Ce titre est trompeur car en réalité les sujets qui seront évoqués sont des étonnements qui peuvent être des animaux simples relevant souvent de la bêtise des hommes laquelle contrairement à ce qu'affirmait je ne sais plus qui, est la chose la plus répandue du monde.

 Un exemple marquant par la durée du phénomène est la recherche des ossements de la petite Estelle Mouzin. Fourniret qui est maintenant faible physiquement et mentalement a agit en 2003 avec son épouse Monique Olivier qui connait, mais à peu près, l'emplacement de l'enterrement du petit cadavre.

Ce meurtre, le onzième d'une série débutant en 1987 pour finir en 2003 par Estelle. 18 années se sont écoulées mais il semble qu'il faille absolument le déterrer pour…Cherchez les bonnes réponses en évitant les tartes à à la crème des "faire son deuil" comme si de retrouver quelques ossements puisse atténuer la peine des parents.

Cela m'étonne.

 Je picore dans mes notes et je trouve un article de l'excellent Luc ferry dans laquelle il cite un extrait savoureux de Lévi-Strauss : «Après avoir éliminé tous les critères possibles pour distinguer la barbarie de la civilisation, on aimerait au moins retenir celui-là: peuples avec ou sans écriture. Pourtant, rien de ce que nous savons de l’écriture et de son rôle dans l’évolution ne justifie une telle conception. Depuis l’Égypte jusqu’à la Chine au moment où l’écriture fait son début, elle paraît favoriser l’exploitation des hommes (…) Regardons plus près de nous: l’action systématique des États européens en faveur de l’instruction obligatoire qui se développe au cours du XIXe siècle, va de pair avec l’extension du service militaire et la prolétarisation. La lutte contre l’analphabétisme se confond ainsi avec le renforcement du contrôle des citoyens par le Pouvoir. Car il faut que tous sachent lire et écrire pour que ce dernier puisse dire: nul n’est censé ignorer la loi! Du plan national, l’entreprise est passée sur le plan international grâce à cette complicité qui s’est nouée entre de jeunes États confrontés aux problèmes qui furent les nôtres il y a un ou deux siècles, et une société internationale de nantis inquiète de la menace que représentent pour la stabilité les réactions de peuples mal entraînés par la parole écrite à penser en formules modifiables à volonté et à donner prise aux efforts d’édification. En accédant au savoir entassé dans les bibliothèques, ces peuples se rendent vulnérables aux mensonges que les documents imprimés propagent en proportion encore plus grande…»

Étonnant ou pas tant que ça

Toujours en picorant dans ce bazar de sujets à aborder se trouve ce que les commentateurs appelle les "mortiers". Il s'agit d'objets utilisés dans les feux d'artifices que le ministre de l'Intérieur qualifie "d'armes par destination :  Le 12 octobre 2020, à la suite de l'attaque par une quarantaine d'individus du commissariat de Champigny-sur-Marne, dans le quartier sensible du Bois-l'Abbé, le premier ministre Gérald Darmanin envisage d'interdire, par une loi, la vente au public, sur internet, des mortiers d'artifice qui seront considérés comme « des armes par destination ».

Il envisage, pauvre minet.

Les journalistes nous expliquent qu'il s'agit lorsque la racaille est "aguerrie" de véritable bazooka tirant bien au delà de 150m en un jet tendu à "destination" d'un CRS, au hasard. « On peut charger le tube de ce que l'on veut, des clous, des boulons… cela donne une charge explosive encore plus violente »… un engin « à ne pas mettre entre toutes les mains » car destiné « à blesser voire à tuer ».

Si ce n'est pas une arme je n'ai naïvement rien compris
Mais que Darmanin n'autorise pas les forces de l'ordre à faire usage de leurs armes, pardon, ne le leur demande pas …

Ça ne m'étonne pas,ça ma stupéfie. Jusqu'où vont la peur et la soumision aux justices ? 

Pour changer d'air et de pays. Et pour un Naïf, qui ne peut pas rester indifférent à un projet concernant un pays dans lequel j'ai dirigé Total plus de trois années. Alors, comme on dit maintenant, forcément !

