Je me promettais de ne plus barboter sur des sujets dont j'ai causé, au coin du bar avec des amis lecteurs de si nombreuses fois que je n'arrive plus à retrouver les carnets égarés.

Mais la stupide loi climat refait surface et arrive enfin-hélas à l Assemblée.

Vous vous souvenez la Convention Citoyenne et l'incompréhensible promesse de satisfaire cette recommandation de cette incompréhensible Convention d'inscrire parmi leurs âneries une loi qui a pris la  forme de cette Loi Climat

Lassitude, perte d'intérêt d'avoir à ressasser avec une consternation sans cesse croissante les sottises de Macron. Vous noterez que ma virulence diminue et que résistant à la tentation et à la rime j'ai évité "petit con".

Mais enfin d'où vient  chez ce type ce besoin constant de créer par ses propos et ses actions les conditions pour recevoir des coups et aucun bénéfice à espérer.

La liste est longue et fastidieuse et naturellement en premier lieu la succession des repentances douteuses et inutiles et dont les personnes qui les reçoivent ne les perceront que comme faiblesse renforçant leur outil anti-français. Stora, quelle belle source d'inspiration !

Revenir sur la liste des crimes contre ….L'État (NDDL)…La Nation1 (Fessenheim)…La Nation2 (+ Écocide)…Crime contre Sapiens...  serait long et douloureux. Pour faire partager cette peine je remets deux de ces carnets en une Annexe-carnet indépendante.

Ici le propos concerne le débat à l'Assemblée  de la Loi portant «lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets.     Pour le Naïf, une sonnette tinte.

Le problème de l'énergie et associé comme le sparadrap d'Haddock la transition du machin, galimatias, et salmigondis de mesures visant à la décroissance. Bref, la Pompilitude.

L'incontournable piqure de rappel, encore une dose : en matière de réchauffement climatique, émission de GES…

La France est un témoin, une victime et en aucun cas un acteur.

Je me préparai donc à ressortir mes discours des nombreux carnets sur le nucléaire, les sottises des énergies dites renouvelables et autres éoliennes sur les collines perchées.    N'étant pas la seule personne souhaitant réagir et rencontrant dans mes lectures des textes de grande qualité je les joins en annexe et il est essentiel de les lire.

Le premier de M. Tandonnet est un commentaire de la loi, notre sujet. Je n'en changerais aucun mot bien qu'il soit indulgent sur la composition au hasard de cette convention.

Le second est de notre Haut Commissaire au Plan  François Bayrou. Texte remarquable avec des prises de positions claires, décisives sur le nucléaire tout en faisant encore une place aux éoliennes, ce que je n'approuve pas et n'écrirais pas comme vous le savez !

                                                       Annexe 1

 «La France populaire sera-t-elle le bouc émissaire de la loi climat?»  Maxime Tandonnet  30/03/2021

Ce projet de loi fascine par ses accents moralisateurs, son ingérence dans la vie privée à laquelle les régimes autoritaires du siècle passé n’ont rien à envier.

Le projet de loi portant «lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets», actuellement débattu à l’Assemblée nationale, soulève de multiples critiques de la part des oppositions de gauche comme de droite. Il lui est reproché d’un côté sa timidité et de l’autre son caractère punitif. Pour Mme Barbara Pompili, chargée de le défendre devant le Parlement, il touche à «ce qu’il y a de plus ordinaire, de plus basique mais aussi de plus crucial: nos modes de vie (…) une écologie pratique, qui apporte des solutions simples dans le quotidien des Français». De fait, ce projet de loi est particulièrement fascinant par ce qu’il nous apprend de la politique française telle qu’elle se présente aujourd’hui.

Son caractère grandiloquent sidère dès le premier abord. Les mots claquent: «Une transformation sans précédent dans l’histoire de notre pays», ou encore «une véritable bascule globale». La fuite dans l’emphase - par contraste avec la paralysie croissante des outils de la puissance publique - se présente bel et bien comme un fidèle reflet du «nouveau monde». D’ailleurs, son objectif déclaré est ni plus ni moins que de modifier le cours du changement climatique. Ainsi, il repose sur l’idée qu’une loi votée par le Parlement français serait de nature à modifier la composition de l’atmosphère. Or, selon l’Agence internationale de l’énergie, la part de la France n’est que de 0,9 % des émissions de carbones (28,2 % pour la Chine et 14,5 % pour les États-Unis). Entre les lignes de ce projet de loi transparaît une forme d’arrogance, typique de la France dirigeante actuelle: il suffirait de voter une loi «comme le président de la République s’y est engagé» pour infléchir le cours de la planète.

