Je ne sais pas comment commencer cette suite ne souhaitant pas retomber dans ce j'appelais  les pataugeages où je commentais une loi ou un évènement de la vie politique. Non que les sujets fassent défaut, mais une certaine lassitude me gagne et mon inclination me pousse vers des sujets plus divers, enfin quoi, différents.   Un exemple:

Vous le valez bien

 Je lis un article du Monde, vous savez celui qui n'est pas mon journal de référence à jamais souillé par le passage à sa direction d'Edwy Plenel-au-sourire-ricanant, retraçant l'historique de ce "slogan "avec compétence et retenant l'attention mais sans s'étonner de l'impropriété du terme dans la langue de Molière et qui plus est en anglais aussi, quitte à reconnaitre sa qualité dans sa simplicité.

                            L'Oréal. Because you're worth it. Sur un flacon de teinture.

 Worth est un adjectif associé à un jugement de valeur ou de mérite d'un sujet. Vous pouvez être le sujet : it's worth a lot to me, ou : what's it worth to you, mais vous ne pouvez pas valoir un it.

Ce que signifie le slogan de l'Oréal est que : vous le méritez bien. Is the film worth seeing? sous entendu by you, mais il n-y a pas de it final alors qu'on pourrait dire : is it worth seeing this film ? question ou It is worth seeing this film ! recommendation

Il existe aussi to be worthth it,  qui signifie a peu près "en avoir pour son argent" et nous ramène au slogan après tous mes commentaires hors de propos.

Depuis le début de ce carnet de rien du tout, je scrute les pubs L'Oréal, vaste programme, et je note que elles varient entre Nous le valons bien et Vous le valez bien 

Bon, j'arrête, je lasse le lecteur et Word pédale dans la choucroute entre la langue de Molière et celle de Shakespeare comme Aznavour.

Tout ceci est sans la moindre importance mais j'ai toujours ressenti à tort une petite gêne devant cette publicité …quitte à reconnaitre sa qualité dans sa simplicité.

Tout celà est bien court et mérite d'être complété par quelques traits de la langue utilisée à la télé par les commentateurs, le personnel politique et les passants pris à témoin au fil des entretiens. Et naturlich en annexe un texte que je lus récemment et retrouvai sans mal.

 Prendre ses responsabilités   ….. Ce qui n'a pas vraiment de sens mais très fréquent chez les politiques confrontés à une difficulté. C'est le seul sujet un peu sérieux. Mais aussi le nous ne lâcherons rien en cas de crise. Effectivement reste le champion des fréquences dans toutes les bouches ou presque ; avec mon oreille attentive je remarque l'absence du mot, d'abord comme un manque car je n'aime pas qui déroge à ma loi mais en même temps ravi que certains soient immunisés.

Très fréquent aussi exponentiel qui cumule son absence de sens mathématique avec une exagération inutile pour dire à forte croissance. Bon, on peut faire de la poésie si on veut…Ça me kif gtrave,  il aime beaucoup…Plus ordinaire pas dignes du marquage en rouge, enfin si le lecteur insiste,  Voila sujet couvert je crois par J P Robin (Fig 19 03) et on n'échappe pas à l'annexe…entre guillemets à peu près vide de sens, un tic…quelque part (oui, mais où)…du coup, on attend impatiemment…pas forcément, difficile à classer signifie peut-être peut-être… Ya pas photo pour souligner une évidence….on va dire si je comprends bien pourrait signifier qu'on n'affirme pas et que le sens de ce qui suit est une interprétation, un peu comme C'est vrai que… Au quotidien, chaque jour ?...La banane, sourire…Tout à fait pour dire oui… Absolument pour dire oui…un p'ti peu est un peu comme quelque part un peu pas classable…ça change tout, une pollution venue de la télé comme le c'est   parti  de Nathalie Simon…. L'incontournable au jour d'aujourd'hui …. Quelque chose de qualité devient, magie des mots, qualitatif...un endroit où on vit bien est une terre de partage… où on a le goût de la convivialité…Une super perle et un vrai défi en restant dans la physique ordinaire, de l'énergie renouvelable nous dit un commentateur spécialisé, oui, mais dans quoi, englué dans le vocable Ademique (EnR) qui est à l'origine de ce faux sens de nommer renouvelables de l'énergie produite par des ustensiles supposés avoir été fabriquées sans consommation d'énergie. La seule exception serait dans le nucléaire lorsqu'on fabrique du combustible (MOX) utilisable ou pas dans les réacteurs actuels. Bon, je m'égare et dis moi aussi n'importe quoi… sans mention particulière mais d'usage ordinaire…envie de transmettre …défendre les valeurs, vaste programme…solidaire avec tous les gens auxquels une promesse a été faite et de surcroit on est plus fort ensemble ….avoir une vision positive nous dit Jean Viard comme un mantra…une très belle : une proposition à l'origine d'une problématique pour dire ce propos pose des questions, le mot question étant jugé ringard, il n'y a plus que des problématiques…compliqué tend à remplacer difficile, bon c'est pas très grave, mais trop de compliqué conduit au fameux ras le bol plus que fréquent, tirant sur le permanent…au bord de l'implosion pour dire au bord de l'explosion ; ce qui en revanche s'appliquerait pour LR et ce qui reste de la gauche

