À la recherche du temps à perdre

 Onze millions  d'anglais, Boris Johnson le premier ont été vaccinés avec l'Astra Zeneca sans effet indésirable grave hormis une faible fièvre de la journée, pour l'heure à dose unique et leur campagne continue.

Il me semble que le phénomène, je veux dire la rumeur débute au Danemark et je ne sais pourquoi en Islande ce qui est bien surprenant. On y suspend l'usage de ce vaccin.

Quoiqu'il en soit sitôt amorcé la rumeur enfle façon calomnie du Barbier de Séville et trouve en Allemagne son premier bastion, place forte de référence. Qui oserait faire différemment.

Chez nous, pauvres témoin du pataugeage, barbotage, cafouillage du Divin Enfant, Gros Benêt et Benêt en chef, le petit Président auquel je surmonte mon aversion pour les gros mot, le petit con de Président avec force venait juste de lancer une campagne massive de vaccination  d'AstraZeneka qui démarrait depuis le 5 mars avec une adhésion forte des pharmaciens, médecins et autres groupes de gens pouvant réunir 5 personnes à la fois.

Jusqu’au 8, trois jours après le petit con décide sans préavis et sans information aux personnes concernées qui venaient aussi vite que possible de débuter leurs vaccinations, de suspendre la campagne entamée. Le motif est que, en gros il faut faire comme tous les autres et surtout comme cette vieille chouette de Merkel elle-même incapable de faire autrement que… comme les autres.  Finalement à peu d'exceptions près tous les moutons vont suivre le troupeau. Seule la Belgique n'a rien changé et vaccine toujours. Les pays de l'Est de l'UE ne sont pas concernés étant tout Spoutnik.

Ce phénomène de comportements irrationnels et sans motif par des nations copiant leurs comportements pour faire comme les autres est proprement fascinant et relève d'une sociologie de groupe qui se produisait historiquement par le jeu des alliances donc avec des motifs compréhensibles et prévisibles. Mais ici point de motif, rien à comprendre, circulez ! rien que la bêtises humaine s'exprimant en groupe.

Plus con que ça, tu meurs, disait-on !

L'exemple des anglais ne pèse d'aucun poids dans la rumeur et nous ne pouvons que constater la nature de la connerie, l'aveuglement des cons et du nôtre en particulier.

J'allais oublier. Le vaccin "dont auquel je vous cause" a bien évidemment reçu une première forme d'agrément de Bruxelles dès le 14 aout de l'année dernière avant achat par la Commission et le 29 janvier est obtenue l'autorisation de mise sur le marché. Bien évidemment les anglais avait reçu certification de l'animal par l'organisme compétant. Je laisse au lecteur le soin de rechercher son nom.   De même nous obtenons une recommandation de la Haute autorité de santé (HAS) sous la tutelle du ministre Olivier Véran, officielle le 6 février. Il inaugure avec le pauvre Castex la liste de personnes désavouées sans préavis et mis devant un fait du prince sorti de nulle part ; le fait, pas le prince.

Alors comme on fait une connerie et qu'on l'assume le Président stupide et  responsable cherche un parapluie ; naturellement comble de la sottise il demande confirmation à qui avait fourni l'autorisation, l'HAS l'obligeant ainsi à lancer des investigations sur des effets n'existant pas. Quelle merveilleuse occasion de perdre quelques jours de plus avant de vacciner à nouveau.

En même temps, l'abruti en chef nous fait des salades de confinement total, partiel, un peu mais pas trop, couvre-feu local, à 18 heures, ça c'est acquis et j'en oublie. Il a les meilleurs raisons du monde pour barguiner et pendant ces procrastinations la maladie continue son petit bonhomme de chemin à l'anglaise comme le virus du même nom. Tous les indicateurs galopent mais il aura consulté Pierre, Paul et Jacques et in fine décidera tout seul d'une solution qu'il avait déjà choisie. Une phrase de chanson me revient :

Que tout le temps qui passe, Ne se rattrape guère, Que tout le temps perdu, Ne se rattrape plus

Nous sommes le 18 et que je sache, chacun perdant du temps, nous attendons toujours et encore, à nouveau une chanson, que quelque chose se passe. Pas de quoi se presser nous ne sommes qu'à 38.000 contaminations et autour de 300 morts par jour. II parait, on dit, on explique que l'urgence est d'assurer que les réas ne soient pas saturées ce qui tout à fait compréhensible et que somme toute la vaccination viendra quand … à une date ultérieure, suis-je bête !

Si un lecteur percevait un certain énervement dans ce carnet il aurait raison. À l'instant  l'HAS confirme ce que nous savions  et je suis en peine d'imaginer quelle astuce fera surface pour perdre encore un peu de temps. Suis-je bête, il y a cette très intelligente limitation sur l'âge et il faudra quelques jours ou semaines peut-être pour étendre le droit au vaccin à qui le demande, à tous ceux qui piétinent dans le labyrinthe Doctolibresque et qui feraient instantanément copain avec le vaccin stupidement suspendu par de stupides responsables. À  l'instant nous venons d'entendre les sanglots monotones de Castex et de son fidèle Véran de la triste figure. Il y a du confinement sur la table et toutes les options seront étudiées. Ou je confonds avec les gémissements précédents. On se perd à la longue.

Je m'arrête mais mes sentiments changent et passent de la colère et de l'indignation à un profond sentiment de honte à l'endroit du responsable et des deux exécutants  qui ne dirent rien et ne démissionnèrent pas.   

Facile à dire. Et bien je ne me prive pas de cette facilité.

 Incidemment dans 10 jours nous recevrons en famille comme un couple uni dans la campagne la deuxième dose d'un vaccin dont je n'ai connu le nom qu'au moment où nous fut donnée la convocation pour cette deuxième dose : c'est celui avec un nom allemand, Pfizer BioNTech, nom allemand mais un labo du tout fait main par des équipes de chercheurs d'origine turque.

                                                                                                                                                                                 

19 mars 2021