De longues périodes d'ennuis domestiques, fuites et inondations, eau à tous le étages, drame ubuesque avec Orange et pose de la fibre cause et solution à des jours de palabres, bref pas de temps à consacrer à ce carnet et retard d'édition. Notez que "Ennui domestique" n'inclue pas les rapports avec Madame.

Petits refus et grands refus

Le texte qui suit, d'un joli bleu, a été écrit récemment par ma fille qui s'énervait des traitements que des personnes de son bureau faisaient subir à leur pauvre masque et en ne le portant jamais comme il convient. Ce qui traduit une forme d'un petit refus de la fonction du masque et un mépris de la règle prescrite. Son texte est parfait pour le dire.

Petit coup de gueule masqué

En 2020 :

-          Tu boucles ta ceinture en voiture,

-          Tu portes un casque sur ta moto,

-          Tu portes un gilet de sauvetage sur un bateau,

-          Tu ne fumes pas dans un restaurant, un bar, un commerce…

-          Tu attaches ta ceinture dans un avion au moment du décollage, ou de l’atterrissage.

Voici des exemples de consignes, voire de mesures gouvernementales, qui peuvent être sanctionnées en cas de non-respect.
Ces mesures font partie de mon quotidien… J’ai grandi avec ces consignes, je les applique depuis ma plus tendre enfance. A tel point qu’aujourd’hui, sans ceinture dans une voiture, je me sens comme nue… Aussi, je serais profondément choquée si je devais observer quelqu’un fumer dans un supermarché…
Toutes ces règles ont été décidées, actées, votées par notre gouvernement, et ce, pour la sécurité de notre population.

Ainsi, en 2020 :

A toi, qui t’oppose à cette nouvelle consigne gouvernementale, quand je porte un masque dans les lieux publics et les magasins, je veux que tu saches que :

1-      Je suis assez informée pour savoir que je peux être asymptomatique, et te transmettre le virus… Je veux simplement l’éviter dans un esprit de bienveillance !

2-      Non ! Je ne vis pas dans la peur du virus… Je souhaite juste faire partie de la solution, et non du problème !

3-      Je ne me sens pas du tout « contrôlée » par le gouvernement.

4-      Porter un masque ne me rend pas bête, ni effrayée, ni faible !

5-      Je me sens responsable, je souhaite contribuer à la sécurité de notre société ; et je souhaite faire preuve de civisme, montrer le bon exemple aux autres, à commencer par mes propres enfants.
Avec ce masque, je me sens plus utile. Je suis respectueuse des équipes médicales qui travaillent au service de la population. Je le porte donc convenablement, dans le respect des consignes d’utilisation.
 

6-      Enfin, quand je pense à mon apparence, ou à mon confort en portant un masque, je me rappelle qu’il y a une mère, un père, une tante, une grand-mère, un voisin, un ami, qui est actuellement malade ! Que cette personne est inquiète, diminuée, et seule, puisque aucun membre de sa famille n’est autorisé à la voir… Elle est peut-être hospitalisée, voire même placée dans un coma artificiel pour être intubée sous respirateur ; et, dans le pire des cas, elle ne se relèvera pas…
Je m’en rappelle, et j’y pense !

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Les refus sont de nos jours comme les dalles d'un chemin vers désordres et contestations constantes.

 Il ne faut pas confondre opinion légitime d'un désaccord avec ce que les dirigeants proposent puis tenterons d'imposer,  qui s'exprimera dans les médias, des pétitions et la saisie du problème par les élus locaux et enfin par débat à l'Assemblée. Long chemin pour les sujets pour lesquels on dit "c'est du lourd" et d'autres souvent solubles plus simplement à des échelons locaux.

