Ce n'est pas le titre d'un roman de Jane Austen qui aurait échappé aux recherches des amoureux de cette dame mais une réflexion sur deux modes d'action face à un fait-divers récent toujours présent dans l'esprit de tous et sur la manière de les évoquer. 

Rassemblement dans un hangar à Lieuron estimé à 2500 personnes avec danse et sono le 31 décembre puis premier janvier et le matin de la journée suivante

Mode patience, celui que la force des choses conduit à adopter.

«Face à des individus très violents, j'ai pris la décision de les laisser s'installer, et de contrôler la zone», avait déclaré Emmanuel Berthier, le préfet de la région Bretagne.

Ce qui s'est traduit dans le comportement des deux gendarmes qui sont immédiatement pris à partie, qui sont au contact de personnes violentes qui les agressent, brulent un véhicule et en dégradent deux autres

Contents d'avoir échappés aux excités qui les agressent ils préviennent leur gendarmerie qui envoie du renfort. Les relations de l'évènement ne disent pas combien d'hommes ni à quel rythme.

Au matin du troisième jour alors que nombreux participants ont échappés au contrôle les forces de gendarmerie trient et verbalisent  un millier de ceux qui restent et ceux qui ont rejoint des véhicules dans le périmètre bouclé.

On dira beaucoup de bruit pour rien. Certes mais sans accidents de personnes et avec la mise en examen des organisateurs et la confiscation des sonos et de petits profits pas très licites. 

Mode répression immédiate et emploi de forces d'intervention antiémeute.

Le périmètre est bouclé, le cordon de gendarmes empêche la foule de sortir et contraint les participants à sortir au compte goutte sous la menace et probablement quelques grenades lacrymogènes pour les convaincre que la fête est vraiment finie. Mais la foule est incontrôlable, déborde le système et agresse en retour les forces de l'ordre. L'issue d'un tel chaos ne s'imagine même pas.

Cependant, certains commentateurs, peu nombreux, ont exprimé l'opinion qu'il fallait voir dans cet évènement une preuve de la carence de l'État.

Facile à dire mais ce ne sont pas les commentateurs qui porteraient le poids d'un drame prévisible.

Écoutons le moraliste:

Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

16 janvier 2021