23 septembre 2020

Le Patient Objet

  Attente et énervement  Sous le parapluie financier de la Sécu Soc qui met tout les patients à l'abri des coûts personnels et assure le profit d'autres qui jouent un manège orchestré et cadencé au rythme des agendas des marionnettistes, les Médecins spécialisés. Un bref, enfin pas si bref que ça, épisode de ma vie de patient objet.  Mi-juillet pour le renouvellement d'une prescription reconductible, après l'examen de routine que le généraliste pratique en début de consultation et plus particulièrement après une... [Lire la suite]
Posté par Dufourmantelle à 18:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
05 juin 2020

Julien, la Musique et les Femmes

Je ne sais si ma boite à chaussure contient encore beaucoup de messages ou de carnets jaunis. Le dernier carnet est confus dans son texte emberlificoté et d'une calligraphie presqu'illisible ce qui me conduit tel le scribe ancien à copier ce texte qui, je crois, gagnerait à être lu. C'est la démarche inverse de ce besoin de passer de la parole à l'écrit duquel sont nés les signes des hommes très anciens puis les mots puis les langues. De sorte que le lecteur du Naïf peut profiter de sa copie du carnet jauni. Mais, je m'égare. ... [Lire la suite]
Posté par Dufourmantelle à 16:36 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
04 juin 2020

Julien, la Musique et les Femmes (2)

Mes gestes maladroits me préviennent de collecter dans un même mouvement toutes les pages du carnet jauni. Mon Dieu, v'la typas que je parle comme le monsieur du carnet jauni. Je trouve d'autres feuillets. L'écriture est moins confuse et en lisant les premières lignes je comprends que le style de ces nouvelles pages sera différent : Julien raconte. Curieux monologue-dialogue avec un ami présent—absent. Tiens quelle surprise ! Je suis ravi de vous retrouver ici. Quel changement depuis notre dernière conversation. Dans ce campement où... [Lire la suite]
Posté par Dufourmantelle à 09:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 mai 2020

La vie en post-it

  Bernard repensait au titre d'un récit lu il y a bien longtemps : Un homme se penche sur son passé. De ce livre, il n'avait guère retenu que le titre; à peine se souvenait-il que l'auteur était canadien et que… et puis rien. Bernard avait retenu ce titre, le nom de l'auteur mais rien d'autre ne lui revenait en mémoire. Canadien, il devait y avoir des histoires de forêts, de rivière et peut-être confondait-il avec un autre livre d'un autre canadien. Alors pour celui-là il avait oublié le nom du livre et celui de l'auteur. Il ne... [Lire la suite]
Posté par Dufourmantelle à 10:53 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,
17 mai 2020

L’indifférent honteux

En rangeant de vieilles photos, je découvre un papier visiblement assez ancien que je n’avais jamais vu auparavant. Que fait-il dans mes boites à chaussures pleines d’images du passé ? Et que veut dire cette histoire sans histoire ? Sans queue ni tête. Cependant, l’ayant lu et y trouvant certaines correspondances, je lui donne un titre. Tout en me demandant, pourquoi ce texte dans mes carnets ? Si un lecteur trouvait ce texte inutile et hors de propos, qu'il sache que je partage entièrement cette opinion.    ... [Lire la suite]
Posté par Dufourmantelle à 09:53 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
13 septembre 2017

Proust, Y’en a marre !

  Je sais ce qu’est un écrivain. C’est celui qui, lorsque vous le lisez, vous fait, à chaque phrase regretter de ne pas avoir écrit cette chose-là, avant lui. C’est celui qui à chaque phrase parle de vous et vous parle  chaque phrase, par la puissance du verbe, il fait naître l’universel du terreau de votre médiocrité et votre humanité de son humus. Il vous fait Napoléon, vous êtes à Azincourt avec Richard, vous plongez avec Nemo, vous tendez la gourde au blessé espagnol et vous mourrez avec le dormeur du val. Il est eux... [Lire la suite]
Posté par Dufourmantelle à 10:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
10 mai 2017

Le Naïf

    Toute ma vie, j’ai entretenu avec l’écriture une relation difficile. Alors qu’il m’était assez facile de « dire les choses », le « dire sur la feuille blanche » –crainte et respect mélangés- me paraissait constituer une démarche délicate, à laquelle j’attachais sans doute trop d’importance, que je sacralisais en quelque sorte. On appelle cela le vertige de… Le drame absolu fut à la fin des études secondaires les épreuves littéraires du baccalauréat : les examinateurs surpris, non par... [Lire la suite]
Posté par Dufourmantelle à 11:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]