 Nouveau projet majeur en Afrique de l’Est pour Total. Après le Mozambique pour le gaz, Total a signé dimanche soir les accords nécessaires à l’exploitation de réserves pétrolières généreuses en Ouganda avec ses partenaires locaux et le chinois CNOOC. Les blocs exploités se situent en bordure du lac Albert. Propriétaire de 56 % des parts, Total opérera ce nouveau champ pétrolier à partir de 2025, si les travaux se déroulent comme prévu. Sur les près de 10 milliards de dollars que coûtera le projet, Total en financera environ 5 milliards. CNOOC détiendra 26 % des parts de ce projet d’une taille estimée à plus d’un milliard de barils. Les pétroliers visent un plateau de production de 230.000 barils/jour et une exploitation qui devrait s’étendre jusqu’en 2045.

Dans un contexte de diminutions des investissements à cause de la crise, Total a décidé de lancer ce projet car il répond à son mantra d’un pétrole pas cher. Bien que situé très loin des côtes et nécessitant la construction d’un pipeline chauffant (pour maintenir le pétrole à l’état liquide) de 1.500 km à travers la Tanzanie jusqu’à la côte de l’océan Indien, les coûts techniques seront environ quatre fois moindres qu’en offshore profond. D’après Total, même avec un prix du baril à 30 dollars, le projet serait rentable.      

                                                             

 Les risques d’instabilité politiques et militaires avaient incité Total à abandonner ses droits d’exploration dans des blocs de l’autre côté du lac Albert, en République démocratique du Congo. Mais en investissant en Ouganda, Total ne s’épargne pas tout risque non plus. Longtemps modèle de développement, avec l’émergence d’une classe moyenne, ce pays voit sa situation politique se détériorer depuis quelques années. La 6e réélection en janvier du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1996, est fortement contestée par l’opposition. Les ONG dénoncent des enlèvements d’opposants et les manifestations sont violemment réprimées. Âgé de près de 77 ans, Yoweri Museveni a fait le vide autour de lui. «Le chef de l’État pousse son fils à lui succéder, mais ce dernier est contesté jusque dans son propre parti et au sein de l’armée, où il réalise une carrière éclair.  En cas de décès du président, rien n’a été mis en place pour une transition pacifiée.»

Ce texte  est copié d'un article du Figaro 13 04 21  de Guillaume Guichard 

Entre le Kenya et la Tanzanie, plus de dix années de ma vie agrémentées d'assez longs séjours au Rwanda  en ne mentionnant pas les années du Soudan qui sont ici hors de propos, me permettent d'imaginer ce que représentent ces 1500 km d'un pipeline partant d'un pays d'une stabilité politique incertaine pour plus de 1000 km de steppes arborées de touffes d'acacias pour rejoindre Tanga jadis capital du sisal de port dépourvu.

Mais pour Total hormis d'assez prévisibles problèmes de logistique rien d'insurmontable.

Quant à la rentabilité de ce projet, je dois reconnaitre que le ne suis pas arrivé à l'évaluer car je ne sais plus faire ces chose là. Enfin, disons une quarantaine de milliards de dollars en 34 ans, peut-être ?   Si un lecteur, grand dieu qui, souhaite vérifier, grand bien lui fasse.

Ce sujet ne pas stupéfié et je me suis soumis à simplicité de l'emprunteur de texte mais il m'a tout de même …

Étonné.

Changer de registre s'impose après le pensum Total. Voici une fable 

Ursula et Margrethe vont à la foire aux vaccins. Elles veulent faire jouer la concurrence. Ursula pour les prix et Margrethe insiste sur la concurrence. Mais elle cède et tous les vaccins sont également retenus, achetés enfin presque, payés mais un peu seulement. Diable, la santé n'est pas dans leur compétence. Ce qu'elles veulent est une équitable répartition entre les pays de l'union européenne. Margrethe se réjouit

Alors on vaccine ce qui permet d'observer les différences entre les nations.

