laquelle le fantôme de Jupiter comprend que l'important est de "renouer" les liens avec le peuple.

Mais l'action doit se poursuivre le Benêt lance une réforme des retraites sur un texte abscons et illisible.  Scrogneugneu, on verra qui est le patron ! Les Syndicats appellent à…  La foule s'empare de la rue et ça recommence…

Le Benêt est en plein marécage et désormais il patauge.

Passe l'épidémie. Ouf, une diversion puis le gouvernement fait face, fait des choix dictés par les conseils d'experts et applique des décisions prescrites. Le fait est suffisamment rare, les tergiversations, procrastinations, hésitations du Benêt se dissipent à grand renfort de Philippe, l'ennemi n'a pas d'existence "tangible", on ne peut ps le toucher et quoi qu'il fasse, il a tort, ça s'est sûr. Alors le Benêt devient Chef de Guerre, un vrai petit De Gaulle. Le virus descend dans la rue et Édouard veille au grain.

Le Benêt est confiné. Après le wagon rituel des remerciements à tous ceux qui…

Castex nous déconfine, bien dit-on; encore que les critères de cette appréciation me paraissent un peu flous. Flou comme toute la suite des épisodes du feuilleton. Obligé de chercher dans le vocabulaire et le registres des expressions et une me saute aux yeux: le Benêt pédale dans la semoule.

Patauger conviendrait encore mais pédaler est plus exotique.

L'image est la même il pédale dans le vide et le Char de l'État n'avance plus ; le temps court si vite que je dirais qu'à force de ne pas bouger nous allons tomber.

Mais surtout, Ô Grand Dieu ne jamais parler des territoires perdus, d'Islam "entrant" et viral lui-aussi, d'énergie, de réductions des dépenses de l'État et autres grumeaux qui troubleraient le pédalage dans la semoule.

En revanche de nouveaux wagons de remerciements à tous les gens qui font quelque chose et qui le font en période où les administrations et les services publics se sentent déchargés de leur responsabilité puisqu'on les a confinés en dépit de leur vif désir de continuer à remplir leur tâche.

Bon, j'exagère ; peut-être ou pas du tout.

Dans ce flou le solde des vaillants petits marcheurs canal historique (la gauche) s'empare de la Chambre et fait passer subrepticement des lois scélérates : PPE, PMA en prmière lecture (clandestine) et j'en oublie sans doute.

La droite dort, Jacob la berce.

L'État sans queue ni tête, lui aussi pédale dans la choucroute.

 

Fessenheim.

 

21 juillet 2020