Ce projet de loi est particulièrement imprégné de l’idéologie dominante dans les sphères du pouvoir. Il est tout dans une logique de pénitence ou de repentance. Son idée maîtresse est celle de l’éternelle culpabilité de la France. Il n’insiste guère sur le contexte planétaire, la part que prennent les autres, infiniment supérieure, à la pollution de l’atmosphère, en particulier la Chine. Ce texte moralisateur, présenté comme pragmatique, tient essentiellement dans un message idéologique: la France et les Français sont désignés comme les principaux responsables de la dégradation de l’environnement, dès lors qu’il s’abstient de souligner que la France - la France seule - ne dispose que de marges de manœuvre infimes sinon dérisoires à cet égard.

Rien n’a changé de la méthode qui consiste à désigner des boucs émissaires dans la France populaire, « les gars qui fument des clopes et roulent au diesel », come disait un ex-ministre

Le mépris de la France dite d’en haut, la classe dirigeante ou influente, envers la France dite d’en bas, autrement dit la France périphérique ou la majorité silencieuse, s’exprime à travers ses lignes. Qui sont les coupables idéaux du réchauffement climatique? Les commerçants, à travers la chasse à la publicité et diverses contraintes, les transporteurs routiers, visés par la perspective de nouvelles taxes, les agriculteurs, qui sont dans le collimateur du projet, les automobilistes en général, notamment les banlieusards, le texte invitant à un «questionnement sur la place de la voiture en ville». Rien n’a changé de la méthode qui consiste à désigner des boucs émissaires dans la France populaire, «les gars qui fument des clopes et roulent au diesel», comme disait un ex-ministre. La quête du coupable idéal, «ce pelé, ce galeux», est donc toujours d’actualité. La crise des «gilets jaunes» n’aura donc servi de leçon à personne.

Ce projet de loi fascine par ses accents moralisateurs, son ingérence dans la vie privée à laquelle les régimes autoritaires du siècle passé n’ont rien à envier. Il prétend «changer le modèle français, accélérer l’évolution des mentalités». Il faudra désormais informer le consommateur de l’«empreinte carbone» des produits: les notions de bien et de mal définies par la puissance publique se mêlent ainsi aux courses quotidiennes. L’éducation au «développement durable» s’imposera dans les établissements scolaires. Les professeurs n’ont-ils pas assez de difficultés avec l’orthographe et les mathématiques? Les collectivités territoriales «volontaires» pourront proposer des menus végétariens «dans les services et restaurants collectifs dont ils ont la charge». Fallait-il une loi pour formuler cette concession au «politiquement correct»? Cette immixtion de «big brother» dans la vie intime de personnes - jusqu’à leur manière de se nourrir - n’est-elle pas le signe patent d’une tentation totalisante?

Les dispositions de ce projet de loi procèdent de 146 propositions de la Convention citoyenne désignée par tirage au sort. Ce mode de décision est présenté par les promoteurs du texte - qui entendent le pérenniser - comme une innovation démocratique. Faut-il vraiment parler de démocratie à ce sujet? Dans la Grèce antique, le recours à la méthode du hasard dans la sphère politique se fondait sur la croyance dans la toute-puissance des divinités. Aujourd’hui - en l’absence des dieux -, les inspirateurs de ces propositions ne représentent strictement qu’eux-mêmes. Ils ne procèdent ni de la légitimité démocratique - dès lors qu’ils ne sont pas élus - ni de celle de la compétence. Les parlementaires, députés et sénateurs, élus de la nation tout entière, saisis de ce projet, ont ainsi l’occasion de prouver, en le soumettant à un authentique débat de société, qu’il n’existe pas d’autre démocratie que celle qui émane du suffrage universel: celle dont ils procèdent.

Sauront ils s’en saisir?

Figaro du 31 mai

 

 

Annexe 2

Le plaidoyer de François Bayrou en faveur du nucléaire    Guillaume Guichard  23/03/2021

La France ne peut pas se passer de l’atome, alerte le haut-commissaire au Plan dans une nouvelle note.

François Bayrou, Président du MoDem et maire de Pau

 

Dans la grande bataille contre les émissions de CO2, la France ne peut pas se passer de nucléaire. Dans une note qui doit être publiée mercredi, et dont Le Figaro a eu connaissance, François Bayrou veut réhabiliter l’atome. Il fait partie de la réponse pour décarboner l’économie française, qui est appelée, dans les trente ans qui viennent, à se passer d’une part considérable des énergies fossiles qu’elle consomme aujourd’hui.