Les livraisons sont irrégulières et pour certaines très en dessous de leurs engagements mais enfin U et M sont contentes. Et soudain une autre foire s'ouvre, la foire aux variants. Ursula s'efface et Margrethe hésite car les variants sont nombreux. Elle réfléchit et consulte Ursula pour conclure que le variant anglais est celui qu'elle retiendra.

Morale : les sots qui gouvernent doivent écouter Ursula et Margrethe. 

Bon, pas terrible cette fable, mais ça distrait. C'est un peu court mais heureusement Bertille Bayart est venue à mon aide en donnant du gras

              Vaccins: «De quoi l’Europe est-elle coupable?»    Bertille Bayart    Fig  07/04/2021  

On accuse la bureaucratie bruxelloise d’être à l’origine de la lenteur de la vaccination. Pourtant, quand il aurait fallu se hâter, de nombreux eurodéputés penchaient du côté de la réticence et de la temporisation.                       

Oups! Une malencontreuse erreur s’est produite dans l’usine de la société Emergent BioSolutions à Baltimore, aux États-Unis. Enrôlée pour produire des vaccins à la fois pour Johnson & Johnson et AstraZeneca, l’entreprise se serait, selon la presse américaine, emmêlé les pinceaux en mélangeant les ingrédients des deux sérums. Emergent ne confirme pas la nature du problème mais convient avoir dû détruire un lot. Quinze millions de doses sont parties à la poubelle.

Bas du formulaire

On apprend, au détour de cette histoire de gâchis, que Washington avait réservé les capacités de production chez Emergent avant même de savoir quel vaccin serait mis sur le marché. Le contrat entre la société et le gouvernement américain a été conclu le 30 mai 2020, pour un montant de 628 millions de dollars. À titre de comparaison, Delpharm, qui démarre ce mercredi le flaconnage pour Pfizer/BioNTech, a été «embauché» mi-novembre 2020.

Scénario central

Elle est là cette «folie» dont a manqué l’Europe, pour reprendre les termes d’Emmanuel Macron. Dans cette capacité qu’ont eue, en particulier les États-Unis, de s’inscrire dans le scénario improbable écrit par Donald Trump qui exigeait un vaccin avant la fin 2020 tandis que de ce côté-ci de l’Atlantique, nous nous sommes installés l’an dernier dans le calendrier raisonnable d’une vaccination envisageable à partir de l’été 2021. Les Européens sont tombés dans le piège décrit par les sciences cognitives et d’analyse de la décision: incapacité à penser l’extrême, penchant naturel pour le moindre risque, préférence pour le scénario central.

Comme le disent les nouveaux éléments de langage du gouvernement - opportunément apparus en même temps que l’annonce du troisième confinement en France - l’Europe «n’a pas été au rendez-vous» de la vaccination. Le retard du Vieux Continent est patent. Mais le procès de la fameuse «bureaucratie» européenne est insuffisant.

La technocratie bruxelloise, à courte vue, timorée, et au comportement de petit comptable, a en réalité parfaitement rempli sa mission

La Commission a manqué d’anticipation? Vrai. Mais elle n’est pas la seule. Le gouvernement des Pays-Bas a eu l’occasion, au mois d’avril 2020, de conclure un contrat avec la fameuse usine d’Halix à Heyden que les chercheurs d’Oxford avaient identifiée comme un sous-traitant potentiel. Il ne l’a pas saisie. On connaît la suite: l’usine néerlandaise a été intégrée à la chaîne de production du vaccin Oxford/AstraZeneca à destination du marché britannique.

Trop prudente l’Europe? Bruxelles n’a pas eu comme la Grande-Bretagne l’audace d’accélérer les procédures d’autorisation de mise sur le marché. Pingre? Aussi. Alors qu’à l’évidence le prix des vaccins est sans commune mesure avec les bénéfices non seulement sanitaires, mais aussi économiques, de la vaccination.