Enfin je ne sais si je vais  pouvoir me permettre d'essayer de tenter de conclure ce carnet. Et pour mieux le monitorer il est réalisé en mode mixte, distanciel et présentiel, et je suis resté cool                                                                                                                            8 mai 2021

  

Voici pourquoi nous disons à tout bout de champ voila      Jean-Pierre Robin   19/03/2021

Le lundi 8 mars, Anne Hidalgo, la maire de Paris, a lâché une bonne demi-douzaine de «voilà» en un quart d’heure pour scander ses positions, lors d’un entretien à France Inter qui l’interrogeait sur le couvre-feu et les menaces de confinement à Paris. Commentaire pertinent d'une photo sans intérêt

Il n’y a pas que le Covid-19 qui circule. Est-ce l’effet des mesures de distanciation sociale qui nous empêchent de nous toucher et même de nous rencontrer? À l’instar des virus, les tics de langage tendent à se multiplier comme autant de formules de connivence sur les radios et sur les plateaux de télévision. En voici un qui a un taux d’incidence particulièrement élevé: il consiste à entrelarder ses réponses aux questions posées du terme «voilà».

Écoutons par exemple le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti. Il était interviewé ce lundi matin 8 mars sur tvmag.lefigaro.fr pour défendre son projet de filmer les procès. Tout en exprimant son admiration pour la téléréalité, cet ancien avocat ténor du barreau de Paris déclare ceci: «Je suis fasciné par ce que l’on propose à notre jeunesse au fond, et moi je me bats pour faire mieux connaître la justice de notre pays ; vous voyez la distance qui sépare les deux, oui ben voilà (sic).» C’est pour le moins intempestif et totalement inutile.

En quelques minutes, Alain Griset aura rehaussé son propos de cinq « voilà », comme s’il voulait chaque fois couper court à toute réplique

Pratiquement au même moment, son collègue du gouvernement Alain Griset, le secrétaire d’État en charge des PME et des TPE à Bercy, était l’invité du «Talk» du Figaro et expliquait ainsi les raisons de la fermeture de certains commerces: «C’est une question de brassage de population, voilà. Le virus est transmis parce que les gens se croisent.» En quelques minutes, Alain Griset aura rehaussé son propos de cinq «voilà», comme s’il voulait chaque fois couper court à toute réplique.

Il n’y a pas que les ministres, bien sûr. La plupart des hommes et femmes politiques sont des aficionados de «voilà», ce présentatif, comme le qualifient les grammairiens. À l’origine, l’expression s’écrivait «voi là» (le verbe, forme ancienne de «vois», et l’adverbe «là») et elle s’emploie aujourd’hui pour orienter l’attention sur une chose ou une personne un peu éloignée. Son cousin «voici» sert au contraire à désigner ce qui est proche. Mais malgré son grand prestige (Ecce homo, voici l’Homme, le Christ), «voici» n’a pas la cote dans le langage parlé actuel. Ce même lundi matin 8 mars, Anne Hidalgo, la maire de Paris, a lâché une bonne demi-douzaine de «voilà» en un quart d’heure pour scander ses positions, lors d’un entretien à France Inter qui l’interrogeait sur le couvre-feu et les menaces de confinement à Paris.

Les politiques, mais aussi les experts de tout poil, épidémiologistes, médecins, économistes, ou simples quidams qui connaissent leur quart d’heure de célébrité du fait de l’actualité, tous y ont recours. Chacun semble s’y accrocher comme à une bouée de secours pour ponctuer ses dires. L’Académie française récuse pourtant un tel emploi en fin de phrase comme étant superfétatoire et donne cet exemple: il ne faut pas dire «j’arrive demain, voilà», alors que «j’arrive demain» suffit amplement.

Comment admettre que les ministres, qui adorent les interviews radiophoniques ou télévisées au point de négliger les traditionnelles conférences de presse, commettent de telles maladresses ?