 

Le message transmis par le haut-commissaire, très proche d’Emmanuel Macron, ne doit pas être pris à la légère. Après le discours du président au Creusot sur le sujet - qui ne s’était traduit par aucun engagement concret -, le centriste tente donc de remettre l’atome au programme. Et quand bien même le haut commissaire au plan se défend de se situer dans une perspective électorale, la date de la parution de sa note survient juste après que le nucléaire a été tour à tour encensé par Marine Le Pen et brocardé par Jean-Luc Mélenchon ces dernières semaines.

Si François Bayrou a choisi de sortir maintenant sur le sujet très technique et politique de l’énergie, c’est aussi parce que le temps est compté. «La virulence de certains débats a pu contribuer à repousser des prises de décision», remarque-t-il. Emmanuel Macron a repoussé à 2023 toute décision pour la relance d’un programme de construction de six nouveaux réacteurs EPR. Le haut-commissaire semble chercher à presser le président à prendre parti plus tôt… avant la présidentielle.

«Nous ne pouvons pas modifier d’un claquement de doigt la trajectoire du grand paquebot qu’est notre système électrique», prévient-il. Pour assurer la décarbonation de l’économie française, l’électricité doit prendre le relais des énergies fossiles. De 473 térawattheures (TWh) d’électricité en 2019, la France devrait avoir besoin de 630 TWh à l’horizon 2050, voire peut-être davantage. Soit une hausse de 40 % à 45 %. «Il s’agit là d’une augmentation considérable de la consommation d’énergie électrique», prévient le haut-commissaire.

Consommer autrement

«Est-il possible d’obtenir, au terme de quinze ou trente ans, une production suffisante d’énergie électrique (…) tout en supprimant tout ou partie de notre parc de production nucléaire? La réponse est assurément non», répond le haut-commissaire. Il insiste: «La conclusion serait d’ailleurs la même si l’on voulait, pour les mêmes objectifs, renoncer au développement ambitieux de la production d’électricité d’origine renouvelable. En raison de l’obsolescence de notre parc de centrales nucléaires, aucune des deux sources d’électricité d’origine décarbonée ne peut se passer de l’autre.»

Le nucléaire se révèle donc incontournable. Il doit même occuper une place importante du mix électrique français, martèle le haut-commissaire. Les objectifs officiels mentionnent une part de 50 % en 2035. «Considérons que c’est un plancher qu’on n’enfoncera pas à la baisse sans risquer de provoquer une crise du système électrique», assure François Bayrou. Avant tout cela, il faut toutefois que la filière démontre qu’elle est capable de construire des réacteurs à des coûts acceptables, et dans les tempsC’est ce qu’EDF s’évertue à réaliser, dans le cadre du programme Excell, qui sera achevé d’ici l’été.

Mais comme des dizaines de réacteurs nucléaires arriveront en fin de vie au même moment, à l’horizon 2040, est-il rappelé dans la note, il faut aussi continuer à développer les énergies renouvelables. Mais pas n’importe comment. Artificialisation des sols, dégradation des paysages, investissements massifs pour les raccorder au réseau électrique… «Tout se passe comme si des objectifs ambitieux avaient été recherchés avec optimisme, sans que les citoyens aient été avertis des efforts considérables à fournir et des risques encourus», déplore au passage François Bayrou. Le haut-commissaire appelle tout de même à développer l’éolien en mer. Il est même «urgent» d’accélérer son déploiement. «La France dispose du deuxième potentiel européen derrière le Royaume-Uni», rappelle-t-il, et d’une filière industrielle qui ne demande qu’à se développer.

Pour François Bayrou, l’explosion des besoins en électricité dans les décennies à venir conduira les Français à adapter leur façon de consommer: «Désormais, la consommation va devoir s’ajuster à la production. Il s’agit d’un changement majeur de paradigme.» En particulier lors des pointes de consommation hivernales. Actuellement, ce sont certes les barrages hydroélectriques, mais aussi les centrales au gaz ou au charbon qui tournent pour répondre à la demande ponctuelle dépassant les capacités des centrales et des énergies renouvelables. 

Ces moyens dits «pilotables» mais dégageant du CO2 sont voués à disparaître à terme. «Cela signifie qu’il faudra faire fonctionner certains appareils électriques (machine à laver, lave-vaisselle, par exemple) ou recharger son véhicule électrique sur des plages horaires correspondant aux besoins du système», précise la note. C’est aussi cela, la révolution énergétique!

Figaro du 23 mars