L’Europe que nous méritons

Mais on a l’Europe qu’on mérite. La technocratie bruxelloise, à courte vue, timorée, et au comportement de petit comptable, a en réalité parfaitement rempli sa mission. Plus que des doses, les parlementaires européens lui réclamaient après tout, tout au long de l’automne 2020, de la transparence dans le processus de signature des contrats. Rien ne comptait plus, dans le chaudron virtuel de l’assemblée des eurodéputés, que de s’assurer que la responsabilité des laboratoires était bien engagée.

Et à Paris, le 16 décembre, quand les députés français ont longuement débattu de la stratégie vaccinale présentée par Jean Castex, aucun n’a réclamé d’information sur le nombre de doses, et encore moins de précision sur la préparation de l’outil industriel. À Paris en décembre, à l’exception de Jean-Pierre Door (LR) qui montrait de l’impatience, on faisait l’éloge de la lenteur. Alors que le vaccin Pfizer s’apprêtait à être autorisé, «nous souhaitons que le gouvernement n’accélère pas indûment la date de déploiement» (Gérard Leseur, PS). «Il faudra également se poser la question du coût de ces vaccins, alors que les plus avancés d’entre eux sont les plus chers et que la vaccination sera entièrement prise en charge par l’État.» (Sylvia Pinel, Radicaux de gauche). «On apprend que l’Agence européenne des médicaments a déjà commandé plusieurs millions de doses, mais se réunira fin décembre pour statuer sur une autorisation. À combien se monte le prix des commandes? Est-il nécessaire de procéder dans cet ordre?» (Jean-Hugues Ratenon, LFI). «Nous avons la chance inouïe de pouvoir observer ce qui va se dérouler dans les pays voisins. Oui, l’Union européenne fait un choix collectif de prudence et de précaution. Nous ne pouvons l’en blâmer» (Marine Brenier, LR). «Quant à la date de démarrage de la campagne de vaccination, le plus tôt sera le mieux, mais il n’en demeure pas moins capital de prendre le temps de vérifier que tout est en ordre…» (Cédric Villani, LREM).

Oui, nous avons l’Europe que nous méritons.

Sacrée Bertille, toujours prête à venir en aide au Naïf désemparé.

Une petite remarque :

Après bien de très sottes hésitations sur les "stratégies" de vaccination,  je rigole, le mot stratégie dans la bouche de Véran relève de la farce, l'ahuri en question a conclu qu'il faut ouvrir des centres importants en espérant, ce qui se produira enfin lorsque les vaccins arriveront.

Mais v'la ti pas que maintenant les citoyens sont appelés à voter pour une élection de je ne sais pas quoi, enfin une élection propre sur elle, comme il faut. Alors panique dans les chaumières comment faire, vous comprenez, les gestes barrière, les masques, le gel… Comment faire ?

Ne croyez vous pas que les centres de vaccinations où AstraZeneka est proposé et qui sont donc vides feraient d'excellents bureaux de vote ?

Allez je rigole…

Mais je m'étonne encore 

Encore un remarque sur un détail de langage qui m'énerve à défaut de m'étonner.

C'est d'abord une spécialité des journalistes qui est d'entretenir et de cultiver par mépris de la clarté de leur propos. Le lecteur ne sait jamais et ne saura jamais s'il s'agit d'une explication, Voici pourquoi, ou d'une Interrogation, On se demande pourquoi cet événement s'est produit ? Et cela se voit surtout dans les titres des journaux

Si j'en parle ici, c'est que pour reprendre les mots d'une chanson populaire, ça m'énerve ! Que les lecteurs qui ne connaissent pas la chanson, les pauvres, me pardonnent …cet énervement.

Et après tout, cette confusion permanente ne m'étonne pas du tout. 

°°°°°°°°°°

Un sujet déjà présent dans ma liste des étonnements et qu'une récente conversation avec des visiteurs intéressés par ce sujet a lancé la machine à clarifier ma naïve réflexion. L'Éduc-Nat n'arrive déjà à faire son boulot et  nous livre en fin de parcours scolaire des "étudiants" n'ayant qu'une connaissance approximative du français. Mais le Sénat, sa composition semble l'y incliner, propose et met dans son assiette de nouveaux mets de choix à la carte qui sont adoptés par l'Assemblée nationale : les langues dites régionales.