Cette surcharge du discours rappelle le fameux «point barre», très en vogue il y a une vingtaine d’années, bien plus qu’aujourd’hui. À l’époque on voulait signifier verbalement, et non sans une certaine insolence, que l’on entendait clore le débat. Dans les années 1990, les Français découvraient l’informatique de masse et l’usage des claviers d’ordinateur: après avoir tapé sur la touche du point, on appuie sur la barre pour passer à la phrase suivante.

Plus qu’un simple tic de langage ou une maladresse stylistique, le terme «voilà» en tant que marque de ponctuation orale exprime en réalité un véritable embarras. La plupart du temps, la formule intervient lors d’un entretien plus ou moins improvisé et en réponse à une question ; on ne l’entend pratiquement jamais au cours d’un exposé qui a été soigneusement préparé. La personne interviewée donne l’impression d’être arrivée au bout de son argumentation et de ne plus savoir que dire. Chez les locuteurs les moins expérimentés, ce signe d’épuisement peut intervenir au bout d’une minute, voire moins, et passé ce cap, les «voilà» se multiplient en rafale. Pour l’intervieweur professionnel, c’est le signal qu’il lui faut passer à autre chose avant que son interlocuteur ne s’enferre dans une pitoyable logorrhée.

Comment admettre que les ministres, qui adorent les interviews radiophoniques ou télévisées au point de négliger les traditionnelles conférences de presse, où ils échangent avec les journalistes de façon approfondie, commettent de telles maladresses? C’est particulièrement étonnant de la part d’Éric Dupond-Moretti, dont l’éloquence est l’une des qualités fondamentales de son métier d’avocat. Il faut sans doute y voir le souci d’être sincère et de «faire peuple». Les Grecs appelaient l’art oratoire «hypokrisis», ce qui a dérivé sur le mot «hypocrisie» en français. Voilà.

Rien d'étonnant dans tout ça, dit le Naïf

 

 

9 mai 2021      Je m'étais promis de ne pas parler de l'affaire Sarah Halimi au motif que c'est trop aberrant et révoltant et que cela me remplit de honte, de colère  et de tristesse ; honte de la justice, colère à l'endroit de la cour de cassation qui en plus de virtuellement dédouaner un islamiste confirmé par les faits et les propos, crée une jurisprudence qui est bien davantage qu'une amphore de pandore et trace le chemin de tous les assassins du répertoire.  Et tristesse car j'y vois une autre forme du délitement des institutions dont le flot nous emporte, nous noie et la justice n'échappe pas à ce naufrage

Toujours attentif à ce qui somnole sur l'écran de ma fidèle machine un papier de Franz-Olivier Giesbert paru dans l'hebdomadaire de référence que je lis chaque semaine.

Paresse et reconnaissance de la belle ouvrage je le joins comme une très grosse annexe, encore que le terme annexe ne convient pas puisqu'il forme l'essentiel du sujet dont je ne voulais pas parler.

FOG – L’honneur perdu de la justice française   Le Point 21 avril 2021

La Cour de cassation a confirmé l’irresponsabilité du meurtrier de Sarah Halimi, qui ne sera donc pas jugé. Un arrêt honteux pour notre éditorialiste.

 

 

« L’espérance est un risque à courir », disait Georges BernanosCourons-le. Quand l’abjection prend le dessus et que la justice tombe dans un cul-de-basse-fosse, mieux vaut sortir de chez soi et marcher longtemps, en respirant à fond la tiédeur printanière, au milieu des chants des merles.

Le jour finira bien par se lever un de ces matins. En attendant, ce n’est pas tant la décision de la Cour de cassation sur l’affaire Sarah Halimi qui choque aujourd’hui. Il eût fallu beaucoup d’illusions sur la justice de notre pays pour être sûr qu’elle ne conclurait pas à l’« irresponsabilité pénale » de son meurtrier : c’est dans l’air du temps et on sait qu’avec elle il faut toujours s’attendre à tout, à commencer par le pire. 

Révoltant est le silence assourdissant d’une classe politique qui, à part Christian Estrosi ou Marine Le Pen, n’a pas osé condamner l’arrêt de la Cour de cassation, symbole d’une justice hémiplégique. Une décision historique qui permet à Kobili Traoré, l’assassin de Sarah Halimi, d’échapper au procès et, après son ignoble forfait, de continuer à couler des jours paisibles dans le centre psychiatrique d’où il pourra, selon toute vraisemblance, sortir bientôt.