En exemple, le refus du texte bâclé de la réforme des retraites sur un fond d'agrément général du principe, hors CGT, "ça va de soi". Une grande partie des citoyens refuse que cette ébauche, le fait savoir et pétitionne, soit possiblement présentée à la Chambre…sauf le Gouvernement bien entendu, qui  persévère jusqu'à des évènements bloquant l'affaire. Mais le chemin de la réforme était normal comme il est normal qu'il soit remis en marche. Avec, souhaitons-le, un vrai projet construit et présentable à tous. Au fait, où est ce projet ?

 Dans les petits refus qui sont le plus souvent l'expression de personnes peu informées et désireuses de ne pas l'être qui s'agrègent par Facebookisation pour dire qu'elles ne veulent pas… qu'un changement qu'elles ne veulent pas connaître et qui ne les concerne pas apparaisse dans leur imaginaire. À titre provisoire naturellement puisqu'ils oublieront le sujet aussi vite qu'ils s'en sont emparés.

En exemple, le refus de la 5G dont j'ai déjà parlé. Ref : Sous le benêt…20 sept 2020

 Plus grave et infiniment plus difficile à classer sont les refus des gouvernements peuplés de personnes peu informées et désireuses de ne pas l'être. Ce sont des dénis de réalité qui deviennent hélas, les vices qui gangrènent notre vie de politique intérieure.

 

En exemple, le refus de "dire" le péril de l'islamisme et des pratiques religieuses contraires à la règle républicaine et d'en reconnaitre la dimension puis d'agir en conséquence par pusillanimité et calcul politico-électoral mal perçu. Là, chacun est très informé ; là encore les personnes bien informées et désireuses de ne pas l'être de la classe politique et de de l'éducation nationale.

En exemple, le refus de remettre la pensée et l'action écologique sur des rails : défense de notre patrimoine naturel et défense de notre cadre de vie, propreté et économie au vrai sens du mot et stop à leurs errements de personnes peu informées et désireuses de ne pas l'être.

En complément d'exemple, le refus de comprendre que la France en matière de réchauffement climatique et de ses conséquences n'est qu'un témoin et une victime mais d'aucune façon un acteur.

Comme ce virus de déni est quasi unanime on parle d'une population mal informée suivant une idéologie de gens irresponsables et peu informés et désireux de ne pas l'être.

En suite de complément d'exemple, le refus de mesurer les conséquences financières, environnementales (paysage, occupation des sols) et surtout économiques des absurdités de ce que les personnes peu informées et désireuses de ne pas l'être appellent la transition de je ne sais plus quoi, qui conduit à une absence totale de politique énergétique.

En exemple le refus de reconnaître qu'il est impensable, irréalisable et criminel pour les jeunes concernés, deux tiers d'une tranche d'âge auxquels des  personnes idéologiquement encroutés et désireuses de le rester ont fabriqué et offert un bac cadeau alors que la plupart n'ont pas la capacité, la vocation et le goût de poursuivre des études supérieures.

En exemple le refus de reconnaitre que l'encombrement de la fonction publique par des personnes incompétentes et non concernées dans de nombreux secteurs est un facteur aggravant de son coût et de son inefficacité.

 

Un petit retour sue le masque dont ma fille a si bien parlé.

 Le porter est devenu quasiment partout une obligation mais lorsque  je me promène dans la rue je vois bien que quasiment les deux tiers des personnes croisées font semblant de le porter et refuse, pourquoi ?, de le placer comme il convient en utilisant la petite languette rigide. Ils portent l'ustensile n'importe où sur le visage, souvent sous le nez pour surtout ne pas rater le virus qui flotte au gré des atmosphères confinées. C'est un simulacre. La bêtise et l'incivilité sont des ennemis puissants.

 

J'arrête car l'heure tourne et la liste des refus qui s'ajoute à la liste des cailloux dans la chaussure est beaucoup trop longue. La liste des crimes est plus courte, trois retenus, mais ceux-ci  relèvent aussi d'un déni de réalité et d'une incapacité à gouverner le pays.

Ref: Crime contre la nation  02/072020 et Crime contre sapiens  31/07/2020

 

18 octobre 2020