Proposer une telle loi est stupéfiant et on ne perçoit pas quel est le fondement idéologique conduisant à prendre ce chemin à l'évidence anticonstitutionnel

Le 22avril 2021, le Conseil constitutionnel a été saisi par plus de 60 députés.

Le 8 avril, l'Assemblée nationale avait définitivement, sans modification, la proposition de loi par 247 voix pour, 76 voix contre et 19 abstentions.

Le texte avait été déposé le 30 décembre 2019 par le député Paul Molac….et adoptée en première lecture par AS nat avec modification le 13 février 2020 puis par le Sénat le 10 décembre 2020.

 Les linguistes estiment ainsi qu'il existe, en France, environ 75 langues régionales ! Parmi elles, certaines sont enseignées à l'école comme l'occitan, le breton, le basque, le corse, l'alsacien ou certaines langues mélanésiennes comme le tahitien.

Voici donc le menu de l'apprenti sorcier rendu fou qu'il propose de mettre dans l'assiette de la pauvre Éduc-Nat encore qu'il semble qu'elle ait déjà accepté certaines de ces langues.

Je crois  qu'à ma connaissance l'alsacien n'existe plus que comme trace chez quelques personnes âgées et certainement pas dans ma belle famille. En conversant avec mes visiteurs-déclencheurs je leur racontai que le grand père de mon gendre avait appartenu aux contingents de jeunes alsaciens enrôlés vers la fin de la guerre dans la Wehrmacht. Mais il n'est plus parmi nous et ne parle plus alsacien ou allemand. Et j'ajoutai que la génération suivante, la mienne ne parle ni l'alsacien ni l'allemand.

Quant à l'occitan ce n'est guère qu'une invention inventée bricolée par le poète Mistral partant d'une langue dite provençale Il en invente aussi une norme graphique, la graphie mistralienne, qu'il invente de toutes pièces apparaît comme peu adaptée à l'histoire de la langue occitane et est avant tout phonétique, et s'inspire pour beaucoup de celle du françaiswiki

Ses efforts et sa persévérance finiront par faire que le patois d'origine est devenu objet de culture mais certainement pas une langue. À la télé, chaque samedi, probablement sur la 3, un petit temps d'antenne est réservé à des soi-disant locuteurs pour "causer" en un soi-disant occitan ou peut-être provençal : pathétique les pauvres gens sont si visiblement embarrassés d'avoir à prétendre qu'on est gêné pour eux.

Le fond du problème est qu'aucun des promoteurs de ces propositions inopportunes ne définit ce qu'est une langue au sens moderne du vocable au delà de l'usage des ethnologues ou des historiens qui en font un usage d'application limitée à des fenêtres étroites : la langue des signes purement construite de geste signe mot ou intention ou sentiment, la lecture moderne du Grec ancien par interprétation de diverses traductions et je sais quoi encore.

Il faut donc revenir, comme à l'école aux fondamentaux. 

Art 2  de la Constitution de la Cinquième République française

« La langue de la République est le français.

L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.

L'hymne national est la Marseillaise.

La devise de la République est Liberté, Égalité, Fraternité.

Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »

Des démarches on été faites au fil des années pour arriver à une révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui finalement inscrit une reconnaissances des langues régionales à l'article 75-1 de la Constitution et non à l'article 2.

Encore des débats et ce n'est que ces jours ci que le loup sort enfin du bois pou ajouter encore un peu de chaos dans le monde en déserrance de l'Éducation Nationale. Relire Renan en entendant les multiples façons dont les nations se sont construites pourrait conduire à croire que les différences entre langues dans un pays n'ont aucune conséquence sociale ou politique. Ce qui faux et tous les pays où deux langues ou plus coexistent ont des problèmes d'unité. La Belgique obligé de composer en permanence entre des Wallons et des néerlandophones, l'Espagne avec une Catalogne en quasi sécession. La Suisse, en réalité une mosaïque de 26 cantons et quatre langues est en revanche l'exemple d'une structure fédérale qui fonctionne au prix de multiples garde-fous avec une autonomie cantonale sur beaucoup de sujets. 