Désormais, les bourreaux sont les victimes et les victimes, les bourreaux, il faut vous y faire : telle est la philosophie, si l’on ose dire, d’une partie non négligeable de notre magistrature qui n’a jamais de comptes à rendre. L’autre jour, François Molins, l’un des pontes de la Cour de cassation, se tortillait ainsi à la télévision en expliquant sans rire qu’il comprenait « l’émotion des gens qui ne connaissent pas la loi et les procédures », avant de rappeler que le juge est là pour appliquer la loi, « pas pour la faire ». Fadaises ! 

Pas coupable et même pas responsable, l’homme qui a tué Sarah Halimi, sa voisine, une sexagénaire de confession juive, dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, à Belleville ? Pendant une quarantaine de minutes, Kobili Traoré, familier de la tristement célèbre mosquée Omar de la rue Jean-Pierre-Timbaud, repaire d’islamistes radicaux, a roué de coups sa voisine en récitant les versets du Coran. Puis, après ce supplice, il l’a jetée du troisième étage en criant plus d’une dizaine de fois : « Allah Akbar »

Mais ce n’était pas sa faute, que voulez-vous : le pauvre chat était atteint d’une « bouffée délirante aiguë », il avait abusé du cannabis, encore que le taux de THC, principe actif de cette drogue, relevé dans son sang, fût modéré. Après que Daniel Zagury, monument national de l’expertise psychiatrique, eut écarté l’abolition (mais pas l’altération) du discernement du condamné, l’instruction n’a consisté, sans mener de véritable enquête, qu’à contredire ce premier diagnostic, comme pour faire valoir l’irresponsabilité pénale du meurtrier. Il n’a même pas été procédé à une reconstitution des faits, sans doute pour ne pas le traumatiser ! 

S’agit-il d’un permis de tuer les juifs sans risque judiciaire ou d’une exonération systématique des islamistes (à ne pas confondre avec les musulmans) qui, pour une fraction de la gauche, sont toujours dans le camp du Bien ? C’est la question que pose, hélas, la décision de la plus haute autorité d’une justice en déroute. Rien ne tient dans ce dossier, à commencer par la capacité de l’assassin à réciter des versets du Coran alors qu’il avait soi-disant perdu… la tête.

La loi stipule que « n’est pas pénalement responsable » la personne qui, au moment de son crime, est atteinte d’un trouble psychique ou neuropsychique ? En déclarant que Kobili Traoré est aussi innocent que l’agneau qui vient de naître, la Cour de cassation ouvre la voie à une jurisprudence qui permettra à ceux qui auront tué, sous l’emprise de l’alcool ou de substances, de demander la relaxe sous prétexte qu’ils étaient « victimes » d’une bouffée délirante aiguë. 

« Le Monde » n’a pas évoqué, à propos de ce jugement, les « heures les plus sombres de notre Histoire », selon sa formule favorite, mais le rapprochement eût été bienvenu. En 1940, à part le seul et admirable Paul Didier, tous les juges prêtèrent serment au maréchal Pétain avant d’appliquer sans sourciller les lois d’exception qui faisaient des juifs des citoyens de second ordre.

Pendant les années 1940, les magistrats français furent souvent à l’image du sinistre André Mornet : président de chambre honoraire à la Cour de cassation, il devint l’un des piliers de la justice de Vichy avant d’être nommé procureur général près la Haute Cour de justice où, à la Libération, il requit, toute honte bue, la peine de mort contre Pétain et Laval ! Sartre n’a rien fait d’autre, après une attitude pour le moins ambiguë sous Vichy, en s’empressant de parader au comité d’épuration après le départ des nazis.

M.Macron avait émis le souhait que l’assassin de Sarah Halimi soit jugé. La Cour de cassation vient de lui faire un bras d’honneur. Mais, à cette occasion, n’a-t-elle pas perdu son honneur ?

 

 

 

Le 21 avril Valeurs Actuels publie une tribune de Généraux tous à la retrait  ou sur le point d'y faire droit.  Grand émoi dans le média et dans le microcosme politique à l'exception, naturlich, de Marine Le Pen qui applaudit et propose l'inscription au RN et vive réaction de la Parly qui va scruter la liste des coupables dans l'espoir malsain de trouver un signataire qui ne soit pas retraité. Après une lecture attentive je ne trouve rien à modifier dans cette déclaration qui relève d'une assez juste perception des dangers, Ô combien avérés de l'insécurité : je cite au-delà des évidences, respect du drapeau et racisme les manifs et leurs excès, 

Délitement qui, avec l’islamisme et les hordes de banlieue, entraîne le détachement de multiples parcelles de la nation pour les transformer en territoires soumis à des dogmes contraires à notre constitution. Or, chaque Français, quelle que soit sa croyance ou sa non-croyance, est partout chez lui dans l’Hexagone ; il ne peut et ne doit exister aucune ville, aucun quartier où les lois de la République ne s’appliquent pas…. 