La République Française n'est en aucun cas une nation où plusieurs langues puissent coexister sauf à admettre qu'une fraction notable de la population ait complètement échappé à son assimilation, dont la condition nécessaire est de parler français. Donc je n'inclus pas l'arabe dans cette liste car même si certains musulmans marquent dans l'usage et l'enseignement de l'arabe, en admettant qu'il y ait un arabe standard, un souci de ne pas faire nation avec les français et viser, comme on dit, autre chose.   

Reste donc que pour la majorité des 75 langues leur usage relève d'un souci d'une forme éminemment respectable et souhaitable de patrimoine culturel que les pouvoirs publics doivent encourager au gré de leur budget et des sentiments des administrés.

C'est le point de vue du Naïf en chef qui persiste et signe. Une annexe suit qui provient d'une communication de je ne sais plus quelle autorité, ah si, ça me revient : République Française-vie-publique.

 

 Annexe dite la perle                 L'essentiel de la proposition de loi

 

La proposition de loi a pour double objectif de protéger et de promouvoir le patrimoine immatériel et la diversité culturelle dont les langues régionales constituent l’une des expressions. Selon la délégation générale à la langue française et aux langues de France, il existe aujourd’hui une vingtaine de langues régionales en métropole et plus d’une cinquantaine dans les outre-mer. Toutefois, leur pratique diminue.

La protection patrimoniale des langues régionales

Le texte reconnait, dans le code du patrimoine, l’existence d’un patrimoine linguistique, constitué de la langue française et des langues régionales. Il inclut dans la définition du patrimoine ces langues et précise le concours de l’État et des collectivités locales dans leur enseignement, diffusion et valorisation.

Il accorde le statut de trésor national aux biens présentant un intérêt majeur pour la connaissance des langues française et régionales. L’appartenance à la catégorie de trésor national entraîne l’application d’un régime particulier de protection. Les biens concernés pourront être, par exemple, des enregistrements ou des manuscrits anciens. 

Sur amendement des députés(nouvelle fenêtre), des dispositions de la loi du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française, dite "loi Toubon"(nouvelle fenêtre), ont par ailleurs été réécrites afin de préciser "qu'elles ne font pas obstacle à l’usage des langues régionales et aux actions publiques et privées menées en leur faveur". Selon les auteurs de l'amendement, la rédaction actuelle de la loi est trop imprécise et a servi dans de trop nombreux cas à faire obstacle à l’usage des langues régionales.

L'enseignement des langues régionales

À l'initiative des sénateurs, des mesures sur l’enseignement des langues régionales, prévues initialement dans la proposition de loi mais supprimées par les députés, ont été réintroduites.

Le code de l'éducation est modifié pour :

Sur amendements des députés, le gouvernement devra remettre au Parlement deux rapports sur l'enseignement des langues régionales.

L'emploi des langues régionales dans les services publics et les actes d'état civil

La signalétique bilingue est désormais reconnue dans la loi. Le texte autorise de façon claire les services publics à recourir à des traductions en langue régionale par exemple sur les bâtiments publics, les panneaux de signalisation, mais aussi dans la communication institutionnelle.

De plus, tous les signes diacritiques en langue régionale dans les actes d’état civil seront désormais autorisés. Il s'agit par exemple de l’accent aigu sur le "i", le "o" ou le "u", utilisé en catalan ou encore du tilde, utilisé en breton et en basque. L'emploi des signes diacritiques est actuellement régi par une circulaire de 2014. Cette circulaire, qui donne une liste limitative des signes autorisés, a suscité des contentieux. Il s'agit de mettre fin aux difficultés rencontrées par les parents qui choisissent des prénoms traditionnels régionau

                                                            °°°°°°°°°°°°°°°°°  

J'arrête ici ce premier bout de carnet pour entamer d'un pas toujours gaillard le numéro2

 05 mai 2021