Et en conclusion le § qui choque et qui  pour dire le moins est inopportun dans l'évocation d'une action de l'armée : 

Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables.

Comme le disait le cardinal Mercier, primat de Belgique : « Quand la prudence est partout, le courage n’est nulle part. » Alors, Mesdames, Messieurs, assez d’atermoiements, l’heure est grave, le travail est colossal ; ne perdez pas de temps et sachez que nous sommes disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation.

Par contre, si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national.

On le voit, il n’est plus temps de tergiverser, sinon, demain la guerre civile mettra un terme à ce chaos croissant, et les morts, dont vous porterez la responsabilité, se compteront par milliers.

 Pour ne pas m'éloigner des mes habitudes, du nettoyage de mon écran et de ma paresse, je joins un papier d'Éric Zemmour, le mal-aimé que j'aime un peu bien qu'il dérape beaucoup. 

Éric Zemmour: «Le courage des généraux en retraite, la peur de Florence Parly»

En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin.» On ne pouvait s’empêcher de songer à cette phrase de Chamfort au vu des réactions outragées à la tribune d’une vingtaine de généraux à la retraite publiée la semaine dernière dans Valeurs actuelles. Cette formule de «généraux à la retraite» rappelait irrésistiblement l’apostrophe du général de Gaulle en réponse au putsch d’Alger de 1961, d’autant plus que - hasard ou nécessité inconsciente? - la parution dans le journal datait du 21 avril, jour anniversaire de ce putsch.

 Même si les intentions des auteurs sont pures et que leur texte a été déposé auprès de l’hebdomadaire une semaine avant, on pourrait poursuivre cette comparaison que fait notre inconscient collectif. Il y a soixante ans, les putschistes voulaient conserver l’Algérie française tandis que le général de Gaulle prônait l’indépendance de l’Algérie pour que, disait-il à Alain Peyrefitte, «mon village ne s’appelle pas Colombey les deux mosquées».

 Il y a trois mosquées aujourd’hui autour de Colombey. Et une guérilla permanente enflamme les banlieues françaises islamisées. Ces généraux à la retraite dénoncent le «laxisme» des politiques dans la lutte contre «l’islamisme» et «les hordes de banlieue», pointant «un certain antiracisme» dont les représentants, «partisans haineux et fanatiques», veulent «la guerre raciale».

Des milliers de civils souhaitent signer cet appel. L’armée n’a jamais été aussi populaire dans le pays. La guérilla dans les banlieues et les crimes du ­djihadisme font qu’une part croissante de l’opinion considère qu’on ne pourra pas échapper à une intervention de ­l’armée pour rétablir l’ordre dans ces banlieues islamisées

Qui peut sérieusement leur donner tort? Qui peut nier leur légitime inquiétude, nourrie par un patriotisme sincère? Quand ils appellent leurs camarades d’active à intervenir «dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national», Jean-Luc Mélenchon veut y voir un appel de «factieux». Quant à Florence Parly, ministre des Armées, elle promet des sanctions tandis que ses services épluchent la liste de noms espérant y trouver un officier qui ne soit pas à la retraite. Ses collègues du gouvernement en profitent pour ranimer le jeu de rôle usé avec Marine Le Pen en épouvantail à moineaux. Tout cela n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

Des milliers de civils souhaitent signer cet appel. L’armée n’a jamais été aussi populaire dans le pays. La guérilla dans les banlieues et les crimes du djihadisme font qu’une part croissante de l’opinion considère qu’on ne pourra pas échapper à une intervention de l’armée pour rétablir l’ordre dans ces banlieues islamisées.

 

Chaque jour, des policiers y sont agressés, caillassés, pris pour cible par des tirs de mortier. Des pompiers, des médecins, des professeurs y sont également attaqués, tandis que des écoles brûlent. L’État ne maîtrise plus le territoire national et ne fait plus régner l’ordre - ce qui est quand même à l’origine de sa légitimité. Nous revenons lentement mais inexorablement à une situation décrite par Hobbes: «La guerre de tous contre tous.»       Figaro du 30 Avril

 10 mai 2021

 Surgit alors une nouvelle tribune écrite peut-être par un groupe d'officiers ou hommes de tout rang ou par un rédacteur évidemment familier du sujet et sans doute conseillé par quelques un des anonymes.

On pourrait en causer mais je suis enclin à lui accorder une certaine authenticité. Enfin et cela devient vite une rumeur certain suggère que le rédacteur anonyme ait rédigé ce manifeste à l'instigation de Marine Le Pen. Le sujet ne m'intéresse plus guère mais par souci de cohérence je vais en extraire quelques extraits comme dans l'épisode précédent en souhaitant que cela en reste là.

 Oui, nos aînés ont raison sur le fond de leur texte, dans sa totalité. Nous voyons la violence dans nos villes et villages. Nous voyons le communautarisme s’installer dans l’espace public, dans le débat public. Nous voyons la haine de la France et de son histoire devenir la norme….   Car cette déchéance, nous l’avons vue dans bien des pays en crise. Elle précède l’effondrement. Elle annonce le chaos et la violence, et contrairement à ce que vous affirmez ici où là, ce chaos et cette violence ne viendront pas d’un « pronunciamiento militaire » mais d’une insurrection civile.

Pour ergoter sur la forme de la tribune de nos aînés au lieu de reconnaître l’évidence de leurs constats, il faut être bien lâche. Pour invoquer un devoir de réserve mal interprété dans le but de faire taire des citoyens français, il faut être bien fourbe.

Pour encourager les cadres dirigeants de l’armée à prendre position et à s’exposer, avant de les sanctionner rageusement dès qu’ils écrivent autre chose que des récits de batailles, il faut être bien pervers.   

Lâcheté, fourberie, perversion : telle n’est pas notre vision de la hiérarchie.

 Oui, si une guerre civile éclate, l’armée maintiendra l’ordre sur son propre sol, parce qu’on le lui demandera. C’est même la définition de la guerre civile. Personne ne peut vouloir une situation aussi terrible, nos aînés pas plus que nous, mais oui, de nouveau, la guerre civile couve en France et vous le savez parfaitement….  Tous nos aînés, ceux qui ont fait de notre pays ce qu’il est, qui ont dessiné son territoire, défendu sa culture, donné ou reçu des ordres dans sa langue, ont-ils combattu pour que vous laissiez la France devenir un État failli, qui remplace son impuissance régalienne de plus en plus patente par une tyrannie brutale contre ceux de ses serviteurs qui veulent encore l’avertir ?   

 Mon souci de cohérence est satisfait et les lecteurs auront eu connaissance suffisante du texte anonyme.

Le ton est agressif au-delà du raisonnable ce qui renforce les doute sur les auteurs du pamphlet. Mais enfin s'ils le pensent ils ont bien le droit de le dire.

Quant à Valeurs actuelles, tous les commentateurs ont estimés que ce journal n'aurait pas du publier un papier anonyme arguant que la déontologie de la profession interdit de publier sans source avérée. Sans doute ont-ils raison mais si le canard n'avait pas transgressé cette règle, nous n'aurions jamais connu ce nouveau manifeste et je n'aurais pas conclu cette histoire

 

 

                                                        

                                          

                                            Pétrole et Cyberattaque 

 

La raffinerie de Houston alimente un réseau de pipelines d'environ  4.500 km avec une dizaine de rameaux représentés sur la carte ci-dessus.

 Le 7 mai une cyberattaque paralyse le long serpent, Colonial est son nom alors que l'agresseur est connu sous celui de DarkSide

Le Naïf qui a réparé et remis en marche un pipeline certes beaucoup plus court dit  qu'il faut un grand nombre de station de pompage sur un aussi long trajet. Il nous faut donc une description plus précise de ce long serpent de sa fonction et de son fonctionnement.

 

Colonial est contrôlé depuis Alpharetta en Géorgie, en 2011 il livre en moyenne à chaque jour 380 000 m3 d'essence, de fioul domestique, de diesel, d'essence aéronautique et d'autres produits pétroliers dans le Sud et l'Est des États-Unis. En 2021, il transporte plus de 380 millions de litres de fioul soit presque 45% des carburants consommés sur la côte Est américaine.

 

Les principales conduites ont un diamètre de 1 000 mm et de 910 mm, une étant affectée au transport de l'essence et la seconde aux autres distillats. Le pipeline rejoint directement les aéroports majeurs sur son trajet. Quinze fermes de réservoirs stockent plus de 4 500 000 m3 d'essence et seraient en mesure de répondre à une demande de 45 jours des communautés locales. Dans les conduites principales, les produits avancent à la vitesse moyenne de 8 km/h. Il faut généralement de 14 à 24 jours pour qu'un lot atteigne le port de New York à partir de Houston, avec une moyenne de 18,5 jours.

 

Voilà, on sait tout, c'est rassurant.

 

Pour DarkSide je m'en remets à Armelle Bohineust, éditorialiste dans mon journal de référence.

 

 Une cyberattaque paralyse un oléoduc aux États-Unis     Armelle Bohineust 10/05/2021

Colonial Pipeline espère rétablir, d’ici «la fin de la semaine» l’essentiel de l’activité de son vaste réseau d’oléoducs qui dessert la côte est des États-Unis. L’une des plus importantes artères énergétiques du pays, a subi vendredi une cyberattaque qui l’a contraint à stopper toutes ses activités. Trois jours plus tard, le groupe qui achemine chaque jour 2,5 millions de barils d’essence et de gazole, soit 45 % de la consommation de la Côte Est, sur 8800 km de tuyaux entre le Texas et le New Jersey n’avait relancé qu’une faible part de son activité.

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D’après le FBI, la cyberattaque a été perpétrée par le groupe criminel DarkSide. Très organisé, celui-ci se garde de cibler, à l’image de certains autres cybergangs, les institutions de l’ex-URSS. «A ce stade, il n’y a pas de preuve de nos services de renseignement montrant que la Russie est impliquée», a indiqué Joe Biden lundi même si des «éléments» montrent toutefois «que (...) le rançongiciel est en Russie».

Apparu à l’été 2020, DarkSide a rapidement «professionnalisé» les attaques et privilégie des cibles dans les pays anglophones. Avant de crypter les données de Colonial Pipeline, il aurait également extrait 100 gigabits de données de ses systèmes d’information rendant ainsi la compagnie victime du phénomène - en plein développement - de la «double extorsion». Pour augmenter leurs moyens de pression, les cybercriminels ne se contentent plus en effet de chiffrer les données, ils menacent de divulguer ou de vendre les informations les plus sensibles au plus offrant.

DarkSide fait partie de ces gangs qui demandent des sommes de plus en plus élevées pour s’engager à ne pas publier les contenus dérobés. Sans confirmer qu’il était à l’origine de l’attaque, le cybergang a indiqué lundi sur son site, dans la rubrique «Dernières nouvelles», que « (son) objectif est de gagner de l’argent et non de créer des problèmes pour la société». DarkSide a par ailleurs déclaré que ses hackers effectueraient des contrôles sur les autres cybercriminels «pour éviter dans le futur des conséquences sociales».

 

Pour l’aider à contrer l’attaque et évaluer l’étendue des dégâts, Colonial Pipeline a fait appel à l’entreprise de cybersécurité FireEye. Il s’agit notamment de s’assurer que les vulnérabilités du système informatique ont été toutes maîtrisées et que les attaquants n’ont pas laissé d’autres pièges ou des «portes dérobées» derrière eux. Selon la sophistication de l’attaque, ce processus peut prendre de plusieurs jours à plusieurs semaines.

Pour la secrétaire américaine au Commerce, la réparation du réseau est «une priorité absolue» de l’Administration Biden. «Tout le monde est sur le pont. Nous travaillons étroitement avec la compagnie afin d’éviter des perturbations», a précisé Gina Raimondo alors que le FBI et d’autres agences gouvernementales collaborent avec des opérateurs privés pour venir à bout de cette attaque.

Attaque très perturbatrice

Les experts, à commencer par l’American Automobile Association, estiment que si la panne dépasse quatre ou cinq jours, l’impact sera important sur les approvisionnements régionaux, en particulier dans le Sud-Est. «Il pourrait s’agir de l’attaque de rançon numérique la plus percutante de l’histoire, une cybercatastrophe se transformant en catastrophe réelle», estime Andrew Rubin, cofondateur de la société de cybersécurité Illumio.

Cette attaque devrait inciter à renforcer la protection des infrastructures énergétiques critiques, note le sénateur républicain Bill Cassidy, élu de Louisiane qui siège au Comité de l’énergie. En avril, l’Administration Biden avait d’ailleurs annoncé un plan de cent jours pour protéger la chaîne d’approvisionnement du système électrique.

En attendant, la situation est délicate. Le gouvernement a pris une mesure d’urgence pour permettre aux chauffeurs routiers de dix-sept États de travailler au-delà des horaires légaux, qui sont limités à onze heures de conduite par jour. Toutefois, plus du quart des chauffeurs de camions-citernes ont été mis hors service par l’épidémie de Covid.

Craignant une pénurie d’essence, de nombreux automobilistes se sont rués mardi à la pompe dans certaines zones de la côte est. Autour des grandes villes de Caroline du Nord, Atlanta, Raleigh et Charlotte, environ 30% des stations étaient à court d’essence dans la soirée, selon le site spécialisé dans le suivi des prix de l’essence GasBuddy. Dans l’ensemble de l’Etat, plus de 10% des stations étaient à sec, selon la même source. La situation était aussi tendue en Virginie (8%), Géorgie (6,9%) et Caroline du Sud (4,7%). Le prix moyen dans le pays d’un gallon d’essence (3,79 litres) était, lui, à 2,99 dollars, «son plus haut niveau depuis 2018», affirme GasBuddy.

 

L’Administration Biden pourrait prendre d’autres mesures temporaires, en réquisitionnant par exemple des navires américains pour transporter du carburant d’un port à l’autre, comme cela s’est fait après des ouragans et d’autres catastrophes, pointe l’agence Bloomberg. C’est en tout cas une mesure adoptée par le raffineur Valero Energy. Il a affrété un pétrolier pour stocker en mer le carburant qu’il ne peut envoyer dans le «pipe» de Colonial.

Première conséquence concrète, lundi, la compagnie aérienne American Airlines, avait annoncé avoir ajouté des escales à deux de ses vols long-courrier, faute de pouvoir emporter suffisamment de kérozène. Ainsi, les passagers d’un vol Charlotte (Caroline du Nord)- Honolulu (Hawaï) ont été contraints de débarquer à Dallas (Texas) pour changer d’appareil, et un autre vol Charlotte-Londres à dû s’arrêter pour faire le plein à Boston (Massachussets) avant de rejoindre le vieux continent, alors que c’était un vol direct. Dans ce contexte fébrile, le cours du brut texan avait grimpé de 1 dollar avant de retomber, autour de 64 dollars, son niveau de vendredi

 

Mais tout espoir n'est pas perdu. Cependant il confirme que DarkSide n'à pas été neutralisé et dit que des moyens pour palier l'arrêt du système ont été mis en œuvre et que certains dépôts restent accessibles

Colonial Pipeline redémarre son oléoduc     William Plummer   13/05/2021

Colonial Pipeline, l'opérateur de l'immense oléoduc américain à l'arrêt depuis le week-end dernier après une cyberattaque, a recommencé jeudi à livrer de l'essence dans la majorité de ses terminaux. « Colonial Pipeline a fait des progrès substantiels dans le redémarrage du réseau de pipelines et nous pouvons dire que la livraison des produits a commencé sur la majorité des marchés que nous desservons », a indiqué la compagnie dans un communiqué.

 Il rappelle puis confirme.

 Le réseau d'oléoducs de 8 800 kilomètres, le plus important des États-Unis pour les produits raffinés, dessert toute la côte est américaine ; il transporte 45 % de l'essence, du diesel et du kérosène américains depuis les raffineries du golfe du Mexique vers New York. La panique qui a saisi les automobilistes, provoquant des files d'attente dans les stations-service et des pénuries dans plusieurs villes, commençait à se résorber « quelque peu » ce jeudi, mais l'approvisionnement normal des stations d'essence risque de prendre « plusieurs semaines », selon Patrick De Haan, analyste du site spécialisé GasBuddy.

La Maison-Blanche, de son côté, a annoncé mercredi soir avoir levé des restrictions imposées par une loi appelée Jones Act pour aplanir les difficultés actuelles. Cette loi, qui empêche le transport de carburant par des bateaux non américains, a ainsi été «temporairement suspendue » pour permettre des transferts additionnels entre le golfe du Mexique et les ports de la côte est. À la suite de cet incident, le prix moyen de l'essence à la pompe a grimpé au-dessus des 3 dollars le gallon (3,79 litres) pour la première fois depuis 2014, selon l'association automobile AAA.

Cet événement « est une sonnette d'alarme sur le fait que de n'importe où dans le monde des instigateurs peuvent nous toucher ici, chez nous, alors que nos lois et nos régulations n'ont pas été écrites pour l'ère cybernétique », a affirmé le ministre des transports, Pete Buttigieg, jeudi. Selon la police fédérale américaine, cette cyberattaque, qui a utilisé un rançongiciel, ou ransomware, a été menée par le groupe criminel DarkSide.

Mercredi, le président Joe Biden a signé un décret pour améliorer la cybersécurité aux États-Unis.

Allons tant mieux si Biden a signé un décret Colonial est sauvé !

 

L'affaire est donc loin d'être terminée et pour l'heure…

 

Il faut s'y soumettre